Services à la personne: moins de particuliers employeurs mais plus de micro-entreprises
Les services à la personne profitent-ils plus aux entreprises qu’aux particuliers employeurs? Les derniers chiffres publiés par la Dares, en lien avec le Ministère du Travail, indiquent que l’activité est en baisse. En 2015, 863 millions d’heures ont été rémunérées au titre des services à domicile. Ce qui représente une baisse de 1,6%, contre 1,2% en 2014. «Le nombre d’heures dans ce secteur recule depuis 2011 après une croissance soutenue durant les années 2000», précise la Dares. L’effectif global des intervenants au domicile des particuliers est estimé à 1,23 million de personnes au deuxième trimestre 2015 (en baisse de 1,6% par rapport au même trimestre 2014). Côté particuliers employeurs, les heures rémunérées ont diminué de 3,3%. Elles avaient déjà reculé de 2,5% en 2014. Néanmoins, il reste un mode de recrutement prédominant puisqu’il représente 57% des heures rémunérées de services à la personne en 2015.
Toutefois, dans le même temps, l’activité de services recourant à des prestataires employés par des entreprises privées «croît à un rythme élevé. Elle représente 126 millions d’heures rémunérées, en hausse de 7,4%. La part de marché des entreprises privées est passée ainsi de 32% en 2014 à 34% en 2015», précise la Dares. Les heures rémunérées en mode prestataire sont pour 62% des heures d’aide aux personnes âgées et/ou handicapées. 34% concernent d’autres activités domestiques comme l’aide au ménage, le repassage, le bricolage et le jardinage. 5% concernent la garde d’enfants. En 2015, 19.480 entreprises privées exerçaient une activité de service à la personne. «Le développement des micro-entrepreneurs, dont le nombre a crû de 8% entre 2014 et 2015, contribue pour 64% à cette hausse», indique la Dares. Il y avait 7.920 microentreprises en 2015 qui représentent 41% des entreprises privées du secteur et 30% des organismes de services à la personne.
Plus d'articles du même thème
-
La trésorerie prend du galon dans un monde commercial chahuté
L’enquête annuelle "Future of trade" de la banque internationale Standard Chartered table sur une intégration croissante payante des fonctions trésorerie et chaîne d’approvisionnement. -
La BCE attise la flambée des taux
Lors d'une journée de tensions accrues sur le pétrole au Moyen-Orient, les marchés n’ont entendu que le risque haussier pour l’inflation dans la présentation de Christine Lagarde. Cela semble confirmer que la banque centrale est bien dans un cycle de resserrement monétaire. -
Le Nasdaq mise 100 millions de dollars sur Payward, la maison mère de Kraken
Cet investissement renforce le partenariat entre l'opérateur boursier américain et l'infrastructure crypto. Le Nasdaq veut créer ses propres actions tokenisées, dans un nouveau cadre réglementaire.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
Amundi dévoile un ETF conçu pour Zenkyoren
- Combien coûterait aux banques une hausse du plafond du Livret A
- Les investisseurs actions et crédit se protègent contre le risque politique français
- Gaël Monfils veut devenir gestionnaire de fortune
- Deux anciens d’Iroko lancent un courtier en assurance-vie
- L’aide à mourir questionne la couverture assurantielle du décès
Contenu de nos partenaires
-
ConfusionMinistre et soutien d'Edouard Philippe, la double casquette qui gêne de plus en plus
En l'absence de règle claire fixée par Sébastien Lecornu, chaque ministre gère comme il peut les questions liées à la campagne présidentielle. Cela fait naître des critiques internes à Renaissance et crée l'embarras quand la préparation du budget commande l'unité -
Sélection, frais d'inscription, étudiants étrangers : un rapport du Sénat veut rétablir « l'excellence » de nos universités
Fin du droit automatique aux études pour les bacheliers, multiplication par cinq des droits d’inscription, affirmation de frais différenciés pour les étudiants étrangers… Un rapport sénatorial publié ce mercredi propose 10 mesures chocs pour rétablir « l’excellence académique » de l’université. -
EXCLUSIF Retour au réelBudget : le gouvernement devrait fixer sa prévision de croissance à 0,9 % pour 2027
Selon nos informations, l'exécutif va abaisser sa prévision de croissance pour 2027 à 0,9 %, compliquant encore l'équation budgétaire à quelques mois de la présidentielle