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La dette des marchés émergents résiste mieux que celle des pays développés
La dette des marchés émergents a fortement rebondi en avril, se remettant rapidement de la brève vague de ventes de mars déclenchée par le conflit au Moyen-Orient. Ce rebond généralisé, aussi bien sur les segments en devises fortes qu’en devises locales, illustre la résilience de cette classe d’actifs face à un contexte mondial difficile, caractérisé par des risques géopolitiques persistants et des pressions à la hausse continues sur les rendements des obligations d'État des marchés développés.
Les conditions sont réunies pour que cette tendance positive se poursuive, en particulier pour la dette locale des marchés émergents et les obligations à haut rendement libellées en dollars : ces deux segments semblent bien placés pour atteindre nos rendements attendus de 10 à 12 % à l’horizon 2026, soutenus par une combinaison de facteurs.
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D’un point de vue conjoncturel, tout d’abord, l’impact économique de la crise au Moyen-Orient sur les marchés émergents devrait être gérable, à condition que, comme nous le prévoyons, la récente désescalade entre les États-Unis et l’Iran conduise à la réouverture du détroit d’Ormuz dans les prochaines semaines. La guerre est en passe de réduire de 0,5 à 1 point de pourcentage la croissance du PIB des marchés émergents, sous l’effet d’une baisse de la consommation (-0,6 point) due à la hausse des prix et à la destruction de la demande, ainsi que de la détérioration du commerce net (-0,4 point) liée à l’augmentation des coûts d’importation de l'énergie. Mais la solidité des balances des paiements aide globalement les marchés émergents à absorber assez bien le choc.
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La crédibilité des banques centrales se renforce
D’un point de vue structurel ensuite, la crédibilité des banques centrales des marchés émergents s’est globalement renforcée au cours de la dernière décennie. Plutôt que d’être contraintes de resserrer leur politique monétaire de manière agressive, comme ce fut le cas lors des chocs précédents, de nombreuses banques centrales des marchés émergents semblent avoir gagné le droit de marquer une pause, certaines pouvant même reprendre très prochainement leurs cycles d’assouplissement lorsque les pressions sur les prix de l’énergie commenceront à s’atténuer.
Enfin, la résilience récente des actifs des marchés émergents a confirmé que ces économies sont moins dépendantes des flux de capitaux extérieurs volatils qu’au cours des cycles précédents, ce qui réduit leur vulnérabilité aux chocs extérieurs. À cet égard, la dette des marchés émergents reste sous-représentée dans les portefeuilles, malgré une reprise progressive des entrées de capitaux au cours de l’année écoulée.
Inflation dans les marchés émergents et taux d’intérêt réels
Sources: Schroders Economics Group, LSEG Data & Analytics – 31 mars 2026. 1Principales économies émergentes équipondérées.
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