La banque centrale américaine a maintenu mercredi ses taux directeurs inchangés, dans une fourchette de 3,5% à 3,75%, à l'issue d'un vote à neuf voix contre trois en faveur d'une hausse immédiate.
La première sous-gouverneure a été nommée par intérim, mais les investisseurs scrutent la désignation du successeur de Perry Warjiyo. Elle sera considérée comme un révélateur du niveau d’indépendance à venir de la banque centrale.
La devise nippone est au plus bas depuis 40 ans, malgré des interventions massives. La Banque du Japon ne semble pas en mesure d’y remédier de façon crédible. Les écarts de taux encouragent toujours plus les stratégies de portage sur les marchés mondiaux, avec les risques qu'un débouclage soudain comporterait.
Les fonds spéculatifs ont porté leurs positions courtes nettes sur le dollar néo-zélandais à un niveau record depuis 2006. Un mouvement démontrant un certain pessimisme sur l’économie locale qui surprend.
Les anticipations d’inflation à long terme des ménages japonais ont atteint un plus haut depuis 2006. Mais on sait que ces anticipations montent le plus souvent avec le constat de la hausse des prix au quotidien, notamment des prix de l’énergie et de l’alimentation. Le débat reste ouvert sur l’évolution des prix au Japon à long terme.
Après cette hausse, la première en trois ans et demi, l'autorité monétaire a prévenu que d'autres augmentations étaient au programme en raison de la forte croissance et d'une inflation élevée enregistrées par le pays. La réglementation sur les ETF à levier est par ailleurs durcie.
Le nouveau président de la Fed a annoncé jeudi la liste des responsables des cinq groupes de travail chargés d’examiner une nouvelle approche de la banque centrale sur les aspects clés de sa politique monétaire. Dont Mervyn King, ancien gouverneur de la BoE, et l'investisseur Marc Andreessen.
En dépit des rumeurs d’une possible intervention sur les marchés de changes, la devise japonaise reste très faible en lien avec la politique monétaire du Japon et l'écart avec les taux américains.
Une dizaine de banques centrales (Afrique du Sud, Indonésie...) ont depuis le début du mois de mars augmenté leurs taux directeurs, estime Julien Marcilly, chef économiste de Global Sovereign Advisory. Les marges de manœuvre pour faire machine arrière s'annoncent étroites.
Alors que la Banque Populaire de Chine vient de prendre de nouvelles mesures pour favoriser l’utilisation du yuan à l’international, les échanges via Shanghai sont déjà en hausse et devraient permettre le rapprochement entre yuan onshore et offshore.
Le Forum de Sintra 2026 était organisé de manière à ne pas trop aborder les évolutions des politiques monétaires. Malgré cette volonté de la Banque centrale européenne (BCE) de rester discrète sur ce sujet, les débats en coulisses sont régulièrement revenus dessus.
Pas à pas, la Chine s’insère dans les marchés financiers internationaux. Elle vient ainsi de prendre de nouvelles mesures de politique monétaire qui ouvrent l’usage de sa monnaie et alignent les pratiques de la PBoC sur celles des autres grandes banques centrales.
L’indice des prix s’est stabilisé sur un mois en Suisse en juin, et progresse de seulement 0,5% sur un an, tandis que l’inflation sous-jacente demeure limitée à 0,3%, l’un des niveaux les plus faibles du monde développé.
Le principal panel du Forum de Sintra 2026 a tout de même été l’occasion pour Christine Lagarde (BCE) comme pour Kevin Warsh (Fed) de reconnaître un recul des anticipations d’inflation depuis leurs dernières réunions monétaires. Sans pour autant faire bouger les anticipations de hausses de taux.
C’est un plan de 2.300 milliards de dollars qui devrait s’étaler sur 14 ans et qui mise sur l’intelligence artificielle, les semi-conducteurs, la robotique, la défense… L’Etat devrait en financer une petite moitié, le reste viendrait du privé. Les investisseurs sont partagés.
L'autorité monétaire du pays se dote d’un nouveau taux repo pour mieux gérer les conditions de liquidité et se rapprocher des modèles des autres grandes banques centrales.
Par sept voix contre deux, le comité de politique monétaire de la BoE a maintenu son taux à 3,75%. Il a préféré ne pas anticiper les effets de second tour du choc énergétique, notamment à cause des taux d’intérêt bancaires déjà élevés.
L'institution monétaire a opté une nouvelle fois pour le statu quo à sept votes contre deux mais elle se tient prête à agir pour réduire l'inflation. Elle a toutefois revu à la baisse ses prévisions de hausse des prix pour la fin de l'année.
La récente hausse de l’inflation jusqu’à 0,6% sur un an alimentée par la guerre en Iran n’a pas un effet comparable au risque mesuré chez d’autres économies. Les anticipations d’inflation à venir restent également très contenues, a estimé la BNS.