Les places boursières ont rebondi après leur chute de mars. Les Etats-Unis ainsi que l’Asie ont plus que rattrapé leurs pertes. Mais ce n’est pas le cas de l’Europe qui est maintenant à la traîne face à Wall Street. La situation économique, budgétaire et monétaire ne joue pas en faveur du Vieux continent.
Le marché primaire corporate euros a inscrit un record d’émissions mercredi 6 mai à plus de 15 milliards, les entreprises profitant d’une nouvelle fenêtre favorable.
L’endettement mondial a atteint un nouveau record au premier trimestre 2026 et ne devrait pas s’arrêter là vu le contexte de tensions dans le monde, selon l’IIF.
Les émissions obligataires des hyperscalers, ces mastodontes de la tech jusqu’à présent absents des marchés de dette, se multiplient et bouleversent les portefeuilles des investisseurs. Sur les marchés actions, les introductions de SpaceX, OpenAI en Anthropic auront les mêmes effets.
Les taux britanniques ont atteint des plus hauts depuis des décennies alors que l’avenir du Premier ministre Keir Starmer est suspendu aux élections locales de jeudi. Le risque est une politique plus expansionniste dans une situation budgétaire tendue.
La maison-mère de Google a émis 9 milliards d’euros d’obligations en six tranches. Lors d’une émission en début d’année, elle avait opté pour des émissions en livre sterling et en franc suisse, en plus du dollar.
Les émissions sur le marché obligataire américain ont été alimentées en avril par les entreprises liées à l’intelligence artificielle, dont Meta. L’importance des investissements les oblige à solliciter tous les marchés de la dette, avec la multiplication des instruments garantis sur les microprocesseurs.
Les places boursières ont enregistré l’un de leur meilleur mois depuis plusieurs années malgré la poursuite des tensions au Moyen-Orient et un baril de pétrole largement au-dessus de 100 dollars. Les marchés de taux restent pessimistes.