L’actualité et la veille en matière de fonds d’investissement, ainsi que les analyses sur les grandes tendances dans l’univers de la gestion d’actifs, son activité au travers des chiffres de collectes et d’évolution des encours des différentes classes d’actifs.
Après les coupes claires du printemps, certains groupes en bonne santé relancent leur politique de rémunération actionnariale. La deuxième vague risque de tuer la reprise dans l'œuf.
Ex-pépite du groupe Natixis dans la gestion d’actifs, H2O AM est devenue un casse-tête en raison de ses investissements illiquides, qui l’ont conduite fin août à geler certains de ses fonds et à cantonner ces actifs invendables. Depuis la réouverture de ces fonds le 13 octobre, la décollecte atteint près d’un milliard d’euros. Nicolas Namias, le directeur général de Natixis, a décidé de couper les ponts. Natixis va engager des discussions avec son affilié pour que celui-ci lui rachète ses parts de 50% et reprenne d’ici à fin 2021 la responsabilité de sa distribution. « Cette évolution serait soumise à l’examen et à l’approbation des autorités réglementaires compétentes. H2O AM ne sera plus considérée comme un actif stratégique de Natixis », précise le groupe. Au troisième trimestre, le pôle gestion d’actifs, hors H2O, a enregistré une collecte nette de 2 milliards d’euros et porté ses encours à 910 milliards d’euros (+3% en trois mois), dont 20 milliards pour la boutique de Bruno Crastes. Avec le nouvel Ostrum élargi, l’encours approche 1.100 milliards. De son côté, H2O a confirmé tard dans la nuit des discussions avec Natixis « en vue d’un dénouement progressif et ordonné de leur partenariat ».«H2O AM souhaite en effet, à l’expiration de la période de « lock up » de 10 ans prévue dans le pacte d’actionnaire, amorcer une nouvelle étape de son développement », indique la boutique de Bruno Crastes dans un communiqué. H2O souligneque sa futureorganisation commerciale, déjàeffective en France depuis 2019,sera mise en place à l’échelle internationale, de façon progressive et ordonnée. La société de gestion explique qu’elle communiquera l’impact de ces propositions sur sa structure capitalistique et l'évolution de sa gouvernance en tempsutile et dans le respect du processus règlementaire. H2O ajoute enfin qu’il« poursuivra sa croissance en se recentrant sur sa gestion global macro». Enfin, dans Les Echos, Nicolas Namias précise que les discussions «vont encore se préciser» (sur la valorisation de la participation de Natixis dans H2O AM, ndlr) mais assure que «les conséquences comptables seront limitées» et avoir décidé, «ce trimestre, de passer une provision de 22 millions d’euros en anticipation de cet impact dans nos comptes». Les sorties d’argent des fonds H20 se sont élevées à 1 milliard d’euros environ depuis leur réouverture le 13 octobre, évoquant «une stabilisation de la situation», selon Nicolas Namias si on la compare à juin 2019 où H20 avait enregistré 8 milliards de sorties.
Dans un rapport, l’ONG Reclaim Finance dénonce la forte exposition des fonds d’épargne dont les fonds labelisés ISR, à des entreprises très émettrices de gaz à effet de serre, liées au secteur de l’armement, du charbon ou encore peu regardantes sur les droits humains.
Même si la baisse d'activité économique sera moins forte que lors du confinement printanier, l'Etat promet un soutien budgétaire supplémentaire de 20 milliards pour un mois.
Face à la deuxième vague, la banque centrale a clairement ouvert la voie à un renforcement, en décembre, de tous les outils dont elle dispose, habituels ou d'urgence.
Dans un contexte très particulier, l’innovation en 2020 s’est donnée pour objectif de simplifier, faciliter et éclairer. Retrouvez sur l'agefiactifs.com les vidéos des responsables des trois produits sur le podium dans la catégorie "asset manager".
HSBC et Santander se disent suffisamment armées pour de nouveau rémunérer leurs actionnaires. La deuxième vague risque de compliquer la décision des régulateurs.
La société vend sa plate-forme de fonds alternatifs InIRIS au format Ucits à Alma Capital Investment Management. Cette activité porte sur un encours de 500 millions d’euros.
La Direction générale du Trésor a publié une liste des dix premiers fonds ayant reçu lelabel Relance. Idinvest Parners a annoncé dans la foulée la labellisation de quatre de ces fonds réservés à une clientèle privée.
Comme indiqué dans une interview auMondejeudi, Frédéric Jousset, fondateur de Webhelp, aofficialisé la création d’ArnNova, un véhicule doté de 100 millions d’euros destiné à soutenir des projets européens dans le domaine de la culture. Seront notamment ciblées les entreprises évoluant dans les secteurs des médias, des services et des solutions technologiques. Ce fondsevergreenprévoit d’injecter entre 0,1 et 1 million d’euros dans le cadre d’opérations minoritaires ou majoritaires. Une petite dizaine de participations figurent déjà à son portefeuille,commeBeauxArts & Cie, la plateforme de contenus et de services constituée autour deBeaux Arts Magazine.
L’apaisement des tensions commerciales et le plan de relance promis par le candidat démocrate pourraient avantager le marché européen. Un statu quo serait moins favorable.
La multiplication des mesures de restriction partout en Europe risque de provoquer une contraction du PIB au quatrième trimestre. Les marchés s’inquiètent.
En septembre, les Français ont continué à constituer une épargne de précaution. Selon les données communiquées par la Caisse des dépôts mercredi, la collecte mensuelle sur le Livret A et le Livret de développement durable et solidaire (LDDS) est restée largement positive, avec 1,28 milliard d’euros pour l’ensemble des réseaux. Sur les neuf premiers mois de l’année, elle s’élève en cumulé à 32,74 milliards d’euros. L’encours total sur les deux produits atteint 443,7 milliards d’euros à fin septembre 2020. Mais le rythme de collecte s’est fortement ralenti par rapport aux mois précédents. Après avoir culminé à 5,47 milliards d’euros au mois d’avril, la collecte nette n’est plus que de 1,26 milliard en septembre contre 2,25 milliards le mois précédent. Fin septembre, les collectes s’élevaient à 443,7 milliards d’euros contre 410,9 milliards en 2019.
Le régulateur financier belge est en train d’enquêter sur plusieurs transactions entre H2O AM et un fonds belge, portant sur des obligations liées à Lars Windhorst, a révélé le quotidien économique belge néerlandophone De Tidj, sur la base de sources proches du dossiers.
La pandémie a sensibilisé davantage les investisseurs sur les critères environnementaux et sociétaux même si des barrières à leur utilisation systématique existent encore.
DNCA Finance s’engage à publier chaque année la trajectoire climatique de l’ensemble de ses investissements gérés dans le cadre de l’Accord de Paris et de l’objectif d’une neutralité carbone en Europe à horizon 2050. Cela prendra effet en juin 2021. Pour piloter cette trajectoire, la filiale de Natixis Investment Managers va utiliser les évaluations de température du CDP (Carbon Disclosure Projet). Les températures calculées par la CDP fournissent une trajectoire de réchauffement pour près de 250 sociétés internationales, basée sur leurs objectifs de réduction d'émissions de gaz à effet de serre (GES) couvrant toute la chaîne de valeur des entreprises. DNCA va donc un peu plus loin après avoir développé l’an dernier un modèle d’analyse climat des émetteurs, basé sur les recommandations de la Taskforce on Climate related Financial Disclosure (TCFD), les scénarii énergétiques de l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) et du GIEC et l’initiative des Science Based Targets (SBTi). En plus d’apporter un cadre commun de lecture et d’analyse des entreprises, ce modèle fournit des indicateurs sur la matérialité et la gestion des risques climatiques. Dans la continuité, DNCA a lancé le fonds DNCA Invest Beyond Climate avec l’objectif de contribuer à l’atteinte des objectifs de l’Accord de Paris et à la neutralité carbone en Europe en 2050.
Périclès Group a dévoilé son palmarès sur la qualité des back-offices des plateformes avec lesquelles les conseillers travaillent. Un classement où Vie Plus réalise un grand chelem mais qui marque également des évolutions nettes.
Le régulateur surveille de près le risque croissant de défaillance des emprunteurs lié à la fin des mesures de soutien, qui va peser sur la rentabilité des banques françaises.