L’appétit des investisseurs en ETF pour les actions émergentes se confirme
La collecte des ETF européens a dépassé 6,7 milliards d’euros la semaine dernière, dont plus de 2,5 milliards pour les indices actions les plus diversifiés géographiquement.
Les ETF répliquent la performance d'un indice
-
DR
Après s’être focalisés sur les actions européennes au premier semestre, puis être revenus sur la cote américaine cet été, les investisseurs européens en ETF semblent jouer, depuis plusieurs semaines, la carte de la diversification géographique vers les marchés émergents. Selon les chiffres de Trackinsight, les véhicules dédiés à cette classe d’actifs ont successivement capté 650 millions d’euros la semaine du 20 octobre, puis 725 millions la suivante et finalement 1 milliard la semaine dernière. Depuis le début de l’année, leur collecte s’approche des 16 milliards d’euros, contre près de 33 milliards pour les actions américaines et 48 milliards pour l’Europe (au sens large).
Cette préférence pour la diversification géographique continue en outre de se matérialiser au travers de leurs allocations aux indices les plus larges, qu’ils couvrent ou non les pays émergents. La semaine dernière, les ETF adossés aux actions de pays développés ont attiré pas moins de 2,1 milliards d’euros, auxquels s’ajoutent ceux focalisés sur des indices de type ACWI (all-country world index) qui captent 530 millions supplémentaires. Deux catégories qui collectent sur l’année respectivement 51 et 25 milliards d’euros.
Sur le segment obligataire, ce sont les véhicules dédiés à la dette d’entreprise qui tirent leur épingle du jeu, avec 1,1 milliard d’euros dont 1 milliard pour les émetteurs les mieux notés. La dette souveraine doit se contenter de 350 millions. A la différence des marchés actions, les risques émergents ne séduisent pas les investisseurs obligataires qui retirent 150 millions d’euros des ETF de dette émergente, pour des flux annuels qui ne dépassent pas 2,7 milliards.
Enfin, l’hémorragie des produits cotés indexés sur le cours de l’or semble quelque peu se tarir la semaine dernière : après plusieurs semaines à plus d’un milliard d’euros de rachats, la classe d’actifs limite les sorties à 130 millions, presque compensées par des entrées nettes pour les véhicules ciblant l’argent, qui attirent 100 millions.
Pour renforcer sa sécurité économique, l’Europe cherche à diversifier ses sources d’approvisionnement et à nouer de nouveaux partenariats. Elle doit notamment signer une alliance commerciale renouvelée avec le Mexique.
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
22 mai 2026 à 7:45 AM
·
Simon Nessmann
Contenu de nos partenaires
PARTENARIAT
Par Principal AM
À la croisée de l’immobilier et des infrastructures : l’évolution de l’investissement dans les data centers
PARTENARIAT
Par Visa
« Dans le secteur bancaire, les systèmes cloud pourront répondre aux nouvelles exigences de marché »
PARTENARIAT
Par Alteryx
« Il faut connecter la data, les métiers et l’intelligence artificielle »
PARTENARIAT
Par Coface
« Coface un dispositif de Back Up Servicing robuste au service de la sécurisation des opérations de titrisation »
PARTENARIAT
Par BNP PARIBAS AM
Combiner des perspectives pour naviguer dans la volatilité
PARTENARIAT
Par Natixis Investment Managers
Analyser la dynamique du marché obligataire grâce à Loomis Sayles & Company
PARTENARIAT
Par SCHRODERS
Les mégatendances propulsent la dette infrastructure au premier plan
Anis Ayari : « Ce qu'on demandait aux juniors, à savoir des tâches répétitives, de la mise en forme de code, de la documentation, la technologie peut le faire aujourd'hui »
Le Comité Colbert investit le Shed de New York avec soixante-cinq maisons françaises, Dinh Van intègre la perle d'Akoya à son iconique Maillon, Breitling ressuscite sa Chronomat avec des lignes épurées… La rédaction vous livre un florilège des dernières actualités lifestyle.
Les Etats membres s’émeuvent, les industriels concernés aussi, mais la Commission n’en a cure : elle ne souhaite pas modifier un calendrier et des critères très contraignants