L’économie allemande a finalement stagné au quatrième trimestre et progressé de 1,9% en 2022, légèrement au-dessus des attentes du marché de 1,8%, tout en ralentissant par rapport à une croissance de 2,6% en 2021, selon les premiers calculs de Destatis publiés vendredi. Ces données suggèrent que le pays pourrait échapper de justesse à une récession, au moins cet hiver. Le moral des entreprises allemandes est aussi remonté plus que prévu en décembre, et l’inflation a ralenti pour le deuxième mois consécutif, à 9,6% sur un an, dans un contexte de reflux des prix de l’énergie et d’aides publiques pour les ménages.
Selon les données d’Eurostat, la production industrielle de la zone euro a progressé de 1% sur un mois en novembre, après une baisse de 1,9% en octobre. Le marché anticipait une hausse de 0,5%. Il s’agit de la meilleure performance du secteur industriel en trois mois, porté par les biens d’équipements (+1%), les biens intermédiaires (+0,8%) et les biens durables (+0,4%). Parmi les principales économies européennes, la production industrielle a augmenté en Allemagne (0,6%) et en France (2,1%), mais a diminué en Italie (-0,3%) et en Espagne (-0,7%). En glissement annuel, la production industrielle de la zone euro a augmenté de 2%.
L’inflation en France a ralenti en décembre, les prix à la consommation ayant augmenté de 5,9% sur un an après 6,2% en novembre, a confirmé vendredi l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). «Cette baisse de l’inflation est due au ralentissement des prix de l'énergie (+15,1% après +18,4%) et, dans une moindre mesure, des services (+2,9% après +3%). Les prix de l’alimentation augmentent sur un an au même rythme qu’en novembre (+12,1%) et ceux des produits manufacturés accélèrent (+4,6% après +4,4%)» , a indiqué l’Insee dans un communiqué. L’inflation sous-jacente est en revanche restée stable en décembre, à 5,3% sur un an, comme en novembre.
Les exportations de la Chine ont chuté de 9,9% sur un an en décembre, à 306 milliards de dollars, contre une baisse de 8,9% en novembre. Le consensus prévoyait une baisse de 10%. Il s’agit du troisième mois consécutif de baisse et de la plus forte chute depuis février 2020, dans un contexte de contraction de la demande mondiale et d’une flambée des cas de Covid en Chine. Pour l’ensemble de l’année 2022, les exportations ont augmenté de 7% sur un an, pour atteindre 3.600 milliards de dollars. ING estime toutefois que le ralentissement des économies développées pèsera sur les exportations au premier semestre. «Cela tombe au mauvais moment pour l'économie chinoise, qui commence à peine à rouvrir ses portes après des années de fermeture», juge la banque.
Le groupe immobilier chinois Dalian Wanda Group a émis vendredi 400 millions de dollars d’obligations, mettant un terme à plus d’un an sans transaction d’émetteur high yield du secteur immobilier chinois. Les dernières émissions datent de fin 2021 avant que les difficultés des promoteurs immobiliers chinois, illustrées par le défaut du géant du secteur China Evergrande, ne viennent leur fermer la porte de ce financement.
La Coupe du Monde a sauvé la croissance britannique en novembre. Le produit intérieur brut (PIB), qui est publié tous les mois outre-Manche, a crû de 0,1% en novembre en rythme mensuel, selon les données publiées vendredi par l’Office for National Statistics (ONS) contre toute attente. Les économistes interrogés par Reuters anticipaient une contraction de 0,2%. L’inflation a atteint un point haut de 40 ans en octobre à plus de 11%. Le Royaume-Uni connaît sa pire crise de pouvoir d’achat depuis des décennies. La croissance de 0,1% en novembre, en partie liée au dynamisme de la consommation de boissons pendant la Coupe du Monde (+2,2%) et des ventes de jeux vidéo avant Noël, vient après une croissance de 0,5% en octobre. De sorte que l’économie britannique devrait échapper à la récession en 2022, caractérisée par deux trimestres de contraction consécutifs. A moins que l’économie ne se contracte de 0,5% en décembre.
Le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, a suivi la proposition de la Banque de France d’augmenter le taux du petit livret rouge de 2% à 3% dès le mois prochain.
La famille Despature a réussi son OPA sur le spécialiste des systèmes d'ouverture du bâtiment et va mettre en œuvre le retrait obligatoire de l'action qui est suspendue depuis le début de la journée.
La Banque du Japon (BoJ) va se pencher sur les externalités de sa politique monétaire au cours de sa prochaine réunion, prévue les 17 et 18 janvier, selon des informations du journal Yomiuri. L’institution avait expliqué que le mouvement de décembre sur la politique de contrôle de la courbe des taux se justifiait par les distorsions qu’il induisait sur les taux : la courbe est artificiellement plafonnée sur sa partie courte par le contrôle des rendements sur le 10 ans. L’objet de la réunion suggère que ces distorsions n’ont pas disparu et que la banque centrale pourrait de nouveau intervenir sur sa politique monétaire, en adaptant par exemple les volumes d’achats de titres.
Les économistes jugent que ce n’est pas un bon indicateur, mais comme la Banque centrale européenne (BCE) le prend au sérieux, il est intéressant de noter que les anticipations d’inflation à un an des consommateurs de la zone euro ont été revues à la baisse, pour la moyenne comme pour la médiane selon la dernière enquête à fin novembre, pour la première fois depuis mai 2022, voire depuis 2021 si on omet la parenthèse de mars à mai 2022 pour la moyenne. La médiane des anticipations d’inflation à 12 mois est ainsi passée de 5,4% à 5% fin novembre, et celle des anticipations à trois ans de 3% à 2,9%, ce qui reste au-dessus de la cible de 2% de la banque centrale. La moyenne des anticipations pour l’année à venir ressort encore à 7,3%, bien au-dessus du chiffre médian. L’institution de Francfort voit, elle, un ralentissement de la croissance des prix à 3,6% au dernier trimestre 2023, un peu au-dessus du consensus des économistes (+3,5%).
Les inscriptions au chômage ont très légèrement diminué aux Etats-Unis lors de la semaine au 7 janvier, à 205.000 contre 206.000 (révisé) la semaine précédente, a annoncé jeudi le département du Travail. Les économistes attendaient en moyenne une augmentation des inscriptions, à 215.000. Les inscriptions de la semaine précédente ont été révisées en légère hausse par rapport à une estimation initiale de 204.000. La moyenne mobile sur quatre semaines s'établit à 212.500 contre 214.250 (révisé) la semaine précédente. Le nombre de personnes percevant régulièrement des indemnités s’est élevé à 1,634 million lors de la semaine au 31 décembre (dernière semaine pour laquelle ces chiffres sont disponibles) contre 1,697 la semaine précédente.
La Corée du Sud va dévoiler dans les prochains mois une série de mesures destinées à ouvrir ses marchés financiers. Parmi elles figurent une extension des heures de négociation sur le marché des changes locaux et une ouverture de ce marché aux acteurs domestiques. La Corée du Sud cherche à ajouter ses obligations d'État à l’indice souverain FTSE Russell et ses actions à l’indice développé MSCI, afin d’attirer davantage d’investissements étrangers. Mais le pays n’avait pas pu intégrer ces indices l’an dernier car ses marchés financiers n’avaient pas été jugés suffisamment ouverts.
L’inflation CPI annuelle a diminué pour le troisième mois consécutif à 7,2% en décembre en Grèce, après 8,5% en novembre, 9,1% en octobre et 12% en septembre, selon les données publiées jeudi par l’Autorité locale des statistiques (HSA). Les prix ont augmenté à un rythme beaucoup plus lent pour le logement (2,5% après 4,8% en novembre), les vêtements (5,4% après 10,9%), les transports (9% après 14,5%), l’alcool et le tabac (2,5% après 2,8%), les hôtels-restaurants (7,6% après 8%). Ils ont même baissé de 2,1% dans la communication et les services téléphoniques. En revanche, l’inflation s’est accélérée dans l’alimentation (15,5% après 15%), les équipements ménagers (11,3% après 11%) et les loisirs (3,2% après 2,7%).
Le fabricant d’emballages en verre Verallia a annoncé jeudi la construction de deux nouveaux fours d’ici à 2026, en précisant que ces deux installations seront situées en Espagne et en Italie. Ces fours s’ajoutent à ceux prévus dans son plan stratégique 2022-2024 qui visait la construction de trois nouveaux fours, soit un par an, avec pour objectif d’accroître sa capacité de production d’environ 400 kilotonnes par an d’ici 2024. Le premier four a été mis en service fin 2022 à Jacutinga, au Brésil. Le groupe a ajouté que les deux autres fours, dont la construction a déjà été lancée, seraient complètement opérationnels durant l’année 2024. Ces fours sont localisés à Campo Bom, au Brésil, et à Pescia, en Italie.
Le groupe de construction et de concessions Vinci a annoncé jeudi que le trafic de passagers dans ses différents aéroports à travers le monde avait doublé en 2022, sans toutefois retrouver ses niveaux prépandémiques. L’année dernière, 186 millions de passagers ont fréquenté les aéroports gérés par le groupe, contre 86 millions un an plus tôt. Ce chiffre ressort en baisse de 28% par rapport à 2019. Au quatrième trimestre 2022, le trafic a progressé de 51% par rapport à la même période de 2021, mais est resté en retrait de 17% par rapport à 2019. Vinci a également noté un rebond du trafic international hors Asie en décembre.
L’indice des prix à la consommation chinois a augmenté de 1,8% en décembre sur un an comme attendu par le consensus, contre une croissance de 1,6% en novembre, selon les données du Bureau national des statistiques (BNS) publiées jeudi. La fin des mesures zéro Covid devrait contribuer à soutenir l’inflation dans les prochains mois, mais elle perturbe aussi la production : l’indice des prix à la production (IPP) a ralenti en décembre à 0,7% contre 1,3% le mois précédent, alors qu’une baisse de 0,1% était attendue. L’inflation cœur reste modérée, à 0,7% contre 0,6% le mois dernier.
A la veille de la saison de publication des résultats annuels, qui ne devraient pas surprendre, les investisseurs attendent surtout les perspectives délivrées par les dirigeants des entreprises.
Les 470 millions d’euros d’obligation convertibles émises en novembre dernier n’ont pas été épargnées par la réduction des objectifs financiers de l’entreprise.
Les inscriptions au chômage ont très légèrement diminué aux Etats-Unis lors de la semaine au 7 janvier, à 205.000 contre 206.000 (révisé) la semaine précédente, a annoncé jeudi le département du Travail. Les économistes attendaient en moyenne une augmentation des inscriptions, à 215.000. Les inscriptions de la semaine précédente ont été révisées en légère hausse par rapport à une estimation initiale de 204.000.
Les économistes savent que ce n’est pas un bon indicateur, mais comme la Banque centrale européenne (BCE) le prend au sérieux, il est intéressant de noter que les anticipations d’inflation à un an des consommateurs de la zone euro ont été revues à la baisse, pour la moyenne comme pour la médiane selon la dernière enquête à fin novembre, pour la première fois depuis mai 2022, voire depuis 2021 si on omet la parenthèse de mars à mai 2022 pour la moyenne.
Près d’un an après, l’indice phare de la Bourse de Paris a renoué avec ce seuil symbolique alors que les craintes concernant l’état de l’économie mondiale s’estompent légèrement.
L’indice des prix à la consommation chinois a augmenté de 1,8% en décembre sur un an comme attendu par le consensus, contre une croissance de 1,6% en novembre, selon les données du Bureau national des statistiques (BNS) publiées jeudi. La fin des mesures zéro Covid devrait contribuer à soutenir l’inflation dans les prochains mois, mais elle perturbe aussi la production : l’indice des prix à la production (IPP) a ralenti en décembre à 0,7 % contre 1,3 % le mois précédent, alors qu’une baisse de 0,1 % était attendue. L’inflation cœur reste modérée, à 0,7 % contre 0,6% le mois dernier.
La Banque du Japon (BoJ) va se pencher sur les externalités de sa politique monétaire au cours de sa prochaine réunion, prévue les 17 et 18 janvier, selon des informations du journal Yomiuri. L’institution avait expliqué que le mouvement de décembre sur la politique de contrôle de la courbe des taux se justifiait par les distorsions qu’il induisait sur les taux : la courbe est artificiellement plafonnée sur sa partie courte par le contrôle des rendements sur le 10 ans. L’objet de la réunion suggère que ces distorsions n’ont pas disparu et que la banque centrale pourrait de nouveau intervenir sur sa politique monétaire, en adaptant par exemple les volumes d’achats de titres.
La Corée du Sud va dévoiler dans les prochains mois une série de mesures destinées à ouvrir ses marchés financiers. Parmi elles figurent une extension des heures de négociation sur le marché des changes locaux et une ouverture de ce marché aux acteurs domestiques. La Corée du Sud cherche à ajouter ses obligations d'État à l’indice souverain FTSE Russell et ses actions à l’indice développé MSCI, afin d’attirer davantage d’investissements étrangers. Mais le pays n’avait pas pu intégrer ces indices l’an dernier car ses marchés financiers n’avaient pas été jugés suffisamment ouverts.