L’actualité et la veille en matière de fonds d’investissement, ainsi que les analyses sur les grandes tendances dans l’univers de la gestion d’actifs, son activité au travers des chiffres de collectes et d’évolution des encours des différentes classes d’actifs.
Crédit Mutuel Investment Managers vient de lancer Jinko, une gamme de produits structurés à destination des CGP. «Nous ciblons les cabinets de tailleintermédiaire, les plus grands préférant généralement les produits créés sur-mesure, ce que nous pouvons leur proposer également par ailleurs», précise Guillaume Angué, directeur général deCrédit MutuelInvestment Managers. Un premier autocall sur l’action Bouygues a été lancé le 16 novembre. Sauf clôture anticipée, sa commercialisation se terminera le vendredi 18 décembre. Il est disponible uniquement via les contrats d’assurance vie de Generali Vie. «Nous ciblons une émission par mois de produits en campagne en vitesse de croisière», avance Guillaume Angué. Il ajoute que les produits structurés peuvent être un «bon complément de rendement au fonds euros» car ils répondent «au besoin d’optimisation et de diversification patrimoniale des CGP». Jinko repose sur le programme d’émission du CIC et l’expertise des dixstructureurs de CIC Market Solutions. Ces derniers «construisent depuis plus de 15 ans des EMTN offrant un couple rendement risque attractif (près de 7 milliards d’euros d’encours)», ajoute la société. C’est la première fois que son expertise est mise au service des CGP, ce qui a été rendu possible par la réorganisation du Crédit Mutuel Alliance Fédérale (CMAF). Créé en début d’année, Crédit Mutuel Investment Managers rassemble les forces commerciales des six entités de gestion du groupe CMAF*. La structure nouvellement constituée représente plus de 100 milliards d’euros d’encours. *Crédit Mutuel Asset Management, Banque de Luxembourg Investments, CIC Market Solutions, Cigogne Management, CIC Private Debt et Dubly Transatlantique Gestion.
La secrétaire générale du Comité de Bâle s’est déclarée opposée à une levée immédiate des restrictions concernant le versement des dividendes des banques.
Comme pressenti, la Hongrie et la Pologne viennent d’opposer leur veto à la mise en œuvre de l’ensemble du paquet décidé le 21 juillet par le Conseil lors d’une réunion des représentants permanents des Vingt-Sept à Bruxelles. Les deux Etats bloquent ainsi le lancement du processus de ratification de fait du plan de relance de 750 milliards d’euros par les parlements nationaux ainsi que l’adoption finale du cadre budgétaire 2021-2027 de 1074 milliards, agréé avec le Parlement européen (PE) la semaine passée, qui nécessitent tous deux un vote à l’unanimité.
L’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) a publié, ce 13 novembre, un rapport dans lequel elle a identifié les fonds d’investissement ayant une exposition importante à la dette d’entreprise et à l’immobilier comme étant prioritaires pour un renforcement de la sécurité pour assurer la stabilité financière. L’Autorité énumère également les domaines prioritaires pour renforcer la l’anticipation de futurs chocs de liquidité et de valorisation.
Les négociations avec les eurodéputés sont désormais sur la bonne voie. Mais la mise en oeuvre de l’intégralité du plan reste suspendue au bon vouloir des Etats membres.
Après les coupes claires du printemps, certains groupes en bonne santé relancent leur politique de rémunération actionnariale. La deuxième vague risque de tuer la reprise dans l'œuf.
Ex-pépite du groupe Natixis dans la gestion d’actifs, H2O AM est devenue un casse-tête en raison de ses investissements illiquides, qui l’ont conduite fin août à geler certains de ses fonds et à cantonner ces actifs invendables. Depuis la réouverture de ces fonds le 13 octobre, la décollecte atteint près d’un milliard d’euros. Nicolas Namias, le directeur général de Natixis, a décidé de couper les ponts. Natixis va engager des discussions avec son affilié pour que celui-ci lui rachète ses parts de 50% et reprenne d’ici à fin 2021 la responsabilité de sa distribution. « Cette évolution serait soumise à l’examen et à l’approbation des autorités réglementaires compétentes. H2O AM ne sera plus considérée comme un actif stratégique de Natixis », précise le groupe. Au troisième trimestre, le pôle gestion d’actifs, hors H2O, a enregistré une collecte nette de 2 milliards d’euros et porté ses encours à 910 milliards d’euros (+3% en trois mois), dont 20 milliards pour la boutique de Bruno Crastes. Avec le nouvel Ostrum élargi, l’encours approche 1.100 milliards. De son côté, H2O a confirmé tard dans la nuit des discussions avec Natixis « en vue d’un dénouement progressif et ordonné de leur partenariat ».«H2O AM souhaite en effet, à l’expiration de la période de « lock up » de 10 ans prévue dans le pacte d’actionnaire, amorcer une nouvelle étape de son développement », indique la boutique de Bruno Crastes dans un communiqué. H2O souligneque sa futureorganisation commerciale, déjàeffective en France depuis 2019,sera mise en place à l’échelle internationale, de façon progressive et ordonnée. La société de gestion explique qu’elle communiquera l’impact de ces propositions sur sa structure capitalistique et l'évolution de sa gouvernance en tempsutile et dans le respect du processus règlementaire. H2O ajoute enfin qu’il« poursuivra sa croissance en se recentrant sur sa gestion global macro». Enfin, dans Les Echos, Nicolas Namias précise que les discussions «vont encore se préciser» (sur la valorisation de la participation de Natixis dans H2O AM, ndlr) mais assure que «les conséquences comptables seront limitées» et avoir décidé, «ce trimestre, de passer une provision de 22 millions d’euros en anticipation de cet impact dans nos comptes». Les sorties d’argent des fonds H20 se sont élevées à 1 milliard d’euros environ depuis leur réouverture le 13 octobre, évoquant «une stabilisation de la situation», selon Nicolas Namias si on la compare à juin 2019 où H20 avait enregistré 8 milliards de sorties.
Dans un rapport, l’ONG Reclaim Finance dénonce la forte exposition des fonds d’épargne dont les fonds labelisés ISR, à des entreprises très émettrices de gaz à effet de serre, liées au secteur de l’armement, du charbon ou encore peu regardantes sur les droits humains.
Même si la baisse d'activité économique sera moins forte que lors du confinement printanier, l'Etat promet un soutien budgétaire supplémentaire de 20 milliards pour un mois.
Face à la deuxième vague, la banque centrale a clairement ouvert la voie à un renforcement, en décembre, de tous les outils dont elle dispose, habituels ou d'urgence.
Dans un contexte très particulier, l’innovation en 2020 s’est donnée pour objectif de simplifier, faciliter et éclairer. Retrouvez sur l'agefiactifs.com les vidéos des responsables des trois produits sur le podium dans la catégorie "asset manager".