L’actualité et la veille en matière de fonds d’investissement, ainsi que les analyses sur les grandes tendances dans l’univers de la gestion d’actifs, son activité au travers des chiffres de collectes et d’évolution des encours des différentes classes d’actifs.
Le Livret A a enregistré une collecte de 6,32 milliards d’euros pour le mois de janvier 2021, un plus haut depuis janvier 2013, selon les statistiques publiés ce 23 février par la Caisse des dépôts. En janvier de l’année 2020, il avait enregistré 4,13 milliards de collecte tandis que le mois précédent, celui de décembre 2020, il a enregistré des retraits nets de 840 millions d’euros. Le Livret de développement durable et solidaire (LDDS) a quant à lui affiché un ralentissement, avec 870 millions d’euros collectés en janvier, contre 1,01 milliard en décembre. C’est cependant plus que les 410 millions de janvier 2020. La collecte enregistrée par le Livret A et le LDDS s’est montée à plus de 7 milliards d’euros en janvier. À fin janvier, ils affichaient 455,5 milliards d’euros d’encours, en hausse de près de 10% sur un an. Source: CDC
Depuis le début de l’année, les indices européens sous-performent leurs homologues américains. Comme en 2018, en 2019 et en 2020. Alors, les actions européennes sont-elles condamnées à pâtir ad vitam de la comparaison avec leurs homologues outre-atlantique ? Pas forcément. Dans le contexte du retour à meilleure fortune après la pandémie et d’une rivalité exacerbée entre la Chine et les Etats-Unis, l’Europe a sa carte à jouer.
La crise du Covid-19 va profondément modifier les allocations d’actifs, pour encore quelques temps, selon les résultats de l’enquête mondiale annuelle de Natixis Investment Managers sur les sélectionneurs de fonds. Et l'émergence de déséquilibres les poussent à chercher plus de risque, notamment au sein de gestions actives, après des années de croissance des fonds passifs. Le premier constat des répondants, qui représentent 12.700 milliards de dollars d’actifs, est que le covid a provoqué un changement de régime. Ainsi, 60% des acheteurs professionnels de fonds estiment que la situation est là pour durer, et deux-tiers pensent l'économie mondiale ne se rétablira pas en 2021. Mais si 60% des répondants estiment que les politiques prises dans leurs pays respectifs ont été inefficaces jusqu’ici pour contrer la pandémie, du point de vue économique, ils sont toutefois confiants (80%) dans les capacités des banques centrales à soutenir le marché en cas de nouveau ralentissement. Les risques anticipés par les sélectionneurs de fonds sont donc, cette année encore, portés sur les mêmes indicateurs, avec la volatilité en tête des réponses (49%), suivie par les taux négatifs (39%), l’inflation (37%), le resserrement du crédit (34%) et les problèmes de liquidité (25%). Et la quasi-totalité des professionnels interrogés (94%) s’attend à une correction sur les marchés, sans toutefois être d’accord sur les classes d’actifs qui seront touchées (voir graphique). Les valeurs technologiques et les cryptoactifs sont les segments les plus susceptibles de se retourner, selon les personnes interrogés, à l’inverse de l’univers du non-coté. Graphique tiré de l'étude «2021 Professional Fund Buyer Outlook», par Natixis IM Dans ce contexte, les positions offensives sont privilégiées. Les sélectionneurs vont augmenter légèrement leurs positions en actions, à 45,6% (+1,4 point), et dans les alternatifs (16,2%, +1,3 point), et baisser la part des obligations à 31,6% (-2,4 points) et du cash (5,3%, -0,5 point). Considérant que la value va surperformer la croissance cette année, ils sont également trois sélectionneurs sur cinq à privilégier les petites capitalisations par rapport aux grandes. La surperformance attendue des marchés émergents par rapport aux marchés développés se situe au même niveau. De ce fait, les stratégies actives continuent d'être plébiscités. Ils sont 83% à penser que les conditions de marché en 2021 favorisent ce type de gestion. Et ils sont encore 72% à les préférer aux ETF, tandis que 59% pensent augmenter la part de fonds actifs dans leurs buy-lists. La performance va également provenir du non coté, puisqu’ils sont 50% à vouloir augmenter la part de fonds de private equity. Ils sont toutefois 63% à craindre que ce segment soit touché par un afflux trop important d’argent, qui renchérirait les coûts des acquisitions, et en même temps, ils sont 54% à avoir peur d’une crise de liquidité. Enfin, le grand gagnant de 2020 reste toutefois l’ESG, avec 77% des interrogés qui déclarent vouloir augmenter leur part dans les buy-lists. Ils sont aussi 65% à vouloir augmenter l’achat d’obligations vertes, quand l’allocation obligataire dans son ensemble est en recul. L'étude complète est disponible ici.
Elaboré autour d’un Plan d’Épargne Inter-Entreprises (PEI) et d’un Plan d’Épargne Retraite Inter-Entreprises (PERI), le produit permet d’alimenter les 3 compartiments (individuel, collectif, catégorie) par des versements nouveaux.,
Deux fois plus élevé. C’est à peu près le niveau de l’alpha (surperformance d’un portefeuille) délivré par les véhicules éligibles à la 21e édition des Grands Prix de la Gestion d’Actifs (GPGA), réalisé par L’Agefi en partenariat avec Six Financial Information. Sur la période considérée (juin 2017 à juin 2020), la surperformance obtenue sur ces trois ans glissants est de 6,05% contre 3,81% pour le classement 2019 et 1,81% pour l’édition 2018. Le classement complet et un focus sur les meilleurs fonds de leur catégorie est à retrouver dans l’Agefi Hebdo paru ce jeudi 11 février. Le classement récompense 13 catégories en ne prenant en compte que les fonds ayant 4 ou 5étoiles EuroPerformance sur une population globale de 27.000 fonds. Cette année, 2.544fonds font partie de la population éligible, soit une augmentation de 700 produits d’investissement. Les gestions gagnantes ressortent en forte augmentation avec 2.454 fonds, ce qui représente une évolution positive de 65 % de fonds ayant généré un alpha positif. Mais seuls 9 lauréats de l’an passé arrivent à se maintenir dans les gagnants, explique Philippe Hellinger, head funds data France chez Six . A quoi ressemblera 2021 pour les gérants de fonds? La crainte d’une formation de bulle boursière est palpable, même si les avis restent partagés. «Certaines valorisations ont clairement des caractéristiques de bulle, dans le secteur de la technologie par exemple, côté actions, mais aussi sur le marché obligataire, juge Guillaume Brisset, associé gérant chez Clartan. D’autres restent raisonnablescar les marchés ont déjà intégré le rebond probable des résultats des entreprises en 2021, ce qui explique les valorisations actuelles.» Ce à quoi répond Mabrouk Chétouane, «les valeurs de la ‘tech’ ont l’avantage d’offrir une lisibilité. Cela fait plusieurs années déjà que l’on estime ces actions trop chères. Or il apparaît que chaque année, on se trompe». Une certitude: la puissance de feu des banques centrales laissera les gérants de taux naviguer dans un marché «administré». Il leur faudra compter sur des facteurs techniques. Certaines entreprises sortiront fragilisées par la crise, une période propice aux opérations de M&A notamment: «Les émissions obligataires liées au financement de fusions-acquisitions seront une potentielle source d’investissement», présage Mabrouk Chétouane, directeur de la recherche et de la stratégie de BFT IM. Gage aux gérants d’actifs de montrer leur talent. Le tableau des meilleurs gérants 2020:
Des investisseurs particuliers se sont liés pour faire basculer des fonds spéculatifs dans le rouge. Un phénomène extrême qui nous amène à demeurer sélectifs dans les placements proposés aux investisseurs.
BNP Paribas Asset Management lance Harmony Prime, son premier fonds hybride destiné aux investisseurs particuliers et qui mêle actifs liquides et illiquides. Un quart de l’allocation cible est investie en dette privée via le pôle de gestion Dette Privée & Actifs Réels de BNPP AM, pour financer des projets d’infrastructures (fibre, énergies renouvelables) ou d’immobilier d’entreprise (centres logistiques, immeubles performants sur le plan énergétique). 7,5% de l’allocation cible est investie en private equity, soit du capital investi dans des petites et moyennes entreprises (PME et ETI) non cotées via des fonds européens sélectionnés par BNP Paribas Capital Partners, l’entité de BNPA AM spécialisée dans la gestion alternative. Les deux tiers qui restent sont alloués en actions et obligations. Le portefeuille intègre également les critères ESG dans toutes les stratégies d’investissement. BNPP AM indique vouloir proposer une solution d’épargne complémentaire à l’offre d’assurance vie classique de fonds en euros et en unités de compte. Elle est disponible à la souscription dans les réseaux de la banque de détail et de la banque privée en France via l’enveloppe assurantielle fournie par BNP Paribas Cardif.
La classe d’actif séduit à juste titre et sa démocratisation est en marche. Mais le non coté devra lever des freins avant de s’imposer largement auprès du grand public...