Les actions ont retrouvé leurs plus hauts historiques alors que le risque de récession s’est éloigné. L’Europe a surperformé le marché américain. Mais l’environnement reste incertain. La nouvelle vision du monde, imposée par Donald Trump, se reflète dans les taux et les devises.
Les données sur le crédit restent acceptables par rapport aux normes récentes, mais sont mitigées. La croissance annuelle des prêts aux entreprises a légèrement reculé, celle des prêts aux ménages a ralenti.
Les indices PMI de juin montrent une amélioration mais le secteur manufacturier reste en contraction. La Chine bénéficie des restockages avant la mise en place des droits de douane. Davantage de stimulus budgétaire est nécessaire, mais pas certain.
Le secrétaire au Trésor américain a annoncé un accord afin d’exclure les multinationales américaines de l'impôt minimum mondial de 15% négocié par 140 pays de l’OCDE en 2021. Un détricotage en règle de la seule vraie mesure applicable de cette convention fiscale.
L'indice de base a augmenté de 2,7%, soit légèrement plus que ce qu'anticipaient les économistes. Les dépenses des ménages se sont repliées sur un mois.
La hausse des prix dans l'Hexagone, tirée par les services, a atteint 0,9% en juin. En données harmonisées pour une comparaison européenne, elle ressort à 0,8%.
Les matières premières et l’énergie affichent une légère progression après un début d’année encore volatil. Mais les écarts sont importants entre l’or, qui brille, et le pétrole, qui continue de sombrer.
Les Etats-Unis et la Chine se sont entendus sur la levée de certaines restrictions alors que l’Union européenne a reçu les propositions américaines en matière de droits de douane. La date butoir du 8 juillet pourrait en outre être repoussée.
Les soubresauts géopolitiques masquent provisoirement un excès d’offre d'or noir qui pourrait ramener le prix du baril sous les 50 dollars dans quelques trimestres.
Le métal précieux a atteint un record de 3.500 dollars l’once en pleine dispute commerciale. Il plafonne mais se maintient au plus haut. Ses perspectives restent intactes compte tenu des incertitudes macroéconomiques, de la méfiance vis-à-vis du dollar et des risques géopolitiques.
Entre hausse de production, chute du dollar et rééquilibrage des flux commerciaux, il n’est pas sûr que les produits agricoles souffrent énormément des tarifs douaniers réciproques imposés par les Etats-Unis et la Chine.
Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a indiqué aux élus républicains qu'ils pouvaient supprimer cette section 899 du projet de loi budgétaire. En échange, les Etats-Unis auraient obtenu de sortir de l'accord de l'OCDE sur l’impôt minimal mondial des multinationales.
La nomination imminente du successeur de Jerome Powell a été démentie par la Maison-Blanche. Mais le dollar a accentué son repli, notamment face à l'euro. D'autres éléments, comme la macroéconomie, expliquent la glissade du billet vert.
Le conseil d’administration de la banque centrale américaine a voté mercredi, à cinq voix contre deux, sa proposition pour réduire l’exigence de levier «renforcée» (eSLR) spécifique aux banques systémiques. Elle serait ramenée de 5% à une fourchette de 3,5%-4,5%. L’idée ? Que cette exigence continue à servir de «filet de sécurité» en complément de l’exigence de fonds propres fondée sur les risques, sans être bloquante pour l’intermédiation du marché des bons du Trésor.
La hausse, à 5% du PIB, de l’objectif des dépenses de défense, actée par l’alliance cette semaine, va compliquer la situation budgétaire des pays les plus fragiles, d’autant que le gain sur la croissance prendra du temps. Même l’Allemagne, qui a de la marge budgétaire, subira la pression du marché sur le coût de sa dette.
Les banques centrales, fonds de pension publics et fonds souverains sondés par l’OMFIF mesurent les conséquences de la guerre douanière et du climat politique mondial sur leurs allocations.
La plupart des pays européens et le Canada devraient porter leurs budgets directement liés à la défense à 3,5% du PIB en 2035 et à 5% en incluant des dépenses plus générales de protection des infrastructures et de cybersécurité.
La Banque des règlements internationaux a expliqué, arguments à l’appui, pourquoi le stablecoin ne répond pas aux critères qui pourraient en faire une véritable monnaie. En revanche, l’institution admet que les jetons numériques sur les dépôts, sur les réserves de banques centrales et sur les emprunts d’Etat pourraient amener des changements profonds du système financier.
La proposition de révision présentée mardi 17 juin a été plutôt bien accueillie par l’industrie, notamment pour les efforts consentis sur les règles prudentielles, qui peuvent parfois manquer de cohérence. Les deux principales modifications ciblées permettraient d’ajuster un peu mieux la sensibilité des ratios aux risques réels.
L'irrésistible essor de ce financement par des acteurs non bancaires aboutit paradoxalement à ce que ces non-banques deviennent des «banques de troisième rang» ayant accès, sous certaines conditions de sécurité, aux banques elles-mêmes pour les financer. Un tel développement nécessite une grande vigilance des régulateurs chargés de la stabilité financière, prévient Vivien Levy-Garboua.
La désescalade entre l’Etat hébreu et la République islamique profite aux marchés alors que le cours de l’or noir abandonne l’essentiel de ses gains des derniers jours.