Risque. Suite à son enquête triennale publiée en octobre dernier sur les risques des marchés des changes et des dérivés de taux d’intérêt de gré à gré, la Banque des règlements internationaux (BRI) identifie des sujets nouveaux de surveillance. En change, l’institution montre que, chaque jour, 2.200 milliards de dollars de transactions de change sont exposés à un risque de règlement. Ces montants sont en hausse par rapport à il y a trois ans (1.900 milliards) et représentent environ un tiers des volumes de change livrables totaux. L’étude pointe également la croissance des emprunts en dollars et notamment les emprunts hors bilan, qui sont contenus dans une opérations de swap de change, de swap de devises ou de change à terme. Un acteur va alors, par exemple, emprunter des dollars et prêter des euros au comptant et s’engager à rembourser les dollars et recevoir des euros à l’issue de l’opération. En croissance, ces dettes, enregistrées hors bilan, sont estimées à 26 milliers de milliards de dollars pour les acteurs non bancaires hors Etats-Unis, ce qui pose un risque de liquidité. Au total, en incluant les dettes des acteurs américains et bancaires, les encours atteignent 80 milliers de milliards de dollars, plus que l’encours combiné des bons du Trésor, du repo et du papier commercial américain. La BRI rappelle la fragilité de la liquidité sur le marché des swaps de change, comme les crises de 2008 et de 2020 l’ont montré, les banques centrales ayant dû apporter leur soutien sans claire vision des emprunteurs.
Finie la mode de la tech ou des cryptos ! Les investisseurs feraient bien de s’orienter désormais vers le matériel de camping ! Dans la perspective redoutée de coupures de courant pendant l’hiver, le magasin spécialisé Au Vieux Campeur a remarqué en décembre une explosion des ventes de réchauds, batteries portables, lampes frontales et autres matériels. « Les ventes de tables de cuisson et réchauds typés camping sont multipliées par dix ! », annonce son directeur général, précisant que l’enseigne en vend d’ordinaire très peu à cette période de l’année mais n’oubliant pas de rappeler les prix de ces différents objets. Après celle des pâtes et de l’huile, la pénurie de lampes torches guette.
Cloud. Microsoft va faire son entrée au capital du London Stock Exchange à hauteur de 4 %, a indiqué la Bourse de Londres. Des titres acquis auprès du consortium composé de Blackstone et Thomson Reuters. L’opération cimente le partenariat stratégique de dix ans annoncé concomitamment entre le LSE et Microsoft. L’accord vise à transférer la plateforme de données de l’opérateur boursier vers le service de stockage distant du géant technologique américain, Microsoft Azure. Le LSE s’est engagé à un minimum de dépenses liées à ce cloud sur la durée de l’accord, de quelque 2,8 milliards de dollars, auprès de Microsoft. Le LSE, qui a bouclé, début 2021, le rachat de Refinitiv, pointe que ses clients « pourront accéder aux données plus rapidement, à tout moment et de partout, permettant résilience et adaptabilité alors que les marchés de capitaux continuent d’évoluer ».
Le fonds activiste Muddy Waters s’attaque à son tour au secteur immobilier. Après les assauts de Viceroy sur l’allemand Adler et le suédois SBB, entre autres, Muddy Waters vend à découvert les obligations de la société d’investissement immobilier Vivion Investments, a-t-il indiqué mercredi dans un rapport publié son site internet. Muddy Waters soupçonne que les portefeuilles d’actifs immobiliers en Allemagne de Vivion d’être surévalués et non basés sur des taux d’occupation réels, ce qui ne donne pas une vision réaliste des flux de trésorerie de l’entreprise. Il en est de même du portefeuille hôtelier britannique. Le rapport estime également que les actionnaires majoritaires ont accordé des prêts à Vivion et à ses filiales, mais que les valeurs des prêts dans les dépôts des filiales ne correspondent pas toujours à ceux de la société principale. Le prix de l’obligation Vivion arrivant à échéance en 2024 est tombé à 77,356 contre 88,228 après l’annonce de la position vendeuse de Muddy Waters.
Selon l’enquête Tankan publié mercredi par la Banque du Japon, la confiance des grands fabricants s’est détériorée au cours des trois mois précédant décembre pour le quatrième trimestre consécutif. L’indice global du sentiment des manufacturiers était de plus 7 en décembre, contre plus 8 en septembre. Les récentes subventions au tourisme et au carburant devraient stimuler les activités de services et le climat des affaires, mais les entreprises s’inquiètent surtout de l’inflation du prix des intrants. L’enquête a également montré que les grandes entreprises prévoient d’augmenter leurs dépenses d’investissement de 19,2 % sur l’année comptable 2022, contre une augmentation de 20,9% attendue par les économistes et un gain de 21,5% prévu par l’enquête précédente.
Après s’être autosaisie à la suite d’un rapport d’enquête établi par la Brigade interrégionale d’enquête de concurrence d’Auvergne-Rhône-Alpes et transmis par la DGCCRF, l’Autorité de la concurrence sanctionne Audiens Santé Prévoyance (Audiens SP), institution de prévoyance active dans le secteur de la protection sociale complémentaire collective des intermittents du spectacle, pour avoir utilisé son image de marque et les moyens et données dont elle dispose au titre de ses activités de protection sociale complémentaire pour développer l’activité de sa filiale Movinmotion, active sur le marché des prestations de gestion de la paie des intermittents du spectacle. Audiens SP n’a pas contesté les faits reprochés par l’Autorité de la concurrence et a bénéficié de la procédure de transaction. L’Autorité inflige à Audiens SP une amende de 800 000 euros.
La production industrielle a chuté de 2% en rythme mensuel en octobre en zone euro, après une croissance révisée à la baisse de 0,8% en septembre selon Eurostat et alors que le consensus attendait une baisse de 1,5%. La production d’énergie a baissé pour un deuxième mois consécutif (-3,9% après -1,9%), et la production de biens intermédiaires a baissé pour un cinquième mois consécutif (-1,3% après -0,7%). La production a également baissé pour les biens de consommation durables (-1,9% après -0,5%) et les biens d’équipement (-0,6% après +2%). Parallèlement, la production de biens de consommation non durables a augmenté pour le quatrième mois de suite (+0,3% après +3,3%), ce qui implique une production agricole nationale plus forte alors que les prix mondiaux des denrées alimentaires tendent à monter. En rythme annuel, la croissance de la production industrielle a ralenti à 3,4% en octobre, après 5,1% en septembre.
La demande mondiale de pétrole devrait se contracter de 0,11 million de barils par jour (mbpj) au quatrième trimestre, selon les chiffres publiés mercredi par l’Agence internationale de l’énergie (AIE). La demande s’établirait à 100,8 mbpj. La croissance de la demande de pétrole devrait atteindre 2,3 mbpj en 2022 et 1,7 mbpj l’année prochaine pour atteindre 101,6 mbpj. Côté offre, la production a diminué de 0,19 mbpj en novembre pour atteindre 101,7 mb/j suite aux coupes de production de l’OPEP+. Après des gains annuels de 4,7 mbpj cette année, une croissance de 0,77 mbpj en 2023 portera l’offre à 100,8 mbpj. Enfin, les prix élevés ont pesé sur les stocks mondiaux observables, qui ont diminué de 23,2 millions de barils en octobre, en particulier pour les produits raffinés.
La Réserve fédérale américaine, qui a augmenté ses taux de 50 points de base comme attendu, se fiera aux prochains signaux économiques pour confirmer son pivot.
Après s’être autosaisie à la suite d’un rapport d’enquête établi par la Brigade interrégionale d’enquête de concurrence d’Auvergne-Rhône-Alpes et transmis par la DGCCRF, l’Autorité de la concurrence sanctionne Audiens Santé Prévoyance (Audiens SP), institution de prévoyance active dans le secteur de la protection sociale complémentaire collective des intermittents du spectacle, pour avoir utilisé son image de marque et les moyens et données dont elle dispose au titre de ses activités de protection sociale complémentaire pour développer l’activité de sa filiale Movinmotion, active sur le marché des prestations de gestion de la paie des intermittents du spectacle.
La demande mondiale de pétrole devrait se contracter de 0,11 million de barils par jour (mbpj) au quatrième trimestre, selon les chiffres publiés mercredi par l’Agence internationale de l’énergie (AIE). La demande s’établirait à 100,8 mbpj. La croissance de la demande de pétrole devrait atteindre 2,3 mbpj en 2022 et 1,7 mbpj l’année prochaine pour atteindre 101,6 mbpj. Côté offre, la production a diminué de 0,19 mbpj en novembre pour atteindre 101,7 mb/j suite aux coupes de production de l’OPEP+. Après des gains annuels de 4,7 mbpj cette année, une croissance de 0,77 mbpj en 2023 portera l’offre à 100,8 mbpj. Enfin, les prix élevés ont pesé sur les stocks mondiaux observables, qui ont diminué de 23,2 millions de barils en octobre, en particulier pour les produits raffinés. «Malgré le ralentissement saisonnier de la demande mondiale de pétrole et le ralentissement macroéconomique, les données récentes sur la consommation de pétrole ont surpris à la hausse (…) tandis que l’impact total des embargos sur l’approvisionnement en brut et en produits russes reste à déterminer», prévient l’AIE. «Une nouvelle hausse des prix ne peut être exclue».
Selon l’enquête Tankan publié mercredi par la Banque du Japon, la confiance des grands fabricants s’est détériorée au cours des trois mois précédant décembre pour le quatrième trimestre consécutif. L’indice global du sentiment des manufacturiers était de plus 7 en décembre, contre plus 8 en septembre. Les récentes subventions au tourisme et au carburant devraient stimuler les activités de services et le climat des affaires, mais les entreprises s’inquiètent surtout de l’inflation du prix des intrants. L’enquête a également montré que les grandes entreprises prévoient d’augmenter leurs dépenses d’investissement de 19,2 % sur l’année comptable 2022, contre une augmentation de 20,9 % attendue par les économistes et un gain de 21,5 % prévu par l’enquête précédente.
Le fonds activiste Muddy Waters s’attaque à son tour au secteur immobilier. Après les assauts de Viceroy sur l’allemand Adler et le suédois SBB, entre autres, Muddy Waters vend à découvert les obligations de la société d’investissement immobilier Vivion Investments, a-t-il indiqué mercredi dans un rapport publié son site internet.
La production industrielle a chuté de 2% en rythme mensuel en octobre en zone euro, après une croissance révisée à la baisse de 0,8% en septembre selon Eurostat et alors que le consensus attendait une baisse de 1,5%.