Planisware va enfin rejoindre la Bourse de Paris
Cette fois devrait être la bonne. Six mois après avoir vu son projet d’introduction en Bourse percuté par l’attaque du Hamas en Israël, Planisware s’apprête à rejoindre la cote parisienne pour de bon.
Le 16 avril, l'éditeur de logiciels a annoncé le lancement d’une offre de 241 millions d’euros réservée aux investisseurs institutionnels. Olhada, la holding des fondateurs, Ardian et ainsi que des managers de l’entreprise céderont 15 millions d’actions. Une option de surallocation de 2,26 millions de titres est également prévue et pourrait porter la taille de l’offre à plus de 277 millions d’euros.
Quatre investisseurs institutionnels se sont engagés à participer à hauteur de 100 millions d’euros. CDC Tech Premium, une sicav de la Caisse des Dépôts, DNCA Finance, Invesco AM et T. Rowe Price International mettront chacun 25 millions d’euros. À l’issue de l’opération, les fondateurs resteront majoritaires au capital.
Offre souscrite
Sans doute échaudé par le renoncement d’octobre dernier, Planisware opte pour une introduction express. Le groupe met à profit la récente évolution de la réglementation décidée par l’Autorité des marchés financiers (AMF) qui libère les candidats à la Bourse de l’obligation de proposer des titres aux investisseurs particuliers et compte boucler l’opération en deux jours. Un calendrier qui devrait être tenu puisque le 16 avril à 8h30, la société a indiqué que l’ensemble de l’offre, y compris l’option de surallocation, était couverte. L’action fera ses premiers pas sur Euronext Paris ce jeudi 18 avril sous la forme de promesses d’actions.
Pour maximiser les chances de débuts boursiers réussis, les actionnaires acceptent un prix de cession raisonnable, fixé à 16 euros par action. A ce niveau, il valorise Planisware 1,11 milliard d’euros, en bas de la fourchette de 1,1 à 1,25 milliard envisagée à l’automne dernier.
BNP Paribas et Citigroup agissent en tant que coordinateurs globaux et teneurs de livre associés. BofA Securities Europe SA et Berenberg Bank agissent en tant que teneurs de livre associés. Rothschild & Co est conseil de la société sur l’opération.
A lire aussi : Planisware vise toujours une entrée en Bourse
Plus d'articles du même thème
-
Infineon déçoit sur ses marges malgré un chiffre d'affaires record
Porté par la demande de puces d'alimentation pour les centres de données d'intelligence artificielle, le fabricant allemand de semi-conducteurs a dépassé les attentes sur son chiffre d'affaires trimestriel. Mais la marge visée pour le trimestre en cours ressort sous le consensus des analystes. -
Capgemini relève sa prévision de croissance pour 2026 après un bon semestre
Porté par un chiffre d'affaires en hausse sur les six premiers mois de l'année, le groupe de services numériques table désormais sur une croissance de 8,5% à 9% pour 2026, contre 6,5% à 8,5% précédemment. -
Sopra Steria et Alten rassurent les investisseurs sur la menace IA
Les deux spécialistes du conseil et des services informatiques ont relevé leurs objectifs de croissance. Ils rebondissent nettement en Bourse alors que l’impact du développement de l’intelligence artificielle sur leurs activités inquiétait les investisseurs.
ETF à la Une
Fineco AM lance trois ETF Ucits avec Amundi
- La Société Générale affiche une forme olympique avant un nouveau plan à trois ans
- La Société Générale augmente sa cible de rentabilité et va racheter 1,5 milliard d'euros d'actions
- L’IA irrigue la croissance des entreprises du CAC 40
- Boeing obtient enfin un précieux sésame sur le 737 Max
- Xavier Niel entre au capital d'Edenred
Contenu de nos partenaires
-
InfluencePrésidentielle : faut-il avoir peur d'Elon Musk ?
A neuf mois de l'élection, l’ombre d’un réseau social X partisan et opaque plane sur la présidentielle française tandis que la justice française enquête sur ses soupçons d'ingérence de la plateforme appartenant au milliardaire américain -
Dans le Michigan, une victoire aigre-douce pour l'aile progressiste démocrate
Abdul El-Sayed a remporté la primaire démocrate pour le Sénat dans le Michigan. Une victoire symbolique pour le camp progressiste face à l'establishment, mais son score très serré expose aussi ses faiblesses -
EditoProjet polémique de l’Assemblée nationale : quel piètre sens du timing !
Ce nouvel ensemble est-il trop moderne, le montant des travaux est-il trop élevé ? Deux questions légitimes, mais pas autant que celle-ci par les temps qui courent : est-ce vraiment prioritaire ?