Les avocats comptent lancer une plateforme de consultation en ligne
Face au développement des start up du droit, nous ne sommes plus en réaction mais dans la proaction. Aujourd’hui, nous nous devons de nous approprier la clientèle qui renonce à pénétrer dans le cabinet d’un avocat parce qu’elle pense, à tort, que cette prestation sera chère ou qu’elle ne doit correspondre qu’à une activité judiciaire.
Il est donc impératif de créer un outil qui concilie ce besoin de droit avec la réactivité attendue des avocats.
A cette occasion, la création d’une plateforme de consultation en ligne des avocats doit mettre en avant la valeur ajoutée de l’avocat : un conseil qui sera donné dans le cadre de la problématique rencontrée : à la différence des autres plateformes souvent mises en place par « des braconniers du droit ou sociétés commerciales » le conseil sera délivré par un avocat dont on sera assuré d’être en ligne avec un professionnel dans le respect de sa déontologie, de son secret professionnel et assuré.
Les avocats ne doivent pas devenir des sous-traitants de sociétés commerciales imposant leur méthode et leur tarif.
Le Conseil National des Barreaux a donc décidé de mettre en place à disposition de tous une plateforme de consultation en ligne qui permettra d’accéder à un avocat inscrit à un Barreau pour inciter le particulier, le citoyen ou tout autre personne intéressée à obtenir le conseil qu’il souhaite pour un problème qu’il rencontre au tarif qui sera librement déterminé, comme s’il avait accès à un cabinet d’avocat.
Il s’agit de permettre la recherche sécurisée d’un avocat. C’est une priorité de la mandature du CNB et de la Commission Exercice du Droit, notamment.
Cette dernière combat les tentatives faites par des tiers de s’emparer de l’Internet par le biais de plateformes pour exercer une profession réglementée et les décisions de justice favorables se multiplient.
La profession est opposée à la mise en place d’une notation des avocats contraire à sa déontologie, à l’intérêt collectif de la profession et dont les critères ne sont pas définis.
La Cour d’Appel de Paris a rendu un arrêt conforme à cette position le 18 décembre dernier.
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