Blanchiment / financement du terrorisme : l’ACPR sanctionne CNP Assurances
Dans une décision du 26 juillet 2018, la commission des sanctions de l’ACPRa prononcé un blâme assorti d’une sanction pécuniaire de 8 millions d’euros à l’encontre de CNP Assurances.
«Ces sanctions répriment plusieurs insuffisances importantes du dispositif de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme (LCB-FT) et de gel des avoirs de CNP Assurances qui ont conduit la Commission à considérer qu’au moment du contrôle sur place, effectué de décembre 2014 à février 2016, ce dispositif n’était pas à la hauteur de ce qui pouvait être attendu d’un organisme leader sur le marché français de l’assurance de personnes et appartenant au secteur public», relève l’autorité de contrôle.
Les principaux manquements retenus sont relatifs aux obligations de vigilance,« notamment lorsque le client est une personne politiquement exposée, d’examen renforcé des opérations atypiques et de déclaration de soupçon à Tracfin ». La Commission a constaté qu’ils résultaient en grande part d’une « connaissance insuffisante »par CNP Assurances de ses propres clients et de leurs opérations, en raison de l’organisation mise en place, au moment du contrôle, avec ses réseaux bancaires distributeurs, au contact des mêmes clients et eux-mêmes soumis aux obligations de la LCB-FT. Dans le viseur également : le dispositif de détection des opérations au bénéfice d’une personne faisant l’objet d’une mesure de gel des avoirs, de même quedes inexactitudes relevées dans certains renseignements fournis par CNP Assurances à l’ACPR, au titre de l’année 2014, sur certains aspects de son dispositif de LCB-FT et de gel des avoirs.
Les sanctions prononcées tiennent également compte de la réduction par la commission du périmètre de certains des griefs formulés par l’autorité de poursuite « mais aussi de la réactivité de CNP Assurances et de l’ampleur des moyens qu’elle a engagés pour mettre à niveau son dispositif de LCB-FT, dans le cadre d’une révision de ses relations avec les deux réseaux bancaires distribuant ses produits ».
Plus d'articles du même thème
-
Malakoff Humanis prendra début novembre les «décisions nécessaires» sur sa gouvernance
Le conseil d'administration du groupe de protection sociale reconnaît que la confiance envers le directeur général Thomas Saunier «est ébranlée». -
Les amendes en lien avec la directive OPCVM ont atteint 4,9 millions d'euros en 2025
Le rapport annuel de l'Esma sur les sanctions et mesures prises par les autorités nationales fait état de 40 sanctions liées à la directive OPCVM. Il met en lumière de fortes disparités entre des régulateurs européens aux mains lourdes et ceux singulièrement laxistes. -
L’AMF demande une information transparente, détaillée et spécifique dans les comptes 2026
Comme chaque année, le régulateur alerte sur les points de vigilance pour l’arrêté des comptes 2026, dans un contexte économique et géopolitique très tendu.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
BlackRock veut ajouter une catégorie de parts ETF à cinq fonds actifs
- La grande illusion du conseil indépendant
- Benoît Renaud (Unofi) « Les clients des notaires n’ont jamais été autant demandeurs d’analyses patrimoniales »
- Les SCPI décotées pourraient mieux absorber la crise de l'immobilier
- AllianzGI domine la collecte des fonds français au troisième trimestre
- Les investisseurs anticipent une nouvelle saison de résultats exceptionnelle
Contenu de nos partenaires
-
Marine Le Pen et le Conseil constitutionnel : les dessous d’un bras de fer
En réclamant la démission de Richard Ferrand, Marine Le Pen entre en conflit ouvert avec les Sages. Derrière l’affrontement, une question stratégique : comment appliquer son programme sans se heurter aux règles constitutionnelles, ni donner le sentiment de vouloir passer en force ? -
Sociétés civiles de placement immobilier : la crise n’est pas finie !
Vendue avant 2020 comme étant un placement sans surprise, la société civile de placement immobilier ne l’est pas. Le marché a fait le tri entre les patrimoines. Certaines SCPI n’ont pas vu leur valeur liquidative chuter et affichent des rendements alléchants, mais d’autres en revanche ne sont toujours pas tirées d'affaire. Des investisseurs qui veulent sortir restent piégés, d’autres sortent à tout prix. Même si cela ne représente qu’une partie du marché, cela oblige à repenser l’investissement dans la pierre-papier. D’autant que la hausse des taux pèsera sur les prix de parts. -
Seine colèreAnne Hidalgo sera-t-elle rattrapée par le « tsunami judiciaire » du périscolaire ?
Une nouvelle plainte vient d’être déposée par 24 familles contre Anne Hidalgo, ses anciens collaborateurs et toute la chaîne hiérarchique pour « mise en danger d’autrui », « non-dénonciation de mauvais traitements ou agressions sexuelles sur mineurs », et « non-assistance à mineurs en danger »