La vidéo du jour : Les Français acceptent un peu plus de risque dans leur épargne
On dit souvent que les Français sont des fourmis, qu’ils épargnent de plus en plus et qu’ils n’aiment guère le risque. Cela est vrai.
Mais leur comportement change néanmoins, comme le montre une souscription croissante de produits d’assurance vie faisant la part belle aux actions.
Avec l’immobilier, l’assurance vie reste le vecteur privilégié de l’investissement des particuliers en France.
Les chiffres de la Fédération de l’assurance montrent que sur les 11 premiers mois de l’année, la collecte nette atteint 16,8 milliards d’euros tandis que celle du Livret A stagne peu ou prou.
Le phénomène nouveau est que les trois quarts de cette collecte ont été réalisés sous forme de contrats en unités de compte, c’est-à-dire investis en actifs diversifiés dont des actions. Depuis un an, ces souscriptions ont augmenté de 29%, celles en produits obligataires reculant de 10%.
La baisse des taux a été intégrée et influe sur leur allocation d’épargne, surtout depuis l’été.
Le mouvement n’en étant qu’à son début, le stock d’assurance vie reste cependant aux 4/5 investis en fonds euros.
Il est vrai qu’à plus de 1.600 milliards, il est d’une telle taille qu’il faudra des années avant d’en modifier substantiellement la structure.
Cette réappréciation récente du risque n’empêche pas les Français de demeurer prudents globalement.
Eux dont l’épargne pourrait dépasser 100 milliards cette année, selon la Banque de France, continuent à alimenter puissamment leur épargne à vue.
Cette année encore, 30 milliards d’épargne seront placés sur leurs comptes courants, sans rémunération donc.
La liquidité demeure prisée, preuve que la crainte de devoir faire face à une dépense imprévue reste dominante dans leur esprit.
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