BNP Paribas s’en tiendra à des augmentations individuelles en 2026
Comme cette année, BNP Paribas n’accordera pas d’augmentations collectives à ses salariés en 2026. La direction de la banque, la CFDT et SNB/CFE-CGC, viennent de signer l’accord portant sur les négociations annuelles obligatoires (NAO).
«La direction et les organisations syndicales représentatives sont parvenues à un accord qui va permettre la mise en place d’un ensemble de mesures», indique BNP Paribas à L’Agefi. Celles-ci prévoient «une prime de partage de la valeur bénéficiant à plus de 87% des collaborateurs», «une augmentation de la part de la cotisation à la mutuelle prise en charge par l’entreprise» et une hausse du budget consacré aux augmentations individuelles qui est porté «à 2% de la masse salariale».
Un budget de 5 millions d’euros sera par ailleurs dédié «aux mesures en faveur de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes», indique la banque.
Dans le détail, la prime de partage de la valeur s’élèvera à 1.300 euros pour les salariés dont la rémunération globale ne dépasse pas 60.000 euros par an et 1.000 euros pour un revenu compris entre 60.000 et 100.000 euros. Elle sera versée en février 2026. Concernant la mutuelle, la cotisation patronale est portée de 56,6% à 69% en moyenne.
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Mieux qu’en 2025
Ces mesures constituent une légère amélioration par rapport à 2025. Les NAO au titre de cette année avaient abouti à une prime comprise entre 900 et 1.200 euros et à une enveloppe pour les augmentations annuelles représentant 1,8% de la masse salariale.
Dans un tract, la CFDT se félicite de ces revalorisations tout en reconnaissant qu’elle espérait une prime d’un montant plus élevé «au bénéfice de plus de salariés» via une hausse du seuil du premier niveau et la levée du plafond de 100.000 euros. Le syndicat regrette également l’absence d’augmentation collective, une demande «catégoriquement refusée aujourd’hui par la direction générale».
Ces mesures pourraient donner le ton pour les autres grandes banques françaises, dont les négociations se tiendront d’ici la fin de l’année. Elles s’annoncent particulièrement tendues à la Société Générale, où plusieurs syndicats sont vent debout contre le projet de la direction de réduire le télétravail dans la banque.
En 2025, ni BNP Paribas, ni la Société Générale ni les caisses du Crédit Agricole n’avaient accordé d’augmentations collectives à leurs salariés. BPCE avait de son côté octroyé des hausses comprises entre 0,6% et 1% pour les salaires inférieurs à 80.000 euros. Crédit Mutuel Alliance Fédérale avait de son côté accordé une augmentation de 1,5%.
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