La Banque centrale européenne va renouveler quatre des six membres de son «executive board» entre mai 2026 et décembre 2027, avec notamment d’importants enjeux de politique monétaire.
Entre la stabilité institutionnelle de la France et l’amélioration de sa trajectoire budgétaire, le cœur des investisseurs balance. D’où la réaction modérée du marché à l’hypothèse d’une suspension de la réforme des retraites de 2023, présentée comme la dernière chance d'éviter la dissolution.
Le pays entre dans une nouvelle phase d’incertitude politique suite à la démission du premier ministre Sébastien Lecornu. De nouvelles élections deviennent de plus en plus probables, mais elles ne résoudront pas les problèmes budgétaires. Les taux français sont passés lundi matin au-dessus des taux italiens.
Le Conseil des ministres italien a approuvé jeudi le Document de planification des finances publiques, et va pouvoir s’atteler à proposer un budget pour amener le déficit public en dessous de 3% en 2026. Avec cependant le défi de soutenir une croissance économique structurellement faible.
L'indice PMI composite pour la zone monétaire est conforme à la première estimation publiée en septembre et fait ressortir une légère expansion. La France reste en retrait.
Les Etats-Unis subissent leur premier blocage administratif depuis 2018-2019 et le mandat initial de Donald Trump. Avec de possibles conséquences économiques et politiques plus importantes que d’habitude si cette fermeture devait durer trop longtemps.
Cette hausse de l’inflation annuelle de 2% en août à 2,2% en septembre devrait conforter la Banque centrale européenne dans son argumentation en faveur d’un statu quo sur les taux le 30 octobre prochain. Les risques à six mois sur l’inflation sous-jacente via les services et les salaires semblent néanmoins plutôt baissiers.
Le «shutdown» qui se présente faute de pouvoir voter un budget annuel avant la fin de l’exercice fiscal le 30 septembre n’inquiète pas les marchés. Il semble pourtant plus problématique que les précédents car l’administration Trump menace de procéder à des licenciements massifs.
La hausse des prix aux Etats-Unis mesurée par l’indice PCE n’a que légèrement accéléré en août malgré les droits de douane, ce qui conforte les espoirs d’un nouvel assouplissement monétaire de la Fed. Les dépenses de consommation surprennent encore, mais avec plusieurs signaux étranges.
Les pessimistes craignent qu’une diminution de la population entraîne une stagnation de l’économie et du progrès, en plus de déséquilibres pour les systèmes de retraites et de sécurité sociale. Les optimistes estiment que la diminution du nombre d’enfants pourrait se traduire par une réallocation différente des ressources.
Les pays émergents connaissent autant que les pays avancés une baisse du taux de fécondité. Les projections de l’Organisation des Nations unies (ONU) et d’autres groupes de chercheurs mettent de plus en plus l’accent sur l’accélération du vieillissement de la population mondiale.
L'endettement global a progressé au premier semestre 2025 au même rythme que pendant la crise Covid, pour atteindre 337.800 milliards de dollars. Il devrait continuer d’augmenter au vu des besoins énormes de financement.
La croissance mondiale attendue en 2025 progresse de 0,3 point par rapport à la modélisation de juin, grâce à davantage d’anticipations de la part des acheteurs, aux investissements dans l'IA et aux coups de pouce budgétaires en Chine.
Le secteur privé de la zone monétaire est de nouveau en croissance au mois de septembre. Les indices PMI pour la période dépassent les prévisions en dépit de chiffres inférieurs aux attentes dans l’Hexagone. Le secteur manufacturier reste le principal point noir.
Les déséquilibres des balances courantes reflètent avant tout des disparités structurelles entre les niveaux d’épargne et d’investissement, souligne Isabelle Job-Bazille, directrice des études économiques du groupe Crédit Agricole.
Entre de bonnes récoltes et une faible demande, les prix du blé varient dans des fourchettes plus resserrées, indépendamment des tensions géopolitiques et commerciales, et restent globalement plutôt tirés vers le bas par des prix du maïs.
La hausse des droits de douane est perçue comme un facteur d'inquiétude, mais limité. Seules 2% des ETI interrogées en août dans le cadre du baromètre de confiance Grant Thornton font état d’un impact fort sur leur activité.
Les flux attendus ou déjà constatés de gaz naturel liquéfié en provenance des Etats-Unis vers l’Europe et de Russie vers la Chine ont permis de stabiliser les prix, malgré des stocks très en retard pour la saison.