Selon l’enquête Patrimonia Morningstar, réalisée entre août et septembre dernier auprès de plus de 400 conseillers financiers, les professionnels du patrimoine observent que leurs clients sont beaucoup moins «méfiants et prudents». En conséquence, concernant leur activité, les conseillers se montrent aussi beaucoup plus optimistes.
Il y a trois ans, les trois quarts des Conseillers en investissements financiers, interrogés dans le cadre de l’enquête Patrimonia Morningstar, qualifiaient leurs clients de «méfiants et prudents». Aujourd’hui, un tiers (35%) d’entre eux seulement ont ce sentiment. En conséquence, une autre évolution marquante des quelques années qui viennent de s'écouler est la recherche grandissante de plus de flexibilité : 37% des conseillers financiers considèrent que leurs clients seront «plus changeants, plus flexibles». Un état d’esprit qui place le conseil, plus encore que par le passé, au centre de la relation qui s'établit entre les professionnels du patrimoine et leurs clients.
La gestion « très active et flexible » privilégiée. Cette tendance se traduit naturellement dans les styles de gestion privilégiés : un quart des professionnels interrogés comptent privilégier en 2016 la «gestion très active, flexible». Cependant, à l’autre bout du spectre des solutions d’investissement, c’est la gestion passive (les ETF) qui gagne notablement du terrain : elle est désormais privilégiée par 10% des conseillers, une proportion qui a doublé en trois ans.
Plus concrètement, en termes de classes d’actifs, toujours dans une perspective de recherche de plus de flexibilité, les fonds diversifiés sont plébiscités à hauteur de 21%, contre 13% un an plus tôt. Un bon en avant des produits d’allocation d’actifs réalisé aux dépens en particulier des actions des pays émergents, mais aussi des obligations des pays émergents, passées respectivement de 12 à 6% et de 5 à 1%. Au total, toutes classes d’actifs confondues, les marchés émergents perdent donc dix points d’une année sur l’autre.
Sans surprise, le principal outil auquel les conseillers auront recours est l’assurance vie en unités de compte (30 % de suffrages, contre 22 % en 2012). « Véritable couteau suisse du patrimoine, l’assurance vie en UC est le grand gagnant de ces dernières années face aux seuls fonds en euros qui délivrent des rendements de plus en plus faibles. » analyse Jean-François Bay, Directeur général de Morningstar en France.
L’optimisme de retour parmi les professionnels. Dans ce contexte, l’optimisme est véritablement de retour au sein des cabinets de gestion de patrimoine ! Près de 60 % des professionnels interrogés tablent en effet sur une « bonne année », voire une « excellente année » pour 2016. Une anticipation optimiste qui nécessitera pour un quart d’entre eux une augmentation des moyens humains et même pour plus d’un tiers d’entre eux une augmentation des moyens techniques.
« A quelques semaines de l’ouverture de Patrimonia, ce vent d’optimisme laisse augurer des échanges stimulants entre professionnels du patrimoine, sur les enjeux du métier, lors de la Convention à Lyon. Face au développement de leur activité, aux mutations technologiques et aux nouvelles contraintes réglementaires, les conseillers en gestion de patrimoine sont bien décidés à investir dans leur avenir » se félicite Blandine Fischer, Commissaire général de la Convention Patrimonia.
Et il y a fort à parier quel’émergence récente des « robo-advisors » alimentera les conversations. Interrogés à ce sujet, plus du tiers des conseillers en gestion de patrimoine anticipent un impact négatif, voire très négatif de ce phénomène !
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