L’ACPR consacre un peu plus le libre choix d’assurance emprunteur
Le libre choix de l’assurance emprunteur (à niveau de garanties équivalent), récemment prolongé avec la résiliation annuelle, existe en fait depuis 2010 pour les douze mois suivant la souscription du crédit immobilier. Pourtant, même à cette échelle, il n’est pas encore bien appliqué. Suite à des contrôles chez les principaux acteurs bancaires, l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) a constaté que «l’information délivrée à la clientèle sur les conditions permettant de faire usage de ce droit était souvent insuffisante et que certaines modalités de traitement des demandes d’assurance externe pouvaient ralentir les démarches des demandeurs voire limiter l’exercice de leur droit».
Elle a donc publié vendredi dernier sur son site des recommandations, datées du 26 juin et effectives au 1er janvier 2018. Premièrement, les banques devront former leurs conseillers sur les modalités d’application du droit et «s’abstenir de présenter le choix de l’assurance externe comme étant de nature à mettre en difficulté l’emprunteur en cas de survenance d’un sinistre et d’employer des formules générales de nature à le dissuader d’y recourir». Sur leur site internet figurera «par un chemin d’accès simple et visible, la liste exhaustive des pièces nécessaires […] ainsi que toutes autres modalités pratiques […]».
Pas de faux prétextes
En cas de refus de l’assurance externe, les établissements devront «mentionner précisément les défauts d’équivalence en veillant à les dissocier clairement des autres informations éventuellement communiquées». L’ACPR rappelle que les banques doivent tenir compte des conditions particulières du contrat de l’assureur sans arrêter leur lecture aux conditions générales. Si la substitution est acceptée, il faudra «limiter le risque de paiement d’une double cotisation d’assurance» en informant par exemple l’emprunteur de la nécessité d’un retour rapide.
Les assureurs externes aussi ont du travail. Ils ne pourront plus refuser des demandes au prétexte que «leur présentation ou leur intitulé sont différents de ceux mentionnés dans les procédures de l’établissement» ni «subordonner le dépôt et le traitement de la demande à un déplacement en agence». Si une demande est jugée incomplète, le demandeur devra être informé des documents manquants en deux à trois jours ouvrés. Il faudra répondre aux demandes «dans des délais compatibles avec l’opération immobilière envisagée» et en maximum dix jours ouvrés.
Plus d'articles du même thème
-
Londres dévoile sa base de données consolidée sur les actions
La Financial Conduct Authority a publié le 31 juillet une consultation sur son projet de «consolidated tape», destiné à accroître la transparence et l'attractivité du marché des actions britanniques. -
Les défauts publicitaires des sociétés de gestion sont détectés par l’IA en Espagne
L'intelligence artificielle, utilisée par le régulateur espagnol, a permis de détecter des irrégularités chez dix sociétés de gestion. -
La réforme de Solvabilité 2 limite son coup de pouce aux titrisations les mieux notées
Les analystes de Bank of America (BofA) ont analysé l'impact des modifications des exigences de fonds propres Solvabilité 2 entrées en vigueur en mars pour une application en 2027. Cette réforme profitera surtout aux notations AAA et, dans une moindre mesure, aux notations AA.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
Pimco lance un nouvel ETF Ucits
- BNP Paribas et Natixis vendent l’éditeur de logiciels SLIB à Objectway
- Les CGP sont fixés sur les règles du conseil en cryptoactifs
- Le CME relance les futures sur actions individuelles pour séduire les particuliers
- Bain Capital et Carlyle se disputent le contrôle du gestionnaire américain Wealth Enhancement
- Forum Immobilier & Finance 2026 : un frémissement prometteur pour le marché ?
Contenu de nos partenaires
-
Guerre au Moyen-Orient : plusieurs ambassades américaines appellent leurs ressortissants à « envisager de quitter » la région
Les représentations américaines en Jordanie, en Israël et en Irak ont demandé samedi à leurs ressortissants de se préparer à quitter la région en cas d'escalade. L'avertissement intervient alors que Donald Trump menace de frapper l'Iran « très fort » et que de nouvelles attaques touchent le Koweït et le détroit d'Ormuz -
Perte sècheA cause des effets des canicules sur le Rhin et le Danube, le prix du transport fluvial explose en Allemagne
Les longues barges transportant des matières premières doivent réduire drastiquement leur chargement pour pouvoir circuler dans de faibles niveaux d'eau. -
Après l’afflux record de migrants à Ceuta, l’Europe s’alarme et se déchire
L’arrivée de quelque 60 000 personnes dans l’enclave espagnole de Ceuta a provoqué une crise politique à l’échelle européenne. L’Italie, la Finlande et le Danemark réclament un durcissement des mesures contre l’Espagne, tandis que la France, l’Allemagne et Bruxelles privilégient le soutien à Madrid et le renforcement des frontières extérieures