Les plans de la Commission européenne visant à créer de nouveaux financements pour l’industrie verte se heurtent à l’opposition de sept pays de l’UE, qui ont rejeté l’idée dans une lettre adressée à l’exécutif européen. La lettre a été signée par la République tchèque, le Danemark, la Finlande, l’Autriche, l’Irlande, l’Estonie et la Slovaquie. L’Allemagne, les Pays-Bas et la Belgique, bien que non signataires de la lettre, s’opposent également à tout nouvel emprunt commun de l’UE. Les dix pays affirment que l’UE devrait utiliser les fonds déjà approuvés au lieu de chercher à obtenir plus d’argent, notamment ceux levés dans le cadre du Fonds de relance et de résilience post-pandémie. La Commission estime que de nouveaux fonds sont nécessaires pour soutenir l’industrie verte européenne face à la concurrence de la Chine et des États-Unis.
Chevron a publié vendredi son résultat annuel le plus élevé de son histoire sur l’exercice écoulé, à la faveur de l’envolée des cours du pétrole brut après le déclenchement de la guerre en Ukraine. Le bénéfice net du groupe américain a atteint 35,5 milliards de dollars (32,9 milliards d’euros), plus du double de celui de 2021. Son flux de trésorerie opérationnel s’est élevé à 49,6 milliards de dollars, ce qui constitue aussi un record. Mais au quatrième trimestre 2022, son bénéfice par action de 4,09 dollars, hors éléments exceptionnels, a manqué le consensus qui tablait en moyenne sur 4,33 dollars, en raison d’une hausse des coûts d’exploration et des rémunérations payées en actions. Chevron a en outre déprécié 1,1 milliard de dollars dans ses activités à l’étranger. Malgré l’annonce récente d’un programme de rachat d’actions de 75 milliards de dollars, le titre a clôturé la séance en repli de 4,4% à 179,45 dollars à New York.
Ayant tiré parti du rebond des voyages et des dépenses de restauration, American Express a publié vendredi des revenus en progression de 17% à 14,2 milliards de dollars (13,1 milliards d’euros) au quatrième trimestre 2022 mais son bénéfice net a reculé de 9% à 1,57 milliard de dollars en raison d’une provision de 1,03 milliard liée à une augmentation des risques de créances douteuses. Grâce au nombre record de nouveaux titulaires de cartes gagnés en 2022, le groupe américain prévoit un chiffre d’affaires en hausse de 15% à 17% pour l’année en cours et un bénéfice ajusté par action compris entre 11 et 11,40 dollars, soit plus que les 10,55 dollars prévus par les analystes. «Il s’agit d’une clientèle haut de gamme et cette dernière, bien qu’elle ne soit pas à l’abri des ralentissements économiques, continue de dépenser à l’heure actuelle», a expliqué aux analystes le directeur général, Stephen Squeri. American Express va en conséquence augmenter son dividende trimestriel de 15% à 60 cents par action et le titre a terminé la séance sur un gain de 10,5% à 172,31 dollars.
Le gouvernement chinois a annoncé samedi son intention de promouvoir une reprise de la consommation comme principal moteur de l'économie et de stimuler les importations, a rapporté la chaîne de télévision publique CCTV. Lors d’une réunion présidée par le Premier ministre Li Keqiang, le conseil des affaires de l'État chinois s’est également engagé à accélérer le lancement de projets d’investissements étrangers, à maintenir la stabilité du yuan, à faciliter les déplacements transfrontaliers et à aider les entreprises à participer aux salons professionnels nationaux et internationaux. Réaffirmant son soutien au secteur privé et à l'économie des plateformes numériques, qui ont souffert d’une série de mesures de répression réglementaires ces dernières années, Pékin a en outre discuté de mesures visant à aider les agriculteurs à commencer les plantations de printemps, notamment des subventions pour les semis de soja. Au cours de la semaine des vacances du Nouvel an lunaire, qui s’est terminée vendredi, la consommation a augmenté de 12,2% par rapport à la même période de l’année dernière, a indiqué samedi l’administration fiscale.
Les compagnies pétrolières libyenne NOC et italienne Eni, ont signé samedi un accord d’investissement de 8 milliards de dollars (7,35 milliards d’euros) sur 25 ans pour exploiter deux gisements gaziers offshore et développer l'énergie solaire ainsi que les technologies de capture du carbone. L’accord a été conclu lors de la visite de la Première ministre italienne, Giorgia Meloni, dans la capitale libyenne Tripoli, où elle s’est entretenue avec des officiels du gouvernement d’Abdulhamid Dbeibeh autour de plusieurs questions, dont les dossiers de l'énergie et de l’immigration. L’accord gazier risque toutefois d'être compromis par le conflit interne à la Libye, qui divise le pays entre des factions rivales se disputant le contrôle du gouvernement.
Les plans de la Commission européenne visant à créer de nouveaux financements pour l’industrie verte se heurtent à l’opposition de sept pays de l’UE, qui ont rejeté l’idée dans une lettre adressée à l’exécutif européen. La lettre a été signée par la République tchèque, le Danemark, la Finlande, l’Autriche, l’Irlande, l’Estonie et la Slovaquie. L’Allemagne, les Pays-Bas et la Belgique, bien que non signataires de la lettre, s’opposent également à tout nouvel emprunt commun de l’UE. Les dix pays affirment que l’UE devrait utiliser les fonds déjà approuvés au lieu de chercher à obtenir plus d’argent, notamment ceux levés dans le cadre du Fonds de relance et de résilience post-pandémie. La Commission estime que de nouveaux fonds sont nécessaires pour soutenir l’industrie verte européenne face à la concurrence de la Chine et des États-Unis.
La croissance des prêts aux entreprises a fortement ralenti en décembre en zone euro, pour le deuxième mois d’affilée, mettant ainsi fin à la plus grande vague d’emprunts depuis plus de dix ans, alors que la hausse des taux et les craintes de possible récession semblaient s’installer, selon les données de la Banque centrale européenne (BCE) publiées vendredi.
Le producteur d'énergie TotalEnergies a annoncé vendredi que TotalEnergies EP Canada, dont la scission est prévue en 2023, avait acquis une participation supplémentaire de 6,65% dans le projet Fort Hills pour un prix de 312 millions de dollars canadiens (environ 214 millions d’euros).
Le Japon et les Pays-Bas devraient rejoindre les Etats-Unis et restreindre les exportations d’équipements de fabrication de semi-conducteurs vers la Chine.
Ionos, fournisseur de services d’hébergement web, a donné vendredi des détails sur son projet d’introduction en Bourse (IPO) à Francfort au premier trimestre 2022. Contrôlé à 75,1% par le fournisseur allemand d’accès à internet United Internet et à 24,9% par le groupe américain de private equity Warburg Pincus, Ionos vise une valorisation maximale de 3,15 milliards d’euros. Les deux actionnaires cèderont chacun 15% de leur participation respective aux investisseurs dans une fourchette de prix comprise entre 18,50 et 22,50 euros par action, ce qui représentera un placement susceptible d’atteindre 543 millions d’euros. L’offre sera ouverte du 30 janvier au 7 février en vue d’une première cotation le jour suivant.
Le ministre des Finances britannique a dressé vendredi le cadre dans lequel il espère voir le Royaume-Uni retrouver le chemin de la croissance, à l’occasion d’un événement organisé à Londres par Bloomberg. Jeremy Hunt a toutefois rejeté l’idée de réduire les taxes, qu’il estime pourtant nécessaire, affirmant qu’il n’y avait pas de marge pour cela et précisant que «la meilleure réduction d’impôts maintenant était une réduction de l’inflation».
Le PIB du quatrième trimestre a été soutenu par les stocks. L’activité a déjà commencé à fléchir mais le marché continue de croire à l’atterrissage en douceur.
Les inscriptions au chômage ont diminué aux Etats-Unis la semaine dernière, à 186.000 contre 192.000 (révisé) la semaine précédente, a annoncé jeudi le département du Travail. Les économistes attendaient en moyenne une hausse des inscriptions à 205.000. Celles de la semaine au 14 janvier ont été révisées en petite hausse par rapport à une estimation initiale de 190.000. La moyenne mobile sur quatre semaines s'établit à 197.500 contre 206.750 (révisé) la semaine précédente. Le nombre de personnes percevant régulièrement des indemnités s’est élevé à 1,675 million lors de la semaine au 14 janvier (dernière semaine pour laquelle ces chiffres sont disponibles) contre 1,655 million la semaine précédente.
Welcome to the Jungle, start-up française spécialisée dans la recherche d’emploi et le recrutement, a annoncé une levée de fonds en série C de 50 millions d’euros, auprès de Blisce, Cipio Partners, Groupe ADP, Kostogri et Raise Sherpas, aux côtés des investisseurs historiques Revaia, XAnge et Bpifrance (via le fonds Digital Ventures). Le groupe va se lancer sur le marché américain, en ouvrant un bureau à New York. Accompagnée par la banque d’affaires Clippreton, Welcome to the Jungle avait déjà levé 20 millions d’euros en 2019, lors d’un tour de table de 20 millions d’euros mené par Gaia Capital Partners, et 7 millions d’euros en 2018 lors d’un tour de table de série A mené par XAnge.
Les membres du conseil de la Banque du Japon sont divisés sur les perspectives d’atteindre leur objectif d’inflation de 2 %, certains avertissant qu’il faudra du temps pour que les salaires augmentent de manière durable, selon les minutes publiées jeudi de la réunion de janvier. Les gouverneurs se sont entendus sur la nécessité de maintenir une politique monétaire ultra-accommodante pour soutenir l'économie et aider les entreprises à augmenter les salaires. Les débats ont porté sur la nécessité de maintenir les taux d’intérêt à long terme à un niveau bas, ce qui suggère que la BoJ n’est pas pressée de mettre fin à son programme de relance massif. Jeudi, le Fonds Monétaire International (FMI) a déclaré que la politique monétaire japonaise restait appropriée. Toutefois, la BoJ devrait relâcher son contrôle des rendements à long terme, en relevant le plafond de son contrôle de la courbe, en visant des maturités inférieures à 10 ans, ou en supprimant ce contrôle.
L’euro-dollar est repassé jeudi au-dessus de 1,09, comme lundi et mercredi à la faveur d’un affaiblissement progressif du billet vert dont l’indice DXY face à un panier de devise s’affiche au-dessous de 102 points (contre 105 en décembre). Avec toujours beaucoup de volatilité puisqu’il a oscillé entre 1,0893 et 1,0929. Le regain de confiance est assez général autour de l’euro - revenu au-dessus de la parité même face au franc suisse - alors que l’économie américaine envoie plutôt de mauvaises nouvelles en ce début d’année, en dehors de l’emploi dont la résistance sera la clé pour l’évolution de la politique monétaire, des taux et donc du billet vert.
Le gouvernement sud-coréen a promis de soutenir les exportateurs, à travers des allégements fiscaux et des aides administratives, après que le pays ait enregistré jeudi sa première contraction économique depuis deux ans. Selon les estimations de la banque centrale, le PIB s’est contracté de 0,4% au cours de la période octobre-décembre par rapport au trimestre précédent. Ce recul est dû à des baisses de 5,8% des exportations et de 0,4% de la consommation, tandis que les dépenses publiques ont enregistré une hausse de 3,2%. Ces données ont conforté l’opinion du marché selon laquelle la Banque de Corée serait contrainte de commencer à réduire son taux directeur cette année pour soutenir l’activité.
Les cofondateurs de Stripe, Patrick et John Collison, ont indiqué jeudi lors d’une réunion interne qu’ils prévoyaient d’introduire la société en Bourse ou de permettre aux employés de vendre leurs titres dans le cadre d’une transaction privée dans les 12 prochains mois, a rapporté le Wall Street Journal de sources proches du dossier. La société californienne, qui propose des solutions de paiement sur Internet pour les professionnels, a engagé Goldman Sachs et JPMorgan Chase pour la conseiller sur ces deux options, selon ces sources. Lors de sa dernière levée de fonds, voilà près de deux ans, Stripe avait été valorisée 95 milliards de dollars (87 milliards d’euros). En juillet dernier, la société a réduit de 40 à 29 dollars le prix d’exercice des stock-options attribués à ses employés, ramenant sa valorisation à 74 milliards de dollars. Elle a récemment de nouveau diminué ce prix, à 25 dollars par action, faisant tomber sa valorisation à 63 milliards. En novembre, Stripe a licencié 14% de ses effectifs.
Un groupe de parlementaires péruviens a déposé mercredi une motion destinée à destituer la présidente Dina Boluarte, citant une «incapacité morale permanente», selon un document consulté par Reuters. Cette démarche intervient alors qu’une vague de contestation violente secoue le pays depuis la destitution par le Congrès et l’arrestation de Pedro Castillo en décembre. Des milliers de personnes se sont rassemblées ce mois-ci dans la rue pour demander le départ de Dina Boluarte. Le texte, signé par plus d’une vingtaine d'élus de gauche soutenant le chef de l’Etat déchu, doit recevoir 52 votes pour pouvoir être débattu au Congrès.
Le FBI a indiqué jeudi avoir piraté les cybercriminels regroupés au sein de «Hive», une organisation illicite spécialisée dans l’extorsion de fonds sur internet. Dans un communiqué conjoint signé par le procureur général américain, Merrick Garland, son adjointe Lisa Monaco et le directeur du FBI, Christopher Wray, les autorités américaines se réjouissent d’avoir piraté le réseau de Hive, avoir mis ses membres sous surveillance et volé leurs clés de cryptage. «En utilisant des moyens légaux, nous avons piraté les pirates», a déclaré Lisa Monaco à la presse. Ce groupe est présenté comme l’un des plus actifs dans le domaine de l’extorsion de fonds sur internet. Son mode opératoire consistait à crypter les données d’une entreprise avant d’exiger une rançon en échange d’une clé de décryptage.
La Commission européenne propose que l’Union plafonne à 100 dollars le prix du baril d’hydrocarbures dits ‘premium’, comme le diesel, et fixe un seuil à 45 dollars pour les produits à prix réduits, comme le fioul domestique, ont déclaré jeudi des responsables européens. La proposition a été adressée aux gouvernements européens et leurs représentants en discuteront lors d’une réunion prévue vendredi après-midi, l’ambition étant d’obtenir un accord avant le 5 février, date convenue par le G7 pour l’entrée en vigueur du plafond sur le prix des importations de produits pétroliers russes. Les prix du baril de pétrole brut russe transporté par trafic maritime a été fixé début décembre à 60 dollars maximum par les 27 pays membres de l’UE et par le G7.
Le gouvernement sud-coréen a promis de soutenir les exportateurs, à travers des allégements fiscaux et des aides administratives, après que le pays ait enregistré jeudi sa première contraction économique depuis deux ans.