Le projet se concrétise enfin pour le tierce partie marketeur MyFunds Office. Après avoir été décalé maintes fois en raison du Covid, le TPM a annoncé ce 9 février avoir enfin ouvert un bureau à Shanghaï, avec à sa tête Fanghan Duan. Cette dernière, récemment recrutée, sera sous la supervision de Sandrine Ung, directrice commerciale de MyFunds Office. Il s’agit du quatrième bureau international pour le TPM après Genève, New York et Madrid. Le TPM compte couvrir une clientèle locale institutionnelle et de banques privées. Il envisage par ailleurs d’ouvrir à terme un second bureau au milieu du pays, au plus près des clients. «Nous recherchons des gestions actives et non pas quantitatives et nous allons limiter notre offre a 5 sociétés de gestion la première année», précise Jérôme Glodas, le fondateur de la société, à NewsManagers. Cette implantation pourrait d’ailleurs profiter à une autre de ses sociétés. «Notre participation dans la première manco francaise, Manco.paris, nous permettra de créer des expertises UCITS à distribuer en Chine mais également d’accompagner des sociétés de gestion chinoises dans la création de produits UCITS», explique-t-il. Le projet était en germe depuis un bon bout de temps chez le TPM. «Nous nous sommes aperçus que 80% des sociétés américaines qui créaient des Ucits en Europe le faisait pour distribuer en Chine. Nous avons donc commencé à étudier l’implantation de MyFunds en Chine dès 2019 avec la décision d’ouverture en novembre 2019 soit 2 semaines après l’apparition du Covid», nous glisse M. Glodas.
Primonial REIMFrance a indiqué jeudi avoir récemment acquis huit établissements de santé, cliniques et hébergements pour personnes âgées dépendantes, auprès de BNP Paribas REIM pour le compte de sa SCPI Primovie. Cette opération fait suite à l’acquisition de quatre premiers actifs fin octobre. Les 12 établissements développent au total un peu plus de 78.600 m² de surface et représentent une capacité d’accueil de plus de 1.340 lits et places. Les actifs sont intégralement loués, dans le cadre de baux fermes longue durée, à Korian et Ramsay Santé, «deux locataires de premier plan en Europe et renommés sur le marché des soins de santé», ajoute la société de gestion.
Apollo Global Management a publié jeudi un bénéfice net ajusté en progression de 76,6% à 853,2 millions de dollars (797 millions d’euros) en rythme annuel au quatrième trimestre 2022. Cela correspond à un bénéfice net ajusté par action de 1,42 dollar, inférieur à la prévision moyenne des analystes de 1,50 dollar par action, selon les données de Refinitiv. La croissance du bénéfice de la société américaine est en grande partie le résultat du revenu de 685,2 millions de dollars qu’elle a généré en investissant dans le fournisseur de services de retraite Athene Holdings. Apollo a achevé sa fusion avec Athene l’an dernier. En revanche, la volatilité des marchés financiers a entraîné une chute de 86 % des bénéfices issus des cessions de son portefeuille de capital-investissement, à 27,7 millions de dollars.
Le régulateur européen des marchés financiers Esma a publié, mercredi, son premier rapport sur le paysage des fonds monétaires domiciliés dans l’Union européenne. L’Esma recensait 479 fonds monétaires autorisés dans 13 juridictions à fin 2021. Près de 90% de ces fonds, représentant 99% des encours des fonds monétaires européens, étaient concentrés sur trois marchés: la France (192 fonds soit 40%), le Luxembourg (133 fonds soit 27%) et l’Irlande (110 fonds soit 22%). Si les fonds monétaires irlandais et luxembourgeois étaient plutôt à valeur liquidative à faible volatilité (LVNAV) età valeur liquidative constante(CNAV), les fonds français, eux, étaient uniquement à valeur liquidative variable (VNAV). «Les différences entre les trois juridictions peuvent s’expliquer en partie par des facteurs historiques, des demandes différentes des investisseurs ou un traitement différent de la comptabilité des fonds monétaires», souligne le rapport de l’Esma. Une forte concentration Le régulateur européen pointe un très haut degré de concentration dans les fonds monétaires européens. En cumulé, les 20 plus gros fonds monétaires de chaque catégorie (LVNAV, CNAV, VNAV standard, VNAV de court-terme) – formant 17% des fonds monétaires – détenaient 79% des encours fin 2021. Les cinq plus gros fonds de chaque catégorie détenaient 43% des encours. «La concentration par marché est encore plus grande. En France et au Luxembourg, les 20 plus gros fonds VNAV standard cumulaient plus de 85% des encours des fonds de la catégorie. De la même manière, le top 20 des fonds LVNAV autorisés en Irlande et au Luxembourg gérait près de 90% des encours gérés», précise le rapport. L’étude de l’Esma suggère que les portefeuilles des fonds monétaires restent relativement stables dans le temps et qu’ils sont principalement exposés au secteur financier. Entre mars 2020 et juin 2022, les «repo», dépôts et autres actifs liquides accessoires représentaient en moyenne 28% de l’exposition des fonds monétaires européens. L’exposition aux dérivés n’excédait pas 0,5% et celles aux produits structurés et parts d’autres fonds monétaires se montaient environ à 2% chacune. La plus grosse exposition des fonds monétaires européens sur la période – environ 70% de l’exposition globale – était celle aux instruments de marché émis par des institutions financières. Autre élément intéressant, l’allocation à la dette souveraine des fonds monétaires européens était essentiellement composée d’obligations souveraines de pays hors Union européenne. Les principaux détenteurs de fonds monétaires européens fin 2021 étaient des investisseurs professionnels à plus de 90%. Les assurances, fonds de pension et banques constituaient 25% de la NAV totale des fonds monétaires européens. Les autres institutions financières, fonds d’investissement inclus, détenaient 45% de la NAV et les entreprises non financières 23%.
Tiger Global a défendu sa manière de valoriser son portefeuille de 40 milliards de dollars de sociétés de croissance non cotées, face à l’inquiétude grandissante des investisseurs à ce sujet. Dans sa lettre annuelle aux investisseurs, lue par le Financial Times, le hedge fund a présenté sa méthodologie pour valoriser certaines de ses plus grosses positions non cotées, dont ByteDance, Stripe et Databricks. Par exemple, Tiger a valorisé ByteDance, le créateur de TikTok, en se basant sur la seule rentabilité de ses activités en Chine.
Le discret family office de la famille Mulliez, Mobilis Gestion, a recruté en septembre dernier une nouvelle sélectionneuse de fonds et gérante actions internationales, peut-on lire sur leur site Internet. Il s’agit d’Anaëlle Meudec, qui était gérante actions chez CM-CIC Gestion depuis 2016. Elle a commencé sa carrière en 2013 comme spécialiste produits actions chez Axa IM.
La gestion d’actifs de Crédit Mutuel Alliance Fédérale a affiché une collecte nette de 3 milliards d’euros en 2022. Pour la première fois, ce pôle inclut le groupe La Française, en plus de Crédit Mutuel Investment Managers. Cela fait suite à l’intégration de Crédit Mutuel Nord Europe au sein de Crédit Mutuel Alliance Fédérale le 1er janvier 2022. Crédit Mutuel IM fédère sept entités de gestion, tandis que La Française en rassemble quatre ainsi qu’une plate-forme de distribution. Cette collecte a été réalisée malgré des rachats nets de 3,6 milliards d’euros subis par les fonds monétaire, activité importante pour Crédit Mutuel Alliance Fédérale. Les encours représentent 33,6 milliards d’euros. Les fonds actions ont drainé 550 millions d’euros. Côté obligataire, Crédit Mutuel note que les fonds à échéance CM-AM Obli IG 2025 et CM-AM High Yield 2026 ont attiré 1 milliard d’euros, portant l’encours géré des fonds obligataires à plus de 10 milliards d’euros. La Française Real Estate Managers a enregistré des souscriptions nettes de 2,2 milliards d’euros, et ses encours ont atteint 32,7 milliards d’euros. La dette privée, proposée par CIC Private Debt, a levé 200 millions d’euros, portant l’encours à 2,9 milliards. Au total, les encours de ce pôle de gestion d’actifs élargi représentent 166 milliards d’euros.
Vega IM, filiale de Natixis IM, vient de promouvoir Clément Leguy au poste de responsable des partenariats externes. Il était spécialiste produits depuis cinq ans. Auparavant, il a travaillé six ans chez Rothschild & Co, dont quatre comme analyste produits.
La société d’investissement britannique 3i vient d’annoncer la promotion de Céline Maronne, jusqu’ici directrice, en tant que directrice ESG pour son activité infrastructure. Elle sera chargée de diriger les initiatives ESG pour cette division, afin de renforcer le progrès ESG des différentes entreprises du portefeuille. Elle sera épaulée par Anna Dellis, associée, David Schuster, directeur de la stratégie, et Sasha East, associé sénior ESG. Céline Maronne travaille chez 3i depuis 2013, à la suite de l’acquisition de Barclays Infrastructure Funds à Londres. Elle intègre la société comme associée senior avant d’être promue en tant que directrice associée en 2016. Elle occupe son poste de directrice depuis 2019 à Paris. Elle a démarré sa carrière à Londres en 2011 comme gérante chez Barclays Infrastructure Funds. La division de l’infrastructure de 3i compte près de 5,7 milliards de livres.
La nouvelle unité de compte est accessible par les clients de la banque privée du groupe via les contrats d’assurance vie, de capitalisation et les supports retraite.
BNY Mellon Investment Management vient de lancer une nouvelle gamme de fonds au Royaume-Uni. Dénommée BNY Mellon FutureLegacy, cette gamme comprend cinq fonds multi-actifs durables. Ces fonds, destinés aux investisseurs particuliers afin d’épargner pour leur retraite, seront conseillés par Newton Investment Management, une filiale de BNY Mellon, dans le cadre d’un mandat de sub-advisory. FutureLegacy investira directement dans des entreprises durables à travers diverses classes d’actifs afin d’assurer un rendement sur le long-terme couvrant une fourchette de niveau de risque allant de moyen à haut. L’équipe nouvellement créée de FutureLegacy sera dirigée par Mitesh Sheth, directeur des investissements des multi-actifs chez Newton. Il sera épaulé par les gérants Joo Hee Lee, Lale Akoner et Martin Chambers. BNY Mellon IM comptait près de 1.800 milliards de dollars d’actifs sous gestion au 31 décembre 2022. Newton IM, pour sa part, gérait 100,3 milliards de dollars.
Daniel Gamba va prendre les rênes de Northern Trust Asset Management le 3 avril prochain. L’intéressé, qui a été nommé président de la gestion d’actifs de Northern Trust, sera rattaché à Michael O’Grady, directeur général de Northern Trust. Son prédécesseur, Shundrawn Thomas, avait quitté la firme après cinq ans de mandat en juin 2022. Daniel Gamba a passé 22 ans chez BlackRock, notamment en tant que co-directeur des actions fondamentales. Il a été membre de plusieurs comités au sein du gestionnaire américain. Northern Trust gère plus de 1.200 milliards de dollars d’encours.
Richard Rainback, qui était analyste de fonds depuis juin 2020 chez EFG Asset Management, a été promu au poste de directeur mondial de la recherche de fonds. Il dirige les équipes d’analystes de fonds basés au Royaume-Uni, en Suisse et à Hong Kong. Auparavant, il a occupé les postes d’analyste de fonds au sein de l’équipe anglaise d’Allfunds et d’Aviva Investors. Il a également évolué dans l’analyse de fonds chez Friends Life avant le rachat de la firme par Aviva en 2015.
La société de gestion de capital-investissement Sagard a annoncé cette semaine avoir levé 555 millions de dollars pour une stratégie de prêt senior. La levée comprend 315 millions de dollars apportés lors du closing initial, et 240 millions provenant d’un partenaire stratégique non dévoilé. Parmi les investisseurs, on retrouve entre autres I.G. Investment Management, Great-West Lifeco, Investment Management Corporation of Ontario, et le Portland Investment Counsel. La société espère atteindre un closing de 600 millions de dollars, avec un hard cap à 750 millions. Le fonds va investir sur les marchés canadien et américain de taille moyenne, ciblant des entreprises disposant d’un Ebitda (excédent brut d’exploitation) compris entre 10 et 50 millions de dollars. Cent millions de dollars ont déjà été investis dans trois entreprises. Le fonds est géré par le partner Dev Gopalan.
Oddo BHF a annoncé ce 9 février le lancement d’un fonds de capital-risque. Dénommé Oddo BHF Venture Capital Fund, il sera géré par l’équipe de Richard Clarke-Jervoise. Le fonds vise un encours de 200 millions d’euros. La stratégie prendra des parts tant dans des entreprises technologiques non-cotées que des fonds de capital-risque en Amérique, Europe et Asie. Elle couvrira les thématiques de l’intelligence artificielle, la cybersécurité, la technologie médicale ou encore la robotique.
Le gestionnaire d’actifs américain BlackRock a promu Dominik Rohe au poste de directeur des ETF et des fonds indiciels pour les Amériques, relate le média Funds Society. Il est rattaché à Salim Ramji, responsable mondial de la gestion indicielle. Présent chez BlackRock depuis 2005, Dominik Rohe occupait auparavant le poste de directeur de l’activité de BlackRock en Amérique latine et pour la péninsule ibérique, désormais occupé par Aitor Jauregui.
Pour sa première grande conférence clientèle de rentrée depuis février 2020, Arbevel a annoncé, ce jeudi à février, le lancement au deuxième trimestre de cette année d’un nouveau fonds de dette privée. Comme le premier, il sera dédié au financement des PME françaises et classé article 8 selon la nomenclature européenne sur la publication des informations extra-financières (SFDR). La taille cible est de 100 millions d’euros pour une période d’appel de fonds et d’investissements sur 3 ans. La maturité moyenne sera de huit ans, avec un rendement cible de 8% par an. Le premier fonds sur cette classe d’actifs, «Arbevel Dette Privée PME», avait été lancé en mars 2020, au moment du Covid et bénéficiait du programme de garantie du Fonds européen d’investissement (FEI). Structuré dans un fonds professionnel spécialisé (FPS), il représente un encours de 82 millions d’euros et aurait affiché un rendement de +4% en 2022. Il est classé article 6 selon la nomenclature SFDR.
Le pôle Global Financial Services de BPCE, comprenant les activités de banque de financement et d’investissement et la gestion d’actifs (avec sa filiale Natixis IM), a vu son activité reculer de 21% au dernier trimestre 2022, à 1,8 milliard d’euros. Les revenus de la gestion d’actifs et de fortune ont chuté de 34% en glissement annuel sur la période, à 928 millions d’euros, avec une décollecte nette de 4 milliards d’euros dans les trois derniers mois de l’année dernière. BPCE explique cette décollecte par de la décollecte dans les mutual funds aux Etats-Unis. Elle a été partiellement compensée par une collecte nette positive dans les produits ESG, les produits Solutions et les Private assets (principalement Infrastructure). Natixis IM gérait 1.079 milliards d’euros à fin 2022. Le coefficient d’exploitation s’est détérioré de 7,3 points de base sur le trimestre pour atteindre 74,3% fin décembre. Pour l’année entière, le groupe précise que le produit net bancaire du pôle est en baisse de 14% à 3 349 millions d’euros (- 19% à change constant), avec un effet de base important sur les commissions de surperformance qui reculent de 62%. Excepté cet effet, le repli du PNB résulte notamment de la baisse de la moyenne des actifs sous gestion en 2022 (- 7% à cours de change constants et hors H2O AM) et de la légère hausse du taux moyen de commissions,
Trois des plus gros gestionnaires d’actifs américains, représentant 2.900 milliards de dollars d'encours au total, ont nommé de nouveaux dirigeants cette semaine.
Les fonds allemands n’ont pas échappé à la morosité des marchés sur l’exercice 2022. Les encours des fonds gérés outre-Rhin ont baissé de 12%, passant de 4.310 à 3.805 milliards d’euros, selon les statistiques de la BVI. La collecte annuelle est toutefois restée positive, avec +66 milliards d’euros de parts acquises. Les dynamiques commerciales varient selon les catégories de clients. Les fonds retail ont décollecté 4 milliards d’euros, tandis que les Spezialfonds pour institutionnels ont reçu 62 milliards d’euros. Les fonds fermés ont eux collecté 8 milliards d’euros. Dans l’univers retail, les encours des fonds ont reculé de 13% sur l’année, passant de 1.471 à 1.280 milliards d’euros sur un an. Toutefois, les fonds classés article 8 ou 9 selon la réglementation SFDR ont reçu 5,4 milliards d’euros nets, portant les encours à 604 milliards (+20%). La baisse dans le secteur institutionnel se limite à 11,2%, avec des encours à 1.943 milliards d’euros fin 2022.
La société de gestion américaine Russell Investments a nommé, ce jeudi, Zach Buchwald en qualité de directeur général et président du directoire. Zach Buchwald prendra ses fonctions le 1er mai. Il succédera à Michelle Seitz qui était en poste depuis septembre 2017 et avait quitté la firme en octobre dernier. Zach Buchwald évoluait précédemment chez BlackRock, où il a passé près de 15 ans. Il y a notamment occupé le poste de responsable de l’activité institutionnelle en Amérique du Nord et siégeait au comité exécutif américano-canadien de la firme. Zach Buchwald travaillait auparavant au sein de l’unité obligataire de Morgan Stanley, où il a dirigé la plateforme des obligations adossées à des créances bancaires (CLO). Russell Investments gérait 276,5 milliards de dollars d’encours fin 2022.
Credit Suisse poursuit son chemin de croix. La deuxième banque suisse a fait état jeudi d’une perte nette de 1,39 milliard de francs suisses (autant en euros) au quatrième trimestre, sacinquième perte trimestrielle consécutive. Sur l’ensemble de 2022, le groupe a perdu près de 7,3milliards de francs, du jamais vu depuis l’année de la crise financière de 2008. Credit Suisse a par ailleurs indiqué s’attendre à une perte avant impôt significative en 2023, liée à des charges de restructuration et à la cession de plusieurs activités, et a ajouté tabler sur une perte annuelle pour sa banque d’investissement. Le produit net bancaire a reculé de 33% sur un an au dernier trimestre, à 3,06 milliards de francs suisses. Le consensus établi par le groupe portait sur une perte nette de 1,34 milliard de francs et un produit net bancaire de 3,15 milliards de francs. L’action Credit Suisse plongeait de 5,5% peu après l’ouverture. Perte de confiance Credit Suisse avait déjà signalé en novembre tabler sur une perte avant impôt de 1,5 milliard de francs suisses pour les trois derniers mois de l’année, précisant que «la baisse des dépôts et des actifs sous gestion devrait entraîner une diminution du revenu net des intérêts et des commissions et frais récurrents». Il prévoyait notamment «une perte pour l’activité de gestion de fortune au quatrième trimestre». Le groupe avait été fortement affecté en octobre par des retraits de fonds massifs, des rumeurscirculant sur les réseaux sociaux ayant entraîné de fortes inquiétudes au sujet de la situation financière de la banque. Le fonds de commerce en a été affecté tout le trimestre: les actifs sous gestion ont reculé de 8% au quatrième trimestre par rapport aux trois mois précédents, principalement au sein de la division gestion de fortune, à 1.294 milliards de francs suisses.Les sorties nettes d’actifs pour les trois derniers mois de l’année ont totalisé 110,5 milliards de francs. Le directeur général de la banque, Ulrich Körner, a fait part de flux de collecte «nets positifs» au mois de janvier. Credit Suisse a par ailleurs concrétisé l’acquisition de la boutique de conseil en fusions-acquisitions de Michael Klein, The Klein Group. Cet apport, valorisé à 175 millions de dollars, s’inscrit dans le cadre de la scission des activités de banque d’investissement du groupe au sein d’une nouvelle entité, CS First Boston, dont Michael Klein prend les rênes. L’opération, annoncée cet automne, constitue l’un des piliers du vaste plan de restructuration dévoilé par le groupe. Sa complexité et les risques de conflits d’intérêts - Michael Klein ayant été l’administrateur de Credit Suisse chargé de plancher sur l’avenir de la banque d’investissement - laissent encore beaucoup d’investisseurs sceptiques.
Natixis Investment Managers (Natixis IM) a confirmé le recrutement de Stéphane Vonthron, comme l’avait annoncé NewsManagers hier. Il prend le poste de directeur de la distribution retail & wholesale pour le marché français. L’intéressé sera basé à Paris et sera rattaché à Gad Amar, directeur distribution pour la région Europe de l’Ouest. Sa nomination sera effective entre fin avril et début mai 2023. «La nomination de Stéphane Vonthron marque une étape importante dans notre développement commercial sur les segments retail et wholesale en France, et reflète notre engagement à rester au plus près de nos clients et répondre à leurs besoins précis», commente Gad Amar. Natixis IM a pour ambition de maintenir sa forte présence sur le marché institutionnel français et d’intensifier ses efforts sur les marchés retail et wholesale, notamment au travers de partenariats stratégiques de distribution. Il s’agit de déployer une stratégie de développement à la fois sélective et diversifiée, en s’appuyant sur les expertises phares de son réseau d’affiliés, explique un communiqué. Stéphane Vonthron vient de JP Morgan Asset Management où il était directeur distribution retail pour le marché français et directeur exécutif de la distribution pour JP Morgan AM en France. Il avait débuté sa carrière en 2005 en tant que commercial (pour distribution de tiers) au sein de la Financière de l’Echiquier. De 2007 à 2012 il contribue au développement de la clientèle institutionnelle et en 2013 il devient Directeur Distribution Wholesale. En 2014, il rejoint JP Morgan Asset Management.
Le Credit Suisse a annoncé, ce 9 février, qu’il avançait dans le processus de scission de CS First Boston en acquérant The Klein Group pour 175 millions de dollars, qui seront payés sous la forme d’une note convertible. Le groupe a nommé Michael Klein au poste de Chief Executive Officer de la banque et de la région Amériques, ainsi que CEO désigné de CS First Boston. Le Credit Suisse précise qu’il garderait le contrôle de la structure de CS First Boston.
Abrdn est devenue la société britannique la plus «shortée», les hedge funds comme Point72 et CItadel continuant à parier sur une chute du cours de l’action, rapporte Financial News. Les grands investisseurs vendent à découvert 6,2 % des actions d’Abrdn, selon Short Tracker, qui suit les positions à découvert quotidiennes publiées auprès de la Financial Conduct Authority.
Third Point a pris une participation dans Salesforce, selon des sources proches du dossier citées par le Wall Street Journal. Il s’agit du cinquième investisseur activiste connu à avoir une position dans le capital de la société de logiciels, après Elliott Investment Management, Starboard Value, ValueAct Capital Partners et Inclusive Capital. Third Point a l’habitude de prendre des participations dans de grandes sociétés et réclamer des changements. La taille de la position dans Salesforce et ses projets ne sont pas connus.
Brookfield AM a annoncé le lancement d’un fonds de dettes d’infrastructures à destination de la clientèle privée, via sa plateforme Brookfield Oaktree Wealth Solutions. Ce véhicule, dénommé Brookfield Infrastructure Income, a levé 1 milliard de dollars d’encours. Il est distribué en Europe et en Asie Pacifique, selon un communiqué de presse.
La consolidation du secteur des services aux fonds d’investissement et gestionnaires d’actifs se poursuit. FNZ, un fournisseur de services et de plateformes d’investissement en gestion de patrimoine, a annoncé, ce mercredi, l’acquisition d’International Fund Services & Asset Management (Ifsam), une société de services aux fonds établie au Luxembourg. Ifsam travaille pour près de 300 sociétés de gestion et une trentaine de distributeurs. L’entreprise commercialise entre autres des services de dépositaire et d’exécution d’ordres aux fonds de ces sociétés. Cette acquisition doit encore être validée par le régulateur des marchés financiers luxembourgeois CSSF. FNZ entend faire du Luxembourg « son centre d’excellence pour la distribution de fonds et les services de dépositaireen Europe», indique un communiqué de la société, qui administre 1.500 milliards de dollars d’encours. A l’instar d’autres acteurs comme Apex Group, FNZ fait partie des grands consolidateurs du secteur des services aux fonds et aux gestionnaires d’actifs. En janvier, la firme a acquis Fondsdepot Bank, une plateforme allemande de négociation et de conservation de titres pour fonds d’investissement. Un marché où elle était implantée depuis l’acquisition de la plateforme ebase en 2019. Mi-janvier, FNZ a également racheté YieldX, qui fournit des solutions d’indexation directe en marque blanche sur la gestion obligataire. En 2022, FNZ avait acquis deux sociétés suisses- la wealthtech Diamos et la firme technologique spécialisée sur les banques privées New Access – ainsi qu’une plateforme sud-africaine de services aux gestionnaires d’actifs et de fortune Silica. En outre, la société avait réalisé des investissements dans d’autres sociétés de l’écosystème des services aux fonds et tissé divers partenariats dont un avec Clearstream. FNZ a été fondé en 2003 en Nouvelle-Zélande par Adrian Durham, un ancien de Credit Suisse NZ devenu First Capital NZ par la suite. L’entreprise travaille avec plus de 8.000 sociétés impliquées dans la gestion de patrimoine dont Barclays, Vanguard ou encore BNP Paribas Cardif. La croissance de la firme est soutenue par plusieurs institutionnels dont la Caisse de dépôt et de placement du Québec (CDPQ), le fonds souverain singapourien Temasek ou encore le Canadien CPP Investments.
Le tierce partie marketeur MyFunds Office vient de nouer un partenariat de distribution avec le gérant chilien Moneda, a appris NewsManagers. Le contrat couvre la France, la Belgique, le Luxembourg, et Monaco, et concernera les investisseurs institutionnels, les banques privées, et les family offices. Le TPM va distribuer les trois fonds de la maison : Moneda Latin America Equities Fund Moneda Latin America small cap fund Moneda LATAM Corporate Credit Fund. Moneda a été créé en 1984, et compte neuf milliards d’euros d’encours sous gestion.