L’endettement mondial a atteint au premier trimestre un nouveau record à près de 325.000 milliards de dollars. Et cette accumulation n’est pas près de s’arrêter, notamment outre-Atlantique.
Alors que le président Donald Trump ne cesse de réclamer des baisses de taux, les traders obligataires se sont plutôt rangés du côté de Jerome Powell et d’un discours d’attente face au risque d’inflation.
Les données publiées vendredi avec 177.000 créations d’emplois sont encore bonnes de prime abord. Mais elles devraient se détériorer une fois que les biais statistiques auront fini de les déformer.
Les publications économiques du premier trimestre ont plutôt agréablement surpris mercredi, bien que montrant une zone euro toujours au ralenti. Les données n'intègrent cependant pas encore les effets directs de la mise en œuvre des futurs droits de douane par l’administration Trump, ni ceux de l’incertitude induite avec ses revirements multiples.
La publication du PIB négatif à -0,3% en rythme trimestriel annualisé a pu surprendre. Mais elle résulte surtout des importations massives par anticipation des droits de douane. Les effets négatifs de la politique de l’administration Trump sur l’inflation et sur l’emploi se verront à bien plus long terme. Ou peut-être pas.
La publication mercredi de la croissance trimestrielle aux Etats-Unis devrait afficher un ralentissement, mais ne présage pas vraiment de la suite, pleine d’incertitudes. Un retour rapide à la situation d’avant février 2025 semble cependant difficile.
Le mot d’ordre «sell-America» est dans toutes les bouches, mais les investisseurs n'ont opéré jusqu’à présent que des réajustements plus ou moins mineurs liés à leur surpondération de longue date sur les actifs américains. Des changements plus structurels seraient plus lents, ne serait-ce que pour des questions de liquidité.
En pleine partie de jeu de go commercial avec Washington, le Politburo du Parti communiste chinois a donné son feu vert. La réunion, dédiée à l’analyse de la situation économique, était présidée par Xi Jinping.
Pour le métal orange, les dynamiques micro et macro évoluent dans des directions opposées, mais pour la même raison liée aux droits de douane à venir sur les importations américaines. Les flux accélérés vers les Etats-Unis par anticipation de ces mesures créent des tensions sur les prix globaux, tandis que les craintes de ralentissement économique devraient calmer la demande à terme.
Les spécialistes de Bloomberg Economics ont développé, à partir de deux modèles préexistants, un nouvel indice permettant de mesurer ce degré d’indépendance. Et ces approches valorisent particulièrement les institutions du Vieux Continent.
D’après la mise à jour des projections pluriannuelles de l'institution internationale, les comptes publics devraient notamment se dégrader aux Etats-Unis, en Chine, et en France.
La guerre douanière met aussi la pression sur les intermédiaires de la dette, qu'il s'agisse des banques, des fonds de crédit, ou encore des teneurs de marché de titres souverains américains.
En imposant des droits de douane élevés, le nouveau président des Etats-Unis a proposé une politique en rupture avec le passé. De quoi inquiéter les marchés passés en peu de temps d’un sentiment d’«exceptionnalisme américain» à des préoccupations croissantes concernant le risque de récession aux Etats-Unis et un ralentissement notable de la croissance mondiale.
L'indice PMI composite de la zone monétaire s'approche du seuil de 50 en avril, à un plus bas de quatre mois. Outre-Rhin, il a basculé en zone de contraction.
L'institution révise sévèrement sa projection de croissance. Les droits de douane de Donald Trump devraient coûter un point de croissance aux Etats-Unis, et un demi-point au niveau mondial.
En parallèle des données finales d’Eurostat sur l’inflation, l’enquête trimestrielle de la Banque centrale européenne (BCE) indique que les banques de la zone euro restreignent l’accès au crédit aux entreprises en raison de la hausse des risques économiques. De quoi donner un coup de pouce aux gouverneurs accommodants qui voudront baisser davantage les taux.
Outre-Rhin, l'attente pour un accord de gouvernement aura finalement été de courte durée. Les partis signataires, conservateurs CDU-CSU et sociaux-démocrates du SPD, ont souligné «les défis historiques» auxquels le pays est confronté. Relancer l’économie par une politique budgétaire inhabituellement expansionniste, et ainsi espérer repousser la montée de l’extrême droite.
L’inflation a diminué au Royaume-Uni, contre toute attente, en mars, à 2,6% sur un an, au plus bas depuis trois mois. Même si elle devrait rebondir, la banque d'Angleterre devrait baisser ses taux lors de sa prochaine réunion en mai.