Sécurité sociale : la branche maladie pèse toujours sur les comptes
La Commission des comptes de la Sécurité sociale a publié son rapport d’activité 2016. Il indique notamment que le déficit consolidé du régime général et du Fonds de solidarité vieillesse (FSV) est en diminution par rapport à l’an dernier. Il est au titre de l’année 2016 évalué à 7,8 milliards d’euros alors qu’il était de 10,8 milliards d’euros en 2015. Plus précisément: «le déficit du régime général s’établit à 4,1 milliards d’euros en 2016, en amélioration de 2,8 milliards d’euros par rapport au déficit constaté en 2015. Ce résultat est cependant inférieur à celui qui avait été anticipé par la Loi de Financement de la Sécurité Sociale pour 2017: - 3,4 milliards d’euros», précise le rapport. Concernant le FSV, le constat est plus sévère: «le déficit du FSV s’est élevé à 3,6 milliards d’euros, légèrement en dessous de la prévision de la Loi de Financement de la Sécurité Sociale pour 2017. Il est en recul de 0,3 milliards d’euros par rapport à 2015 mais reste supérieur au déficit enregistré en 2013 et 2014», indique la Commission des comptes.
Concernant les autres branches du régime général, la réduction du déficit est plus contrastée. « Deux branches sont désormais sorties du déficit: la branche retraite est désormais en léger excédent (0,9 milliards d’euros), pour la première fois depuis 2004; le solde de la branche Accidents du travail reste positif à 0,8 milliards d’euros», indique le rapport. Toutefois deux branches restent en déficit, la branche famille et la branche maladie. Pour cette dernière, le solde est négatif de 4,8 milliards d’euros. «Le déficit de la branche maladie représente à lui seul plus que la totalité du déficit du régime général et son écart à la prévision de la Loi de Financement de la Sécurité Sociale pour 2017 explique la totalité du dérapage du régime général», précise la Commission des comptes.
Plus d'articles du même thème
-
La trésorerie prend du galon dans un monde commercial chahuté
L’enquête annuelle "Future of trade" de la banque internationale Standard Chartered table sur une intégration croissante payante des fonctions trésorerie et chaîne d’approvisionnement. -
La BCE attise la flambée des taux
Lors d'une journée de tensions accrues sur le pétrole au Moyen-Orient, les marchés n’ont entendu que le risque haussier pour l’inflation dans la présentation de Christine Lagarde. Cela semble confirmer que la banque centrale est bien dans un cycle de resserrement monétaire. -
Le Nasdaq mise 100 millions de dollars sur Payward, la maison mère de Kraken
Cet investissement renforce le partenariat entre l'opérateur boursier américain et l'infrastructure crypto. Le Nasdaq veut créer ses propres actions tokenisées, dans un nouveau cadre réglementaire.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
Amundi dévoile un ETF conçu pour Zenkyoren
- Combien coûterait aux banques une hausse du plafond du Livret A
- Les investisseurs actions et crédit se protègent contre le risque politique français
- Gaël Monfils veut devenir gestionnaire de fortune
- Deux anciens d’Iroko lancent un courtier en assurance-vie
- L’aide à mourir questionne la couverture assurantielle du décès
Contenu de nos partenaires
-
ConfusionMinistre et soutien d'Edouard Philippe, la double casquette qui gêne de plus en plus
En l'absence de règle claire fixée par Sébastien Lecornu, chaque ministre gère comme il peut les questions liées à la campagne présidentielle. Cela fait naître des critiques internes à Renaissance et crée l'embarras quand la préparation du budget commande l'unité -
Sélection, frais d'inscription, étudiants étrangers : un rapport du Sénat veut rétablir « l'excellence » de nos universités
Fin du droit automatique aux études pour les bacheliers, multiplication par cinq des droits d’inscription, affirmation de frais différenciés pour les étudiants étrangers… Un rapport sénatorial publié ce mercredi propose 10 mesures chocs pour rétablir « l’excellence académique » de l’université. -
EXCLUSIF Retour au réelBudget : le gouvernement devrait fixer sa prévision de croissance à 0,9 % pour 2027
Selon nos informations, l'exécutif va abaisser sa prévision de croissance pour 2027 à 0,9 %, compliquant encore l'équation budgétaire à quelques mois de la présidentielle