La Chine a maintenu ses taux d’intérêt de référence inchangés pour le quatrième mois consécutif mardi, malgré le ralentissement de l’économie. Le taux des prêts à un an (LPR) est resté à 3,65 %, tandis que le LPR à cinq ans a été maintenu à 4,30 %. La semaine dernière, la Banque populaire de Chine (PBOC) a augmenté les injections de liquidités dans le système bancaire et a déclaré qu’elle maintiendrait son taux de facilité de prêt à moyen terme (MLF) à un an inchangé pour un quatrième mois.
En infléchissant par surprise sa politique de contrôle des taux, la banque centrale nippone a déclenché un violent rebond du yen. Un mouvement appelé à se poursuivre.
Les mises en chantier de logements aux Etats-Unis ont reculé en novembre de 0,5% à 1,427 million d’unités, contre 1,434 million en octobre (révisé de 1,425 million) et un consensus d'économistes de 1,400 million. Le nombre de permis de construire, pour sa part, a plongé de 11,2%, à 1,342 million d’unités, contre 1,512 million en octobre et un consensus de 1,485 million. Les hausses de taux ont fortement pesé sur la demande, tandis que les prix demeurent élevés pour les primoaccédants.
Le pays a suspendu lundi les remboursements sur la majorité de sa dette extérieure, notamment les obligations en euro, les prêts commerciaux et la plupart des prêts bilatéraux. Le ministère des finances évoque une «mesure d’urgence provisoire». Les détenteurs d’obligations ghanéennes ont mis en place un comité de créancier, lundi, visant à faciliter la «résolution ordonnée et complète» des problèmes d’endettement du pays. Le comité est composé d’Abrdn, Amundi, BlackRock, Greylock et Ninety One, a indiqué le groupe dans son communiqué. Les parties prenantes estiment que la restructuration de la dette du pays sera rendue plus facile par le faible volume de prêts chinois accordés au Ghana.
La banque centrale de Corée du Sud a déclaré mardi que l’inflation des prix à la consommation du pays resterait autour de 5 % avant de ralentir, mais que des facteurs extérieurs pourraient ralentir le rythme de baisse de l’inflation. Cette évaluation vient appuyer le cycle de hausses de taux entrepris par la BoK, les taux directeurs étant à un plus haut depuis 10 ans, et éloigne les perspectives d’un pivot à court terme de l’institution. Les taux ont chuté mardi matin, le rendement progressant de 6,8% à 3,59%.
Une nuit ne suffit pas, estime le tribunal de commerce de Paris, qui toutefois n’annule pas la décision du conseil du 27 octobre, un autre conseil s’étant tenu le 20 novembre.
Faute d’avoir obtenu l’approbation d’au moins 75% de ses créanciers pour l’une de ses six souches obligataires, le groupe immobilier allemand a indiqué mardi qu’il cherchait désormais une voie alternative» pour procéder à la restructuration de sa dette. «Compte tenu des discussions intensives et constructives menées avec les créanciers obligataires, nous sommes très confiants dans notre capacité à mettre en place l’accord proposé dans les délais impartis», a déclaré dans un communiqué Thierry Beaudemoulin, directeur général d’Adler Group. Selon des sources proches du dossier citées par LCDNews, le groupe pourrait avoir recours à un plan de restructuration de droit britannique ou à un plan conforme au nouveau cadre législatif (StaRUG) entré en vigueur début 2021 outre-Rhin.
Le retrait de cote d’EDF passe un nouvel obstacle. Le tribunal de commerce de Paris a rejeté le 16 décembre un recours des actionnaires minoritaires de l'électricien. L’association Energie en Actions et le FCPE Actions EDF sollicitaient l’annulation d’une délibération du conseil d’administration d’EDF en date du 27 octobre 2022, qui avait émis un avis favorable au sujet du projet d’offre publique d’achat simplifiée initiée par l’Etat français.
La Banque du Japon (BoJ) a pris les investisseurs par surprise mardi en assouplissant sa politique de contrôle des taux d’intérêt. L’institution a décidé de permettre au rendement des emprunts d’Etat (JBG) à dix ans de fluctuer de 50 points de base dans les deux sens par rapport à l’objectif de 0%, contre 25 points précédemment.
Paris et Berlin ont révélé, hier, une réponse à l’Inflation Reduction Act (IRA), le plan de soutien américain jugé anticoncurrentiel par l’Europe. Les entreprises du continent risqueraient de se voir refuser l’accès à certains marchés, et les deux pays proposent d’exempter l’Europe de ces interdictions. De même, les produits européens devraient pouvoir bénéficier des mécanismes de soutien public aux technologies vertes, limités aux produits américains. Enfin, une transparence plus forte sur le soutien public aux technologies vertes est exigée. A cette réponse à l’IRA s’ajoute un plaidoyer pour une industrie verte en Europe. Quelques axes de développement sont évoqués, notamment une révision du cadre en matière d’aides d’Etat, afin d’en accélérer le déploiement et de permettre un ciblage plus précis. Une meilleure articulation entre objectifs industriels et régulation européenne doit être trouvé, qui passera notamment par un approfondissement des marchés de capitaux. A l’échelle nationale, la France et l’Allemagne prendront également une série de mesures comme la sécurisation de l’approvisionnement en matières premières et en électricité, ou des critères qualitatifs qui s’ajouteront aux appels d’offres afin de protéger l’industrie européenne.
La confiance des professionnels de l’immobilier aux Etats-Unis s’est dégradée en décembre pour le douzième mois consécutif, un record, montre lundi l’enquête mensuelle de la fédération NAHB. Son indice de confiance a reculé de deux points à 31, contre 34 pour le consensus Reuters. L’indicateur de la NAHB n’avait plus atteint ce seuil depuis juin 2012, hors période COVID. En outre, son recul ininterrompu depuis décembre 2021 représente la plus longue série de baisse depuis le début de la statistique au milieu des années 1980. Un indice inférieur à 50 traduit une majorité d’opinions défavorables sur l'évolution du marché.
La réserve stratégique de pétrole américaine a publié, vendredi, un appel d’offre pour acheter 3 millions de barils de pétrole acide à prix fixe, pour livraison début février. Le gouvernement a vendu 180 millions de barils cette année, à un prix moyen de 96 dollars, selon le Département de l’Energie. La réserve, qui peut contenir 715 millions de barils, est tombée à son niveau le plus bas depuis 1984. En plus de l’appel d’offres, le gouvernement va donner deux millions de barils à des entreprises américaines affectées par la fermeture du pipeline de Keystone, qu’elles devront rendre à une date ultérieure. Le signal est encourageant pour les marchés, la réserve stratégique pouvant soutenir la demande en pétrole alors que l'économie mondiale ralentit.
La COP15 de Montréal a accouché d'un compromis prévoyant 200 milliards de dollars de financement par an pour préserver la nature et les espèces. Reste à tenir les engagements pris.
Le climat des affaires en Allemagne s’est de nouveau révélé meilleur que prévu en décembre. L’indice Ifo du climat des affaires outre-Rhin s’est établi à 88,6 en décembre, contre 86,4 en novembre, selon les données publiées lundi par l’institut de conjoncture. Les économistes interrogés par le Wall Street Journal tablaient sur un redressement moins marqué de l’indice à 87,4. L’indice signe ainsi son troisième mois consécutif de progression, même s’il demeure à des niveaux très modérés par rapport à ses normes historiques. «Les entreprises entament la période des fêtes de fin d’année avec un sentiment d’espoir», a souligné le président de l’institut, Clemens Fuest Le sous-indice des conditions actuelles a progressé à 94,4 en décembre, contre 93,2 en novembre, tandis que le sous-indice des perspectives a progressé à 83,2, contre 80,2 le mois dernier, selon les données de l’Ifo.
La Commission européenne a indiqué lundi avoir informé Meta que la société mère de Facebook enfreignait potentiellement les lois anticoncurrentielles de l’Union européenne (UE) en faussant la concurrence sur les marchés des annonces publicitaires en ligne et en abusant de sa position dominante.
Les investisseurs ont eu une nette préférence pour les fonds actions par rapport aux fonds obligataires, même si ces derniers affichent une collecte hebdomadaire positive, montre le flow show de BofA Global Research, le rapport hebdomadaire sur les flux dans les fonds mondiaux pendant la semaine du 8 au 14 décembre. Les fonds actions ont ainsi attiré en net 18 milliards de dollars contre 2,3 milliards pour les fonds obligataires. A noter que la dichotomie de flux s’est encore renforcée entre les fonds indiciels cotés (ETF) actions et les fonds mutuels traditionnels actions puisque les premiers ont attiré près de 44 milliards de dollars - il s’agit même de leur meilleure collecte hebdomadaire depuis décembre 2021 - quand les seconds ont décollecté 26 milliards - leur pire décollecte depuis la même date. Les fonds sur les métaux précieux ont décollecté un petit 200 millions de dollars en net tandis que les fonds monétaires ont été fuit par les investisseurs avec 31 milliards de rachats, les plus importants sur les trois derniers mois, note le rapport. Concernant les fonds actions, ceux sur les titres américains ont enregistré leur premier collecte nette positive en quatre semaines à un peu plus de 25 milliards de dollars. Le Japon séduit également avec 700 millions de souscriptions nettes. L’inverse s’est produit sur les fonds en actions européennes (-4 milliards de dollars) et les fonds en actions émergentes (-1,6 milliard). Côté fonds obligataires, les souverains ont attiré près de 4 milliards de dollars et les fonds de dette émergente près de 1 milliard. Les investisseurs ont préféré prendre du recul sur la dette à haut rendement «high yield» qui décollecte de 1,2 milliard et la dette municipale (-700 millions de dollars).
Plus de 190 Etats réunis à Montréal ont approuvé un texte pour la préservation de la biodiversité, prévoyant un objectif de 200 milliards de dollars de financements annuels d'ici à 2030 et une aide de 30 milliards par an aux pays en développement
Le Japon a déclaré vendredi qu’il allait entamer un renforcement de ses capacités militaires à hauteur de 320 milliards de dollars (environ 300,6 milliards d’euros) dans un contexte de tensions accrues avec la Chine. Ce renforcement, inédit depuis la fin de la seconde guerre mondiale, dotera le pays de missiles capables de frapper la Chine et le préparera à un conflit de longue durée. Dans le cadre de ce vaste plan quinquennal, le gouvernement a déclaré qu’il allait aussi stocker des pièces de rechange, des munitions, étendre ses moyens logistiques et développer des capacités en matière de cyberguerre. Le plan du Premier ministre japonais Fumio Kishida prévoit de doubler les dépenses de défense pour les porter à environ 2% du produit intérieur brut (PIB) sur cinq ans, dépassant ainsi la limite de 1% fixée en 1976. Il portera le budget du ministère de la Défense à environ un dixième de l’ensemble des dépenses publiques aux niveaux actuels. Le financement du plan devrait passer par une hausse des taxes sur le tabac et des impôts sur les sociétés. Un document distinct sur la stratégie de sécurité nationale promet une coopération étroite avec les États-Unis et d’autres partenaires comme Taïwan.
Alors que la volatilité actions a retrouvé ses niveaux de long terme, celle sur les taux reste élevée du fait de l’incertitude sur l’inflation. Avec des conséquences pour le crédit.
La hausse des prix a ralenti en novembre, à 10,1%, à un niveau légèrement plus élevé qu'initialement estimé. Le secteur privé continue à se contracter mais à un rythme plus faible qu'attendu.
Le groupe spécialisé dans l’exploration des sous-sols CGG a annoncé vendredi la vente de sa bibliothèque de données sismiques terrestres aux Etats-Unis à la société américaine Bon Ton Seismic pour un montant total de 63 millions de dollars (environ 59 millions d’euros). La cession de cette bibliothèque «fait partie d’un processus continu de gestion de notre portefeuille d’activités, initié en 2018. L’activité Earth Data sera désormais focalisée sur les principaux bassins d’hydrocarbures offshore prolifiques, la capture et stockage du CO2, les minéraux et les mines, et sur le digital», a commenté Sophie Zurquiyah, directrice générale de CGG, citée dans un communiqué.
Le régulateur boursier chinois (China Securities Regulatory Commission ou CSRC) a déclaré vendredi qu’il lancera le 26 décembre une réforme visant à rendre son système de règlement des titres plus conforme aux pratiques internationales, afin d’attirer les capitaux étrangers. La réforme mettra en place un système d'étiquetage pour établir une corrélation entre la livraison et le paiement des titres, et indiquera clairement comment traiter les ruptures de contrat, a déclaré la CSRC qui a publié en janvier un projet d’encadrement du règlement des titres qui reprend le principe de la livraison contre paiement (DVP). Ce processus appliqué à l'échelle mondiale implique la remise simultanée de tous les documents nécessaires à un transfert de titres en échange de la réception du montant stipulé. Actuellement en Chine, les transferts d’actions sont effectifs le jour même, tandis que les règlements d’espèces doivent attendre le jour suivant.
Un accord a été trouvé dimanche matin par les négociateurs de l’Union européenne sur la réforme du marché du carbone, qui doit permettre au bloc de concrétiser ses ambitions en matière d’action climatique, a annoncé la présidence tchèque de l’UE. Après plus de 30 heures de discussions, les négociateurs sont convenus de porter à 62% l’objectif global de réduction des émissions dans les secteurs couverts par le système européen d'échange de quotas d'émission d’ici à 2030. Les ménages paieront également un prix du carbone sur le carburant et le chauffage à partir de 2027. Cet accord doit encore être approuvé par le Parlement et le Conseil européens. Le marché du carbone de l’UE requiert qu’environ 10.000 centrales électriques et usines achètent des permis de CO2 lorsqu’elles polluent. L’UE s’est engagée à diminuer ses émissions nettes de 55% d’ici à 2030 par rapport aux niveaux de 1990, ce qui implique d’accélérer les réductions de CO2.
Leo Varadkar a repris samedi les rênes du gouvernement irlandais, succédant à Micheál Martin en vertu d’un accord de 2020 entre le Fianna Fáil et le Fine Gael pour une gouvernance tournante. Micheál Martin, au pouvoir depuis 2020, a remis sa démission avant un vote au Parlement pour acter le changement de Premier ministre au profit de son rival Leo Varadkar, qui a occupé ses fonctions de 2017 à 2020. Micheál Martin va devenir vice-Premier ministre jusqu'à une élection prévue en 2025 et devrait être nommé également ministre des Affaires étrangères.
L’activité aux Etats-Unis s’est contractée davantage en décembre mais le ralentissement de la demande a permis d’atténuer significativement les pressions inflationnistes. L’indice PMI flash composite, qui regroupe le secteur de l’industrie manufacturière et celui des services, s’est établi à 44,6 après 46,4 en novembre, montrent les résultats de l’enquête mensuelle de S&P Global auprès des directeurs d’achats publiés vendredi. Il s’agit du sixième mois consécutif où cet indice est inférieur à la barre des 50 séparant contraction et expansion de l’activité. Les économistes interrogés par Reuters l’attendaient à 47,0 ce mois-ci. Le sous-indice des nouvelles commandes a reflué à 45,8, au plus bas depuis mai 2020, après 46,2 en novembre.
Le régulateur boursier chinois (China Securities Regulatory Commission ou CSRC) a déclaré vendredi qu’il lancera le 26 décembre une réforme visant à rendre son système de règlement des titres plus conforme aux pratiques internationales, afin d’attirer les capitaux étrangers. La réforme maintiendra les pratiques existantes, mais mettra en place un système d'étiquetage pour établir une corrélation entre la livraison et le paiement des titres, et indiquera clairement comment traiter les ruptures de contrat, a déclaré la Commission.