L’inflation se stabilise à un niveau élevé au Royaume-Uni
Les prix à la consommation au Royaume-Uni ont augmenté en mai de 8,7% sur un an, comme en avril, selon les données publiées mercredi par l’Office national de la statistique (ONS).
Les économistes interrogés par le Wall Street Journal (WSJ) tablaient sur un ralentissement de l’inflation globale à 8,4% sur un an pour le mois de mai.
Sur un mois, les prix à la consommation ont augmenté de 0,7% en mai, après une hausse de 1,2% en avril, alors que les économistes interrogés par le WSJ tablaient sur une inflation de 0,4% seulement.
Supérieure à la zone euro
L’inflation de base, qui exclut les catégories volatiles de l’alimentation et de l'énergie, a accéléré à 7,1% en mai, son niveau le plus élevé depuis mars 1992, par rapport à 6,8% en avril. Sur un mois, elle a atteint 0,8%. Les économistes anticipaient une inflation de base de 6,8% sur un an et de 0,4% sur un mois.
La hausse des prix dans le pays affiche un rythme nettement supérieur à celui observé dans la zone euro où l’inflation est ressortie à 6,1% en mai, l’indice de base augmentant de 5,3%.
De quoi mettre la pression sur la Banque d’Angleterre (BoE) qui tient sa réunion ce 22 juin. Le rendement de l’obligation souveraine britannique à dix ans a grimpé de 10 points de base mercredi matin, à 4,46%.
L’inflation de base est particulièrement surveillée par la BoE, qui devrait poursuivre son cycle de relèvement des taux jeudi. Avant la publication de l’indice des prix à la consommation, les économistes s’attendaient à ce que la banque britannique relève son taux directeur de 25 points de base, à 4,75%.
La banque centrale britannique anticipe un recul de l’inflation autour de 5% d’ici à la fin de l’année, sous l’effet de la baisse des prix de l'énergie. Un tel taux resterait cependant nettement supérieur à l’objectif de 2% de la BoE.
A lire aussi : La solidité de l’emploi britannique fait bondir les taux
Plus d'articles du même thème
-
Donald Trump prolonge sa guerre commerciale
L’administration américaine a instauré de nouveaux droits de douane de 10% ou 12,5% au nom de l’article 301 du Trade Act contre le travail forcé. Un cadre juridique qui inscrit la guerre tarifaire dans la durée. -
La BCE suit la boussole des marchés
La banque centrale joue la montre avant une très probable hausse de taux en septembre, le temps d’avoir les données pour la justifier. Le Conseil des gouverneurs donne cependant l’impression de se satisfaire de voir les marchés anticiper, voire guider ses décisions. Malgré des taux à 10 ans au plus haut depuis longtemps. -
La BCE préfère temporiser avant une éventuelle nouvelle hausse de taux en septembre
La banque centrale laisse son principal taux directeur à 2,25% en dépit du récent rebond du prix du pétrole.
ETF à la Une
Amundi met en place deux ETF sur les puces mémoire et les centres de données
- La BFI de Bred Banque Populaire veut tout avoir d’une grande
- Tiré par sa banque d'investissement, BNP Paribas annonce des profits en forte hausse
- Les marchés se préparent à un discours ferme de la BCE
- Les taux français à 10 ans passent la barre des 4%
- Olivier Gavalda succède à Daniel Baal à la Fédération bancaire française
Contenu de nos partenaires
-
SpaceX : premier vol d’essai réussi pour la mégafusée Starship depuis l’entrée en Bourse du groupe
La mégafusée Starship a mené vendredi un vol d'essai réussi, le premier depuis l'introduction en Bourse de SpaceX en juin. Le lanceur doit notamment jouer un rôle central dans le programme lunaire Artémis de la Nasa -
Ukraine : ce que la nomination du général Mykhaïlo Drapaty à la tête de l'armée peut changer
Connu pour son image de réformateur, Mykhaïlo Drapaty, 43 ans, succède à Oleksandr Syrsky à la tête des forces armées ukrainiennes. Une nomination porteuse d'espoir en Ukraine, mais qui s'accompagne d'attentes considérables -
Guerre au Moyen-Orient : Donald Trump menace d'intensifier les frappes contre l'Iran
Donald Trump a menacé dans la nuit de vendredi à samedi d'intensifier les frappes contre l'Iran, après avoir déjà averti vouloir saisir les avoirs iraniens gelés pour indemniser les navires touchés dans le Golfe. Téhéran multiplie les mises en garde, tandis que le conflit s'étend désormais à la mer Rouge