Un jugement fédéral du 29 août a statué en appel que le président Donald Trump n’avait pas le pouvoir d’instaurer une grande partie des taxes douanières mises en place sur les produits importés aux Etats-Unis depuis le mois de janvier. La Cour suprême devra trancher en dernière instance.
La sœur de Javier Milei est impliquée dans une affaire de corruption, alors que des élections ont lieu ce dimanche à Buenos Aires avant le scrutin de mi-mandat en octobre. Les investisseurs, qui ont fait de l’Argentine l’un de leurs principaux paris dans les émergents, se montrent prudents.
Le président américain avait décidé début août de doubler les taxes douanières sur les produits indiens afin de sanctionner le pays pour ses achats de pétrole russe. New Delhi n’a pas fléchi face à cette menace, et tend même à renforcer ses relations avec Moscou et Pékin.
Le comité de politique monétaire de la Reserve Bank of India a maintenu ses taux directeurs, concentrant son analyse sur les conditions économiques domestiques.
A partir du 1er août, les produits brésiliens seront taxés à hauteur de 50%. Une sanction plus politique qu’économique, alors que la première économie d’Amérique latine affiche un déficit commercial avec les Etats-Unis, mais les deux pays s’affrontent sur le terrain agricole. Le real en a durement pâti.
Ces petits Etats, fragiles économiquement et très vulnérables au dérèglement climatique, pourraient bénéficier d’un système mutualisé sous l’égide des banques de développement, afin de libérer des marges budgétaires. Leur accès au marché reste ouvert.
Déjà dans le viseur du FMI, le pays risque gros en suspendant la règle budgétaire visant à assurer la soutenabilité de la dette à long terme. Les émissions de dette vont augmenter avec le risque d’une désaffection des investisseurs et une banque centrale sous pression.
La résilience de l’économie, grâce notamment au secteur agricole, a permis aux actifs de rebondir, aidés par l’accalmie sur les tarifs douaniers, mais elle ne semble pas durable. Les conditions monétaires restrictives et la consolidation budgétaire commencent déjà à peser sur l’activité manufacturière.
Les investisseurs institutionnels membres de la Plateforme de Hambourg pour le développement durable signent une déclaration d’intention pour supprimer les obstacles au financement à grande échelle du développement durable dans les pays émergents.
Le candidat d'opposition Karol Nawrocki a remporté l'élection contre Rafal Trzaskowski, le maire libéral de Varsovie et allié du gouvernement dirigé par Donald Tusk. L'indice boursier polonais recule.
La deuxième économie d’Amérique latine a émis sa première obligation en dollars depuis sept ans avec un coupon de près de 30%, ce qui témoigne encore d'une certaine prudence des investisseurs.
Le maire centriste de Bucarest Nicusor Dan a remporté une large victoire surprise face au candidat pro-Trump. La monnaie, le leu, se reprend, de même que les obligations souveraines. Le nouveau président va désormais devoir nommer un premier ministre.
Les places boursières chinoises ont rebondi, profitant du moratoire sur les tarifs douaniers, après avoir été portées par le pivot budgétaire, le soutien de Pékin au marché et l’engouement pour les valeurs technologiques. Faiblement valorisé, le marché reste volatil.
La devise s’est appréciée de plus de 7%, en partie en raison de la faiblesse du dollar, mais aussi parce que Mexico a adopté une stratégie constructive avec Washington. La négociation de l’accord de libre-échange USMCA pourrait avoir lieu dès la fin de cette année.
L’Inde et le Pakistan doivent désormais négocier les prochaines étapes après cette trêve. Les actions, les obligations souveraines et les devises intègrent cette accalmie dans le conflit le plus dur entre les deux pays depuis 25 ans.
L’arrivée en tête du candidat d’extrême droite au premier tour de la présidentielle roumaine, avec la crainte d'un nouveau dérapage des finances du pays, a provoqué une fuite de capitaux, une forte dépréciation de la devise et l’intervention de la banque centrale. En attendant le second tour le 18 mai.
L’endettement mondial a atteint au premier trimestre un nouveau record à près de 325.000 milliards de dollars. Et cette accumulation n’est pas près de s’arrêter, notamment outre-Atlantique.