L'activité du secteur privé dans la zone euro a accéléré sa croissance en octobre, selon les données provisoires publiées vendredi par S&P Global et la Hamburg Commercial Bank. L'Hexagone reste en difficulté.
En l’absence de données publiques à cause du «shutdown» de l'administration américaine, les enquêtes privées et l’analyse des données alternatives ne permettent pas de conclure à une dégradation marquée de l’économie.
La devise helvétique assume chaque mois un peu plus son statut de «valeur refuge». Mais face aux craintes du gouvernement pour les exportations et la croissance, certains analystes estiment que la Banque nationale suisse (BNS) pourrait, à défaut de baisser un taux directeur déjà revenu à 0%, intervenir plus directement sur les changes.
Persuadés de leur force, les partis démocrates et républicains jouent la montre malgré ce blocage de l’administration fédérale aux Etats-Unis. Tout en sachant que le coût pour l’économie américaine commencera surtout à augmenter à partir de novembre.
Ce phénomène appelé «debasement», qui est la dépréciation d'une monnaie en raison d'importants déficits et dettes, inquiète nombre d’investisseurs qui se réfugient dans l’or, mais aussi dans les cryptomonnaies, pour certains. Un risque surestimé, pour d’autres.
La croissance des pays émergents reste soutenue mais de premiers signes de modération inquiètent l’institution de Washington qui anticipe un ralentissement plus marqué en 2026.
Les économistes du Conseil d’analyse économique ont présenté 170 mesures pour stabiliser la dette publique, une «boîte à outils» pour éclairer le débat public «autour d’ordres de grandeur réalistes et prudents», et inscrire cet effort de consolidation dans une perspective pluriannuelle.
Le Fonds relève les risques liés à la complaisance des marchés mondiaux, notamment dans la tech américaine, mais également de l’interconnexion entre les établissements financiers non bancaires, peu régulés, et les banques, notamment dans la dette privée.
L’institution de Washington anticipe une croissance mondiale de 3,2% cette année alors que l’impact des droits de douane a été plus faible que prévu, tandis que les conditions financières sont encore favorables. Mais les risques restent nombreux, notamment les relations entre Washington et Pékin, avec la crainte de chocs non négligeables.
La croissance se fait attendre outre-Rhin. Le sentiment général plutôt positif autour des plans de relance budgétaire historiques ne se manifeste pas encore dans l’économie. Le quatrième trimestre 2025 pourrait en voir les premiers effets, sans certitude.
Démocrates et républicains restent dans une impasse, sans parvenir à se mettre d’accord pour voter au Sénat une résolution temporaire qui, faute de budget, permettrait de débloquer la fermeture des administrations fédérales aux Etats-Unis.
La Banque centrale européenne va renouveler quatre des six membres de son «executive board» entre mai 2026 et décembre 2027, avec notamment d’importants enjeux de politique monétaire.
Entre la stabilité institutionnelle de la France et l’amélioration de sa trajectoire budgétaire, le cœur des investisseurs balance. D’où la réaction modérée du marché à l’hypothèse d’une suspension de la réforme des retraites de 2023, présentée comme la dernière chance d'éviter la dissolution.
Le pays entre dans une nouvelle phase d’incertitude politique suite à la démission du premier ministre Sébastien Lecornu. De nouvelles élections deviennent de plus en plus probables, mais elles ne résoudront pas les problèmes budgétaires. Les taux français sont passés lundi matin au-dessus des taux italiens.
Le Conseil des ministres italien a approuvé jeudi le Document de planification des finances publiques, et va pouvoir s’atteler à proposer un budget pour amener le déficit public en dessous de 3% en 2026. Avec cependant le défi de soutenir une croissance économique structurellement faible.
L'indice PMI composite pour la zone monétaire est conforme à la première estimation publiée en septembre et fait ressortir une légère expansion. La France reste en retrait.
Les Etats-Unis subissent leur premier blocage administratif depuis 2018-2019 et le mandat initial de Donald Trump. Avec de possibles conséquences économiques et politiques plus importantes que d’habitude si cette fermeture devait durer trop longtemps.
Cette hausse de l’inflation annuelle de 2% en août à 2,2% en septembre devrait conforter la Banque centrale européenne dans son argumentation en faveur d’un statu quo sur les taux le 30 octobre prochain. Les risques à six mois sur l’inflation sous-jacente via les services et les salaires semblent néanmoins plutôt baissiers.