La vidéo du jour : La BCE tient bien en main les marchés de taux européens
Les Oracles qui annonçaient la fin de l’ère de taux bas vont devoir patienter encore un peu pour voir leur prévision se réaliser, au moins en Europe.
Car après le coup de chauffe de l’automne, la baisse des taux est repartie cet hiver, les ramenant en ce début d’année à leur niveau d’avant l’élection de Donald Trump.
Preuve que la BCE, en éloignant l’horizon de ses rachats d’actifs, a regagné depuis un mois son influence sur les marchés de l’euro.
Leur référence absolue, le rendement du Bund allemand à 10 ans, est repassé il y a quelques jours en dessous de 0,2%, à 0,17% hier, soit une division par plus de deux depuis mi-décembre. Il est exactement au niveau qui était le sien lors du scrutin américain.
Les rendements des dettes des autres états européens ont suivi mais avec moins d’ampleur. C’est vrai de la dette française, mais aussi de celle de l’Espagne et même de l’Italie qui ne paraît pas gênée par son problème bancaire toujours pas réglé.
Seule exception à cette embellie, le Portugal. Les taux n’y ont guère plus baissé que les taux américains qui eux restent voisins de 2,5% à 10 ans, tout près de leur sommet de décembre.
Du coup, emprunter de l’euro à taux faible pour acheter du dollar bien rémunéré est tentant. Une partie de l’explication de la baisse de l’euro, repassé sous le seuil de 1,05 dollar hier, est là.
Certes, les facteurs qui ont poussé récemment à la hausse des taux n’ont pas disparu : le risque géopolitique en premier lieu, toujours fort en Europe, et l’affermissement, lent mais réel, de l’activité sur le Vieux Continent.
Reste que ces pressions à la baisse des taux montrent que la récente remontée de certains taux, immobiliers notamment, ne devrait pas aller trop loin.
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