La France s’est souvent distinguée par sa faculté à faire de l’exception. A commencer par l’exception orthographique ou l’exception culturelle. Il ne faudrait toutefois pas oublier qu’elle a également su en créer une dans l’univers des placements financiers. On pense naturellement à l’assurance vie, ce produit sans équivalent tant sur le plan fiscal que successoral, en dépit des multiples entailles réalisées par nos gouvernants au cours des 25 dernières années. Dès lors, entreprendre une «normalisation» équivalant à un détricotage d’une partie du produit, dont le succès repose justement sur ses caractéristiques hors normes, se révèle pour le moins périlleux. C’est sans doute ce que doivent penser les techniciens de Bercy, dont la mission est de faire perdre à l’assurance vie son étiquette de placement «bon à tout faire». L’enjeu est de taille puisque concomitamment, cette entreprise doit encourager les assurés à réorienter une partie de leur capital vers des produits d’épargne retraite. Rude tâche d’autant que la très récente flat tax, en supprimant toute distinction en matière de durée de détention sur un contrat, vient de donner un atout supplémentaire à l’assurance vie à un grand nombre d’assurés. C’est donc au moyen d’une garantie en capital modulée favorisant l’investissement que l’on tente de remettre de «l’ordre». Certes, il ne s’agit là que de pistes et de propositions. Il n’empêche. Même si rien n’est gravé dans le marbre, la tendance qui se dessine est nette. Beaucoup plus que la position des assureurs, qui font état d’avis très tranchés et très différents sur le sujet...
Après les dernières évolutions du prélèvement à la source poussé par le gouvernement, l'association Préfon estime que cela va provoquer le tarissement de flux d'épargne estimés à un milliard d'euros en 2018 et 2019.
Selon les résultats de l’édition 2017 de l’observatoire des retraites européennes d’Eres, l’épargne retraite des Français s’élève à 795,4 milliards d’euros en 2016, soit une hausse de 3,6 % par rapport à 2015.
Les Français étant (hyper) sensibles à l’impôt, les pouvoirs publics ont régulièrement appris à en tirer avantage en menant le jeu de la carotte et du bâton. Avec un brio certain d’ailleurs dans le domaine de l’épargne, afin de promouvoir un secteur d’activité, une classe d’actifs ou, à l’inverse, dissuader des excès liés à un trop bon filon. On n’épiloguera pas sur le sujet tant celui-ci est connu de tous. Cela étant, l’imagination étant au pouvoir, il semble que l’on vient de vient de franchir une nouvelle étape en matière de fiscalité. Et qui pourrait faire date. A l’initiative, Bercy. A la manœuvre, les députés de la majorité. Et à l’affiche, le prélèvement à la source, cette sorte de «patate chaude» que les précédents gouvernants ont su transmettre à l’actuelle majorité, et dont après étude, il est promis qu’il entrera en vigueur à compter du 1er janvier 2019. Complexe, la mise en place de ce mode de retenue prévoit une absence de taxation des revenus de 2018. Or un tel dispositif n’est pas sans conséquence pour les épargnants, en cela qu’il dissuade les détenteurs de produits d’épargne retraite comme le PERP, de verser à des fins défiscalisantes la fameuse «année blanche». Consentir une exception aurait naturellement fait des heureux. Mais l’Etat aurait vu en 2019 les épargnants déduire de leurs revenus deux années d’investissement – 2018 et 2019 – et aurait donc fait face à une baisse des recettes fiscales plutôt mal venue par les temps qui courent. La solution a été trouvée à l’Assemblée nationale. Après la fiscalité incitative ou dissuasive, voilà que l’on évolue vers une imposition comportementale. En pratique, sous la forme d’un amendement, il a été proposé que si les cotisations de 2018 sont inférieures à celle de 2017 et 2019, la déduction pour les revenus de 2019 ne concernera que 50% de la moyenne des cotisations de 2018 et 2019. Dans ce contexte, ceux qui n’investiront pas dans leur produit d’épargne retraite l’an prochain ne pourront déduire de leurs revenus de 2019 que la moitié des sommes placées cette même année…
BNP Paribas E&RE a publié la 12ème édition de son baromètre dédié à l’épargne et la retraite en entreprise (ERE) dans lequel il ressort que la majorité des salariés n’a pas une vision claire de leur retraite et des possibilités offertes par l’épargne retraite.
BlackRock vient de publier son Global Investor Pulse, une enquête annuelle sur le comportement d’épargne et d’investissement de 28.000 personnes de 18 pays différents, dont 1 000 Français. Ces derniers se révèlent inquiets pour leur retraite mais baissent les ressources qu’ils y consacrent et diversifient très peu leurs placements.
Avant la mise en place de la grande réforme des retraites promise par Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle et prévue pour 2018, la mission d'évaluation et de contrôle de la sécurité sociale (Mecss) du Sénat a été le théâtre de la présentation d’un rapport d’information sur le «bilan de l’interrégimes en matière de retraite au service des assurés». Il apporte un éclairage sur l’ensemble des actions de simplification menées par le GIP Union retraite depuis sa création en 2003, au premier rang desquelles le droit à l’information retraite.
Faut-il repenser l’épargne retraite ? Le vieillissement de la population entraîne des modifications des politiques économiques et sociales et interfère sur les revenus des retraités. Un séminaire de la Chaire Transitions démographiques, transitions économiques (TDTE), espace de débat et de recherche sur le vieillissement, a fait le point sur cette question le 3 mars
Eres, le spécialiste indépendant en retraite et épargne salariale, annonce qu’il enrichit son espace partenaire en lançant Accords & Contrats, un outil en ligne permettant aux conseillers indépendants, aux courtiers en assurance et aux experts comptables de réaliser eux-mêmes, de façon très simple et sécurisée, leurs actes d’ingénierie en épargne salariale et retraite.