L’actualité et la veille en matière de fonds d’investissement, ainsi que les analyses sur les grandes tendances dans l’univers de la gestion d’actifs, son activité au travers des chiffres de collectes et d’évolution des encours des différentes classes d’actifs.
H2O Asset Management détient 37 % de H2O Deep Value, rapporte le Financial Times. Ce véhicule d’investissement opaque avait été créé en juillet 2019, quelques semaines après que le FT a révélé que la société de gestion avait investi plus de 1 milliard d’euros dans des obligations illiquides liées au financier controversé Lars Windhorst. En août 2020, Deep Value faisait partie des huit fonds que H2O a temporairement suspendus après l’intervention de l’Autorité des marchés financiers. Un document de Natixis (qui est en train de vendre sa participation dans H2O) fournit des informations sur la participation de H2O dans Deep Value. Ce document, qui couvre la période se terminant à fin décembre 2020, montre que H2O détient 118 millions d’euros dans le fonds, selon les calculs de Matthew Clark, analyste actions de Mediobanca. A fin 2019, H2O avait investi 70 millions de ses capitaux dans le fonds. Le document laisse entendre que l’exposition de Natixis aux fonds H2O est concentrée dans Deep Value. Natixis indique que son investissement direct dans les fonds de H2O est limité à 20 millions d’euros de fonds d’amorçage. 60 millions d’euros sont des expositions indirectes via des investissements effectués par H2O dans ses propres fonds. Par ailleurs, selon un document vu par le FT, Gonzague Legoff, qui quitte H2O en mars, est l’un des principaux décisionnaires du fonds.
Il est tentant aujourd’hui, pour certains investisseurs, de remettre en question le rôle des obligations dans leurs portefeuilles, la chute des rendements réels à des niveaux historiquement bas entraînant une baisse des revenus et du potentiel de gain en capital.
Primonial pousse ses pions dans l’activité des produits structurés. Le groupe annonce ce mardi prendre une participation de 51% du capital de l’Union Générale des Placements (UGP), société spécialisée dans la conception et la distribution de solutions d’investissement structurées, à destination des clients institutionnels et entreprises. Le montant de la transaction n’a pas été communiqué.
Apollo va fusionner avec sa filiale d'assurance retraite Athene pour former un groupe valant 29 milliards de dollars en Bourse. Une tendance lourde dans le secteur.
il est nécessaire de réconcilier les Français avec l’investissement, plus particulièrement dans les PME, et d’opérer un fléchage de l’épargne vers l’économie productive. ,
L’autorité a considéré qu’elle ne respectait pas les dispositions législatives et réglementaires liées à son statut d’intermédiaire en financement participatif.
Le Livret A a enregistré une collecte de 6,32 milliards d’euros pour le mois de janvier 2021, un plus haut depuis janvier 2013, selon les statistiques publiés ce 23 février par la Caisse des dépôts. En janvier de l’année 2020, il avait enregistré 4,13 milliards de collecte tandis que le mois précédent, celui de décembre 2020, il a enregistré des retraits nets de 840 millions d’euros. Le Livret de développement durable et solidaire (LDDS) a quant à lui affiché un ralentissement, avec 870 millions d’euros collectés en janvier, contre 1,01 milliard en décembre. C’est cependant plus que les 410 millions de janvier 2020. La collecte enregistrée par le Livret A et le LDDS s’est montée à plus de 7 milliards d’euros en janvier. À fin janvier, ils affichaient 455,5 milliards d’euros d’encours, en hausse de près de 10% sur un an. Source: CDC
Depuis le début de l’année, les indices européens sous-performent leurs homologues américains. Comme en 2018, en 2019 et en 2020. Alors, les actions européennes sont-elles condamnées à pâtir ad vitam de la comparaison avec leurs homologues outre-atlantique ? Pas forcément. Dans le contexte du retour à meilleure fortune après la pandémie et d’une rivalité exacerbée entre la Chine et les Etats-Unis, l’Europe a sa carte à jouer.
La crise du Covid-19 va profondément modifier les allocations d’actifs, pour encore quelques temps, selon les résultats de l’enquête mondiale annuelle de Natixis Investment Managers sur les sélectionneurs de fonds. Et l'émergence de déséquilibres les poussent à chercher plus de risque, notamment au sein de gestions actives, après des années de croissance des fonds passifs. Le premier constat des répondants, qui représentent 12.700 milliards de dollars d’actifs, est que le covid a provoqué un changement de régime. Ainsi, 60% des acheteurs professionnels de fonds estiment que la situation est là pour durer, et deux-tiers pensent l'économie mondiale ne se rétablira pas en 2021. Mais si 60% des répondants estiment que les politiques prises dans leurs pays respectifs ont été inefficaces jusqu’ici pour contrer la pandémie, du point de vue économique, ils sont toutefois confiants (80%) dans les capacités des banques centrales à soutenir le marché en cas de nouveau ralentissement. Les risques anticipés par les sélectionneurs de fonds sont donc, cette année encore, portés sur les mêmes indicateurs, avec la volatilité en tête des réponses (49%), suivie par les taux négatifs (39%), l’inflation (37%), le resserrement du crédit (34%) et les problèmes de liquidité (25%). Et la quasi-totalité des professionnels interrogés (94%) s’attend à une correction sur les marchés, sans toutefois être d’accord sur les classes d’actifs qui seront touchées (voir graphique). Les valeurs technologiques et les cryptoactifs sont les segments les plus susceptibles de se retourner, selon les personnes interrogés, à l’inverse de l’univers du non-coté. Graphique tiré de l'étude «2021 Professional Fund Buyer Outlook», par Natixis IM Dans ce contexte, les positions offensives sont privilégiées. Les sélectionneurs vont augmenter légèrement leurs positions en actions, à 45,6% (+1,4 point), et dans les alternatifs (16,2%, +1,3 point), et baisser la part des obligations à 31,6% (-2,4 points) et du cash (5,3%, -0,5 point). Considérant que la value va surperformer la croissance cette année, ils sont également trois sélectionneurs sur cinq à privilégier les petites capitalisations par rapport aux grandes. La surperformance attendue des marchés émergents par rapport aux marchés développés se situe au même niveau. De ce fait, les stratégies actives continuent d'être plébiscités. Ils sont 83% à penser que les conditions de marché en 2021 favorisent ce type de gestion. Et ils sont encore 72% à les préférer aux ETF, tandis que 59% pensent augmenter la part de fonds actifs dans leurs buy-lists. La performance va également provenir du non coté, puisqu’ils sont 50% à vouloir augmenter la part de fonds de private equity. Ils sont toutefois 63% à craindre que ce segment soit touché par un afflux trop important d’argent, qui renchérirait les coûts des acquisitions, et en même temps, ils sont 54% à avoir peur d’une crise de liquidité. Enfin, le grand gagnant de 2020 reste toutefois l’ESG, avec 77% des interrogés qui déclarent vouloir augmenter leur part dans les buy-lists. Ils sont aussi 65% à vouloir augmenter l’achat d’obligations vertes, quand l’allocation obligataire dans son ensemble est en recul. L'étude complète est disponible ici.