Le moral des ménages américains s’est encore dégradé depuis le début du mois de novembre pour tomber à son plus bas niveau depuis dix ans, montrent vendredi les premiers résultats de l’enquête mensuelle de l’Université du Michigan. Son indice de confiance a reculé à 66,8 après 71,7 en octobre, au plus bas depuis novembre 2011, alors que les économistes et analystes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un chiffre en légère hausse, à 72,4.
Les divergences entre Londres et Bruxelles restent «particulièrement profondes» dans les discussions sur l’Irlande du Nord, et le Royaume-Uni ne compte rien lâcher tant qu’il lui restera une marge de manoeuvre, a déclaré, mercredi à la Chambre des Lords, le ministre britannique chargé du Brexit, David Frost. Il évoque «des pistes qui n’ont pas encore été explorées sérieusement dans le cadre des discussions». A ses yeux, les avancées ne sont pas assez rapides malgré la reprise d’un dialogue.
Le président italien Sergio Mattarella a étouffé les spéculations selon lesquelles il pourrait rester pour un second mandat, laissant le Premier ministre Mario Draghi devenir le principal candidat au poste pour le début de l’année prochaine.
La Commission européenne a relevé jeudi sa prévision de croissance pour la zone euro cette année et prévoit une réduction progressive du déficit budgétaire et de la dette publique à partir de 2022. Elle anticipe désormais une hausse de 5% du produit intérieur brut (PIB) des 19 pays ayant adopté la monnaie unique, contre 4,8% prévu en juillet, puis une croissance de 4,3% en 2022 et de 2,4% en 2023. L’inflation devrait atteindre 2,4% cette année, après 0,3% en 2020, avant de ralentir à 2,2% en 2022 puis à 1,4% en 2023. Le déficit budgétaire agrégé serait ramené à 7,1% du PIB en 2021, après 7,2% en 2020, puis à 3,9% en 2022 et 2,4% en 2023. Après avoir culminé à 100% du PIB cette année, la dette publique du bloc devrait ressortir à 97,9% en 2022 et 97,0% en 2023.
Cinq pays européens ont estimé jeudi à la COP26 que l'énergie nucléaire était «incompatible» avec les critères de la liste des investissements durables élaborée par l’UE. «Nous reconnaissons le droit souverain des Etats membres de se décider en faveur ou contre l'énergie nucléaire dans le cadre de leurs systèmes énergétiques nationaux. Mais nous craignons qu’inclure l'énergie nucléaire dans la taxonomie affecterait durablement son intégrité, sa crédibilité et donc son utilité», assurent dans une déclaration commune les ministres de l’Environnement d’Allemagne, d’Autriche, du Danemark, du Luxembourg et du Portugal, rendue publique durant la conférence tenue à Glasgow. Ils estiment que cette classification pourrait inquiéter certains investisseurs et que «ces voix du marché doivent être entendues».
La croissance de l'économie britannique a ralenti plus que prévu au troisième trimestre 2021, le pays observant une reprise plus lente que celle des autres membres du G7, ce qui complique la tâche de la Banque d’Angleterre. Selon les données officielles préliminaires publiées jeudi, le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 1,3% après +5,5% au deuxième trimestre et alors que les économistes tablaient sur une croissance de 1,5%. C’est la croissance la plus faible sur un trimestre depuis le confinement du pays observé en début d’année. La hausse du PIB ressort à 6,6% en rythme annuel entre juillet et septembre, contre +6,8% attendu et +23,6% au deuxième trimestre.
Le premier sidérurgiste mondial a déclaré jeudi qu’il augmentait son programme de rachats d’actions d’un milliard de dollars (870 millions d’euros) supplémentaires après avoir annoncé son meilleur trimestre depuis plus de dix ans. Ce relèvement porte à six milliards de dollars le retour aux actionnaires annoncé par ArcelorMittal depuis septembre 2020. L’encours de son programme de rachats s'élève actuellement à 1,8 milliard de dollars. Sa dette nette a baissé à 3,9 milliards de dollars à fin septembre 2021, contre 5 milliards à la fin du trimestre précédent. Le groupe s’attend à ce que la demande mondiale d’acier augmente de 12% à 13% cette année, à l’exclusion de la Chine, où il prévoit une légère contraction.
Plusieurs porteurs d’obligations ont reçu des paiements d’intérêts de la part du promoteur immobilier chinois Evergrande, ont rapporté jeudi plusieurs agences de presse, atténuant ainsi les inquiétudes concernant un défaut de paiement. Plus tôt, le média chinois Cailianshe avait indiqué que plusieurs porteurs d’obligations avaient reçu des paiements d’intérêts des trois tranches d’obligations dont le total, dépassant 148 millions de dollars (environ 129 millions d’euros) en intérêts, était dû le mois dernier, mais qui bénéficiaient d’une période de grâce qui s’est terminée mercredi. Il s’agit de la troisième fois depuis la fin octobre qu’Evergrande parvient à honorer des paiements d’intérêts à la dernière minute.
L’AMF rappelle mercredi soir qu’un certain nombre d’actionnaires nominatifs de Systran n’ont pas touché leur indemnisation. En 2020, l’AMF avait obtenu le paiement d’un complément de prix aux anciens actionnaires de Systran par la société sud-coréenne LLsolu, à l’issue de l’offre publique d’achat de 2014.
L’Autorité de la concurrence vient de procéder à des opérations de visite et de saisie inopinées auprès de plusieurs entreprises, ainsi qu’au domicile de certains de leurs collaborateurs, afin de déterminer si elles ont mis en œuvre des pratiques anticoncurrentielles dans le secteur de la grande distribution à dominante alimentaire. «A ce stade, ces interventions ne préjugent bien évidemment pas de la culpabilité des entreprises concernées par les pratiques présumées, que seule une instruction au fond permettra le cas échéant d’établir», rappelle le gendarme de la concurrence dans un communiqué.
L’inflation aux Etats-Unis a encore accéléré en octobre pour atteindre 6,2% sur un an, son niveau le plus élevé depuis novembre 1990, selon les données publiées mercredi par le département américain du Travail, et donc bien plus que les prévisions des économistes tablant sur 5,9%. L’indice de base, qui exclut les prix de l’alimentation et de l’énergie, a crû de 4,6%, au lieu de 4,3% prévus.
Spécialiste de la chimie du végétal, Groupe Berkem se donne pour mission d’intégrer la chimie du végétal au cœur des produits chimiques conventionnels. En combinant ses expertises en extraction végétale et en formulations innovantes, Berkem développe des suractivateurs végétaux, solutions biosourcées uniques, améliorant la performance des molécules de synthèse.
La Chine a lancé ce mercredi une émission obligataire souveraine de 4 milliards d’euros sur trois tranches. La demande pour cette opération s’élève à 12,2 milliards, selon Bloomberg. Le pays propose une obligation à 3 ans avec un spread à l’émission de 20 points de base (pb) au-dessus des midswaps, une autre à 7 ans à 40 pb, et une à 12 ans à 65 pb. Le pricing de ces trois obligations devrait être annoncé ce mercredi.
Le Tribunal de l’Union européenne a rejeté mercredi un recours de Google, filiale de l’américain Alphabet, contre une amende de 2,42 milliards d’euros infligée au groupe numérique par la Commission européenne (CE) en 2017. Le groupe avait été sanctionné pour avoir favorisé son comparateur de prix Google Shopping. Le Tribunal estime notamment que «Google reste en défaut de démontrer des gains d’efficience liés à cette pratique qui compenseraient ses effets négatifs pour la concurrence».
La hausse des prix en Chine risque de compliquer la tâche des autorités monétaires. Les prix à la production ont bondi de 13,5% en octobre par rapport à l’année précédente, selon les données publiées par l’institut statistique chinois. Cette nette accélération, à un plus haut de 26 ans, dépasse les attentes des économistes qui attendaient une hausse de 12,3%. L’indice des prix à la consommation progresse, quant à lui, de 1,5% - pour 1,4% attendu, son niveau le plus élevé depuis septembre 2020.
La région vit au rythme du ralentissement économique, des risques politiques et des hausses de taux. Rien qui remette en cause l’engagement de BBVA et de Santander.
L’avis d’expert de Timothée Huignard, directeur consulting, et Jean Loup Rodrigues Da Costa, manager consulting financial services chez PwC France et Maghreb
Pré-campagne. Après des mois de négociations, la Chambre des représentants américaine vient d’approuver l’Infrastructure Investment and Jobs Act, le projet de loi bipartisan sur les infrastructures. Le programme, qui avait été chiffré au mois de mars à 2.500 milliards de dollars, a été revu à la baisse. Doté dans sa version définitive de 1.200 milliards, il contient 550 milliards de dollars de nouvelles dépenses, dont 210 milliards pour les routes, les ponts, les transports en commun et les chemins de fer. Il prévoit également 65 milliards de dollars pour le haut débit et 55 milliards pour les investissements dans l’eau potable. C’est « un investissement unique dans une génération qui va créer des millions d’emplois en modernisant nos infrastructures », a déclaré le président Joe Biden (photo) le 6 novembre, ajoutant que les Américains pourraient voir l’impact de ce projet de loi « probablement dans les deux à trois prochains mois ». La campagne pour les midterm elections de novembre 2022 semble lancée.
L’erreur de politique monétaire hante les banques centrales. Remonter les taux trop tôt ou trop tard, chasser le fantôme de l’inflation alors qu’une crise financière bien réelle frappe à la porte… Une décision erronée met toujours les marchés obligataires à la merci d’un krach. En annonçant la réduction de son programme de rachats d’actifs, le tapering, la Réserve fédérale américaine savait qu’elle avançait sur un fil. Elle s’est remarquablement tirée du piège, évitant de rééditer un taper tantrum comme il y a huit ans.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) a décerné le prix 2021 du jeune chercheur en économie à Paul Karehnke (photo). Les recherches de ce professeur associé de finance à l’ESCP Business School portent notamment sur l’évaluation d’actifs, la finance comportementale et la théorie de la décision. Le lauréat a précédemment été maître de conférences à l’Université de New South Wales à Sydney. Il est titulaire d’un doctorat en finance de l’Université Paris Dauphine et de l’Université Tilburg en 2014. Lancé en 2015 et doté de 5.000 euros, le prix de l’AMF récompense un chercheur de moins de 35 ans pour ses travaux en lien avec la régulation et les marchés.