L’ordonnance réformant le droit des contrats ne s’applique pas à ceux conclus avant son entrée en vigueur
Pour la première fois, la Cour de cassation se prononce sur l’application de l’ordonnance 2016-131du 10 février 2016 réformant le droit des contrats. Si en l’occurrence, le sujet de l’arrêt du 19 septembre dernier porte sur un contrat de maintenance d’un climatiseur, sa solution peut s’appliquer à l’ensemble des contrats (voir l’enquête de l’Agefi actifs du mois de juin n°727 sur les conséquencesde cette ordonnance en droit du patrimoine).
En l’occurrence, la juridiction de proximité de Marseille avait rejeté les demandes d’indemnisation d’une femme qui arguait de la rupture abusive du contrat de maintenance de son climatiseur, signifiée en mai 2015. Pour motiver sa décision, la juridiction de proximité se basaitsur les dispositions de l’article 1186 du code civil dans sa rédaction issue de l’ordonnance, qui dispose que «le contrat devient caduc si l’un de ses éléments essentiels disparaît». Or, le jugement retient que «si, lorsque le contrat d’entretien a été souscrit, l’accès au groupe extérieur était possible, la modification de la situation de l’immeuble rend depuis l’entretien impossible, de sorte que la demande de [la cliente] est sans objet».
Mais la Cour de Cassation (arrêt n°17-24347) rappelle que selon l’article 9 de l’ordonnance, celle-ci entreen vigueur à compter du1er octobre 2016. Les contrats conclus avant cette date demeurent donc soumis à la loi ancienne. En conséquence, elle casse l’arrêt de la juridiction de proximité.
Plus d'articles du même thème
-
PFA échoue à exiger de Meta plus de protection des enfants
A l’occasion de l’assemblée générale annuelle de Meta, le fonds de pension danois a déposé une résolution visant à engager le géant de la tech à faire davantage en matière de protection des enfants sur les réseaux sociaux. La résolution n’a pas fait l’unanimité. -
Princeton revient sur le désinvestissement de ses pétrolières et fixe un objectif net zéro à 2046
Le fonds de dotation de l’université américaine Princeton abandonne le désinvestissement volontaire des sociétés pétrolières et gazières cotées adopté en 2022 et se fixe un horizon à 2046 pour atteindre la neutralité carbone de son portefeuille de 36,4 milliards de dollars. -
Nest alloue 200 millions de livres à une stratégie de dette d'infrastructure liée au climat
Le master trust britannique engage 200 millions de livres sterling dans une stratégie mondiale de crédit orientée vers la transition climatique, avec un pipeline déclaré au Royaume-Uni.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
WisdomTree commercialise WDIG pour investir dans les métaux stratégiques clés
- L’AMF s’apprête à clarifier les obligations des sociétés de gestion en matière de rémunération des distributeurs
- LBP AM et La Financière de l’Echiquier annoncent leur projet de fusion
- Le dispositif Jeanbrun doit être appréhendé comme un outil de transmission
- Baloise Vie Luxembourg franchit le milliard de collecte et change de braquet
- En France, l'inflation accélère et la croissance tombe dans le rouge
Contenu de nos partenaires
-
ConcurrenceRoberto Vannacci, le caillou dans la chaussure (de droite) de Giorgia Meloni
Avec son parti, l’ancien général séduit des électeurs déçus par la normalisation de la coalition au pouvoir. La Présidente du Conseil est face à un dilemme explosif : l’embarquer ou le laisser prospérer avant les législatives de 2027 -
Emploi ou retraiteCumul emploi-retraite : pourquoi des députés et DRH dénoncent une réforme contre-productive
Alors qu’elle vise à inciter les seniors à rester en emploi, des opposants de plus en plus nombreux à cette réforme affirment qu’elle produira l’effet inverse -
Violences après le sacre européen du PSG : Lecornu veut faire payer « celui qui détruit »
Mardi 2 juin, Sébastien Lecornu a dénoncé les débordements survenus après la victoire du PSG en finale de la Ligue des champions. « Un auteur d'un acte de violence ou de dégradation doit pouvoir réparer », a affirmé le Premier ministre à l'Assemblée nationale