Pendant que la France offre le lamentable spectacle de son irresponsabilité budgétaire, l’Argentine vote à nouveau Javier Milei, l’homme qui veut tronçonner la dépense publique. Et si nos dirigeants politiques méditaient le contre-exemple du déclin séculaire argentin ?
Alexandre Garabedian, directeur de la rédaction de L'Agefi
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Il était une fois un pays qui connut ses Trente Glorieuses, se hissa au rang des nations les plus riches et puissantes du globe et devint un pôle d’attraction universel pour tous ceux qui cherchaient la gloire et la fortune. Puis un jour, il emprunta la voie du déclin. En restant aveugle aux évolutions du monde, en subventionnant la rente plutôt que les dépenses d’avenir, en embrassant un dirigisme d’Etat inefficace sous couvert de justice sociale, il obtint précisément ce qu’il croyait éviter : l’explosion de la dette et du déficit, la paupérisation des classes moyennes, l’affaiblissement des institutions et le triomphe des corporatismes et des castes.
Alors, ce dimanche, pour la deuxième fois en deux ans, la France, pardon l’Argentine, a donné une nette victoire au libertarien Javier Milei. «El Loco» est toujours aussi outrancier et démagogue, et ne doit d’avoir évité une nouvelle crise du peso ces dernières semaines qu’au soutien financier de l’administration Trump. Mais dans un pays qui n’a plus rien à perdre, qui a déjà connu la dictature et la faillite, élire un dirigeant qui fait ce qu’il dit et surtout prend le contrepied de décennies de péronisme passe pour un moindre mal.
Borges qualifiait ses compatriotes d’Italiens qui parlent espagnol, pensent en français et aimeraient être Anglais. Pour paraphraser l’écrivain, les Français de 2025 ressemblent beaucoup à des Soviétiques qui souhaiteraient consommer comme des Américains. Pendant que les derniers vainqueurs de la Coupe du monde de football confient leur destin à l’homme à la tronçonneuse, leurs adversaires malheureux présentent au monde le lamentable spectacle de leur irresponsabilité budgétaire. La discussion autour du projet de loi de finances 2026 n’offre pas l’amorce d’une réflexion sur l’hypertrophie de la dépense publique, ni sur les réformes qui permettraient d’accroître la richesse et donc les recettes. Seulement une farandole de mesures toutes plus économiquement absurdes les unes que les autres, mais nimbées de justice fiscale, l’alibi de ceux qui organisent la spoliation des actifs et des épargnants.
Le déclassement séculaire de l’Argentine devrait faire méditer ce qu’il reste de dirigeants responsables sur cette rive de l’Atlantique. Une fois la pente dévalée, ni les hommes providentiels à la Carlos Menem, ni les technocrates façon Mauricio Macri ne parviennent à la remonter. Et c’est à coups de tronçonneuse qu’il faut sauver ce qui peut encore l’être. Encore quelques trimestres d’incurie politique, et nous pourrons reprendre à notre compte une vieille boutade bien connue à Buenos Aires : comment se suicide un Argentin ? En se jetant du haut de son ego.
Le candidat de droite est arrivé, contre toute attente, largement en tête du premier tour du scrutin présidentiel. Il affrontera l’héritier de l’actuel président Gustavo Preto au second tour, avec une longueur d’avance. Cela rassure les investisseurs qui misent sur un redressement budgétaire et une amélioration des relations avec Washington.
La neuvième édition du sommet Choose France, et la dernière sous la houlette d’Emmanuel Macron, a récolté un montant total record de 93 milliards d’euros de promesses d’investissements. Au fil des ans, le rendez-vous est parvenu à séduire les investisseurs internationaux. Mais pour des projets qui ne se concrétiseront qu’à moyen ou long terme.
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Le fonds coté multi-actifs géré activement vise à offrir une diversification du capital à long terme, au-delà des actions et obligations traditionnelles.
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