Les femmes représentent une opportunité pour la gestion de fortune
Selon une étude publiée par EY, la croissance des richesses est plus importante chez les femmes que chez les hommes. Pour capter cette clientèle, les gestionnaires de fortune devront s’adapter à leur souhait notamment sur la transparence et l’ESG.
Le monde de la gestion de la fortune est en train de connaître des bouleversements notamment porté par l’intelligence artificielle et le changement de comportement des clients. Le cabinet d’audit et de conseil EY s’intéresse, dans une étude, aux femmes dans la gestion de leur patrimoine. Reprenant des données d’UBS, EY précise que la croissance du segment gestion de fortune chez les femmes (6%) va dépasser celle des hommes sur la période 2020-2026. Pour corroborer cette tendance, le Boston College’s Center on Wealth and Philantropy indique que plus de 70% de la richesse transmise dans les prochaines années sera à destination des femmes. Cette évolution économique est un corollaire à l'évolution sociale et professionnelle. Au sein du Fortune 500, 29% des postes de direction sont occupés par des femmes.
-
Jean-Philippe MAS
Des attentes différentes
Selon une étude de l’AMF, les hommes et les femmes utilisent les mêmes actifs mais dans des proportions différentes. Le premier placement chez les femmes est l'épargne retraite tandis que chez les hommes l’assurance vie remporte les suffrages. Selon EY, les comportements féminins dans la gestion de fortune diffèrent. Pour 53% d’entre elles, la gestion de fortune est devenue plus complexe. Par ailleurs, 37% des femmes ne sont pas satisfaites par les produits ESG proposés contre 18% chez les hommes. Enfin, 71% des femmes interrogées souhaitent plus de personnalisation dans leur relation avec le gestionnaire. Il existe une différence générationnelle chez les femmes dans les motifs de changement de gestionnaire. Chez les plus de 40 ans, les deux principales raisons sont la performance de l’investissement (24%), la diversification des comptes (19%). Tandis que les chez moins de 40 ans, la gamme de produits/services et la performance de l’investissement comptent le plus. EY dégage trois tendances dans l’approche des femmes de la gestion de fortune : l’exigence de transparence en particulier sur les frais, l’appétence pour l’ESG et la perspective de planification via de l’accompagnement.
Hans Murday et Nassim Aloui rejoignent l’équipe dédiée aux clients UHNWI, dirigée par Christiane Hobeica, dans un contexte de croissance des activités de gestion de fortune et de turnover dans les banques privées.
Trois mois après sa nomination à la présidence du groupe, Malcolm Vincent s’entoure notamment d’une directrice générale en la personne d’Aurélie de Béchade.
Elle quittera ses fonctions le 31 août prochain après trois années au sein du groupe. Dans l'attente du recrutement de son successeur, l'actuel directeur financier adjoint assurera l'intérim.
Sur le réseau social X, le ministre des Comptes publics, David Amiel, a assuré que les Français "peuvent continuer à investir, comme aujourd'hui, dans les indices les plus diversifiés".
Si la maîtrise des fondamentaux est affichée comme une priorité politique, l'Education nationale veut tout apprendre : alimentation, lutte contre le harcèlement, conscience écologique...
Après les déclarations de Jean-Philippe Tanguy sur les amendes que le parti souhaite infliger aux femmes voilées dans l'espace public, le RN atténue les contours de sa mesure. La polémique ravive un vieux dilemme lepéniste : comment conserver une promesse plébiscitée par sa base sans effrayer les électeurs du second tour ?