Gilles Moëc est chef économiste d’Axa et responsable de la recherche d’Axa IM depuis juin 2019. Il supervise également les activités d’investissement responsable relatives à la recherche, au thought leadership, à l’engagement et à l’actionnariat actif depuis septembre 2020.
En engageant des réformes structurelles importantes, l'Allemagne a lancé un pari audacieux dont certains résultats ne seront réellement visibles que sur le long terme. Gilles Moëc, le chef économiste du groupe Axa, considère néanmoins que cela pourrait inspirer d’autres pays européens.
Le prochain patron de la Reserve fédérale incarne moins une rupture qu’une nostalgie, relève Gilles Moëc, chef économiste d’Axa, celle d’une Fed des années 1990, centrée sur la stabilité des prix, réticente aux bilans hypertrophiés, méfiante envers les outils non conventionnels et attachée à une séparation nette entre politique monétaire et politique budgétaire.
Plusieurs explications concourent à la mise en perspective de l'amélioration de la productivité américaine, avance Gilles Moëc, chef économiste du Groupe Axa. Leurs conséquences en termes de politique monétaire sont loin de converger. Avec quelques surprises à la clé.
La radicalité des politiques économiques aux Etats-Unis a déclenché des réponses «hétérodoxes» dans le reste du monde. L'année 2026 pourrait marquer le début d'une normalisation, mais les conséquences du début du second mandat de Donald Trump mettront du temps à s'atténuer.
La croissance américaine est disproportionnellement tirée par les secteurs de la «Nouvelle Economie américaine» qui, pour l’instant, s'avèrent riches en investissements mais génèrent très peu d’emplois, relève Gilles Moëc, chef économiste du Groupe Axa. Un état de fait qui aura, s'il se prolonge, des conséquences politiques.
Les familles américaines détiennent directement 2.800 milliards de dollars de Treasuries, mais il n'est pas certain qu'elles puissent continuer à jouer leur rôle d'acheteur marginal.
Même si le niveau moyen des droits de douane américains est le plus élevé depuis 1901, la situation aujourd'hui reste très différente de ce qu'elle était lors de la grande crise de 1929.
En matière de commerce international, l’Europe pourrait être au cœur d’un modèle «hybride». Face aux blocs chinois et états-unien, une alliance plus traditionnelle toujours organisée autour du cadre multilatéral de la «vieille» mondialisation pourrait survivre, estime Gilles Moëc, chef économiste d’Axa.
La baisse des Bourses européennes post-élections américaines illustre les doutes sur la croissance au sein de l’Union européenne. Toutefois, elle n’aurait rien à gagner d'une fuite en avant interventionniste et protectionniste, plaide le chef économiste d’Axa.
Trop attentive à sa «balance des risques» inflationnistes, la BCE doit prendre garde à ne pas trop tarder à un nouvel assouplissement monétaire, alerte le chef économiste d'Axa. Car si les consommateurs européens restent «en grève», trouver de nouveaux soutiens à la croissance va très vite devenir une urgence.