Les family offices plébiscitent l’obligataire
Les family offices naviguent à vue dans ce monde d’incertitudes notamment macroéconomique et géopolitique. C’est ce qui ressort du dernier rapport d’UBS sur les family offices. Pour rappel, la banque suisse a interrogé 320 single family offices à travers le monde avec un encours moyen de 2,6 milliards de dollars. Par rapport à 2022, l’allocation d’actifs de ces acteurs n’a pas tellement évolué. Les instruments financiers qui progressent sont l’obligataire et surtout sur les marchés développés avec une hausse de 4% entre 2022 et 2023, s'établissant à 16% de l’allocation. L’an dernier, les actions ont conservé leur place de première classe d’actifs chez les investisseurs familiaux. Plus d’un quart de leur exposition est concerné.
L’intelligence artificielle, le thème numéro un
En intégrant le cash, les classes d’actifs traditionnels représentent 58% de l’allocation d’actifs. Le solde constitué des classes d’actifs alternatifs, est emmené par le private equity. Ce dernier, s'élevant à 22% de l’exposition contre 19% en 2022, est divisé pour moitié entre des investissements directs et des tickets dans des fonds ou dans des fonds de fonds. L’immobilier est la partie qui a le plus souffert dans un contexte marqué par une importante chute des prix dans l’immobilier commercial. La baisse s'élève à 3% sur un an.
Parmi les thèmes d’investissement favorisés par les family offices, figurent, selon l'étude, l’intelligence artificielle pour 78% d’entre eux, la santé connectée pour 70% d’entre eux et la robotique et l’automatisation pour 67% d’entre eux.
Des coûts de structure stables
L’environnement actuel préoccupe les familles avec pour sujet principal tant sur les deux prochains mois que sur les cinq prochaines années, le risque d’un conflit géopolitique majeur. Suivent l’inflation forte et la correction des marchés immobiliers à court terme. À plus long terme, la crise de la dette et les effets du changement climatique ressortent. La plupart (66%) des family offices interrogés emploient plus de 10 personnes. L'étude précise que ce nombre est à peine suffisant pour couvrir les tâches principales comme la gestion des investissements et la réalisation de l’administration d’appui. Enfin, UBS indique, dans son rapport, que les coûts de structure sont restés stables entre 2022 et 2023 à une moyenne de 39,8 points de base sur les actifs sous gestion. Plus de 37% du total provient des coûts du personnel.
A lire aussi: L'inévitable mue des family offices
Plus d'articles du même thème
-
Inest Family Office émerge
Ce nouveau multi-family office est créé à l'initiative de deux anciens de Natixis Wealth Management, Benjamin Poylo et Aurélie Nourrin, avec le soutien de Jacques-Antoine Allain comme senior advisor. -
EXCLUSIFPrisca Courtin (Famille C Participations) : «Nous recherchons des actifs complémentaires de Clarins»
À l'occasion d'un entretien exclusif accordé à L'Agefi, la directrice générale du family office de la famille Courtin décrypte sa politique d'investissement, entre prises de participations minoritaires et majoritaires, tout en abordant la notion de souveraineté. -
Fluence devient actionnaire minoritaire de Lemon Patrimoine
Le multi-family office prend une participation dans la structure créée en 2018 par Bruno Cellier, passé par UBS et KBL Richelieu.
ETF à la Une
La collecte a repris sur le marché européen des ETF en avril
- L’affaire Stellantis fait trembler la filière des produits structurés
- SCPI : les faits marquants du mois d’Avril 2026
- Le Parlement change de braquet contre la fraude fiscale
- La BCE laisse ses taux directeurs inchangés et avisera en juin
- Les gestionnaires d'actifs trouvent dans la clientèle retail un relais de croissance majeur
Contenu de nos partenaires
-
Le poids des motsEn s'attaquant à l'« assistanat », Marine Le Pen lisse ses divergences avec Jordan Bardella
En élargissant sa critique de « l’assistanat », marqueur longtemps verrouillé de son discours, Marine Le Pen amorce une redéfinition de son image politique à l’approche de 2027. Un ajustement qui réduit aussi le contraste grandissant avec Jordan Bardella -
Tête baissée« Projet Liberté » de Donald Trump : les risques du passage en force du détroit d'Ormuz
Les escortes américaines de navires commerciaux dans le passage stratégique pourraient bien les exposer encore plus aux tirs des Iraniens -
RadioscopieAudiovisuel public : mauvais rapport, bonnes questions
Aussi contestée soit-elle, la croisade menée par le rapporteur UDR de la commission d’enquête, Charles Alloncle, aura eu un mérite : mettre fin à l’immunité dont jouissaient France Télévisions et Radio France