Le groupe automobile a réalisé mardi avec succès son émission inaugurale d’obligations hybrides de 5 milliards d’euros, profitant d’une accalmie sur les marchés et offrant une large prime. D’autres opérateurs étaient actifs, dont Amazon en dollars et en euros.
Le marché a été secoué par la violence des mouvements sur les cours de l’or noir depuis le début de la guerre en Iran, notamment lundi 9 mars. La volatilité des autres classes d’actifs a augmenté mais reste contenue. Pour le moment.
L’envolée des prix du pétrole à plus de 100 dollars accroît la crainte d’un nouveau choc inflationniste et pour la croissance mondiale. Peu d’actifs résistent.
Plus de cinq transactions ont été mises en pause lundi en raison de la forte volatilité sur les marchés. Même si celui-ci reste liquide, comme l’ont montré les émissions réalisées la semaine passée.
Jusqu’à présent, le sentiment mitigé des ménages, notamment aux Etats-Unis, n’a pas freiné la consommation qui reste soutenue outre-Atlantique. Une déconnexion qui rend ces données d’enquête moins fiables. En Europe, l’épargne est un plus, sachant que le conflit au Moyen-Orient peut changer la donne.
La flambée des prix de l’énergie et la détérioration du sentiment des investisseurs ont directement affecté les actifs émergents, plus particulièrement les devises. En Asie, plusieurs banques centrales ont dû intervenir.
Comme en 2025, les places boursières européennes n’ont pas réussi à conserver leur surperformance face à Wall Street, affectées cette fois par les craintes sur les prix de l’énergie. D’autres marchés maintiennent néanmoins leur avance.
L’indice Kospi a chuté de 12% mercredi et approche du bear market avec un recul de près de 20% par rapport à son pic. Sa dépendance au pétrole du Moyen-Orient et le risque sur l’IA ont pesé sur un marché très acheté par les particuliers avec un énorme levier.
Au mois de février, l'or et les actifs sans risque ont eu de bonnes performances, avant même la concrétisation de la guerre en Iran. Les inquiétudes sur les conséquences de l'intelligence artificielle avaient déjà commencé à faire progresser la volatilité.