Planisware reporte «sine die» son entrée en Bourse
Déception. L’éditeur de logiciels Planisware a annoncé mercredi qu’il renonçait pour le moment à se coter à Paris «en raison de conditions de marchés difficiles». La société devait dévoiler son prix d’introduction mercredi pour une première cotation jeudi. Si le book était largement couvert à 16 euros, bas de la fourchette, la société a sans doute craint que l’action ne chute lors de la première cotation. En l’absence d’urgence, la prudence l’a emporté.
Tous les voyants étaient pourtant au vert lors de l’annonce de l’opération au début du mois : business model solide, forte croissance du chiffre d’affaires (+19,5% attendus en 2023 et en 2024) et rentabilité élevée (marge d’Ebitda de 31% en 2022 et attendue à 35% en 2026).
Planisware, qui n’a pas besoin de lever de capitaux, est resté raisonnable dans sa valorisation. Les actions étaient offertes dans une fourchette de prix de 16 euros à 18 euros. Soit une capitalisation boursière théorique de 1,1 à 1,25 milliard d’euros, valorisant au plus haut la société sur un multiple de plus de 25 fois son excédent brut d’exploitation (Ebitda) ajusté attendu en 2023, contre 32 fois pour son concurrent allemand Atoss.
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Fenêtre refermée
Las. La guerre au Proche-Orient a ébranlé les marchés financiers et la confiance des investisseurs. Cette cotation devait pourtant réveiller – enfin – le marché des introductions en Bourse à Paris. «Depuis l’annonce de notre intention de nous introduire en Bourse, nous avons été constamment encouragés par le niveau d’engagement et d’intérêt que les investisseurs ont manifesté pour notre IPO. L’environnement de marché s’est récemment détérioré, incitant les investisseurs à la plus grande prudence, a déclaré Pierre Demonsant, co-fondateur et président de Planisware dans un communiqué. Avec nos actionnaires et tous nos employés mobilisés à nos côtés, nous avons choisi de reporter notre projet d’introduction en Bourse. Nous restons résolument engagés dans la poursuite de nos objectifs et de notre histoire de croissance et de création de valeur. »
A l’occasion de cette cotation, Ardian devait proposer la majorité de ses titres au marché. Sa participation au capital devait tomber de 19,6% à 4,6%. En revanche, la CDC avait annoncé son arrivée, en comptant investir 25 millions d’euros, soit environ 2% du capital.
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