Trump et Biden au coude-à-coude, les marchés volatils
Les indices européens hésitent mercredi matin, compte tenu de l’issue toujours indécise de l'élection présidentielle américaine.
A 10h15, l’indice Stoxx Europe 600 gagnait 0,04%, à 356,2 points. A Paris, le CAC 40 et le SBF 120 gagnaient chacun 0,1%. A Francfort, le DAX 30 perdait 0,6% et à Londres, le FTSE 100 était à l'équilibre.
Dans le même temps, le contrat à terme sur l’indice Dow Jones (DJIA) cédait 0,2%, celui sur l’indice élargi S&P 500 prenait 0,6% et le contrat sur le Nasdaq 100, riche en valeurs technologiques, gagnait 2,5%.
Selon un décompte effectué par le Wall Street Journal, l’ancien vice-président démocrate Joe Biden menait le duel avec 238 grands électeurs contre 213 pour le président républicain Donald Trump. Un candidat doit remporter 270 grands électeurs pour être élu.
Pas de vague bleue au Congrès
Alors que plusieurs Etats n’ont pas encore livré leur verdict, l’actuel locataire de la Maison-Blanche a déjà proclamé sa victoire tout en prévenant qu’il saisirait la Cour suprême des Etats-Unis et en dénonçant une «fraude».
«Nous voyons une situation cauchemardesque se concrétiser, maintenant qu’une bataille juridique» est évoquée, estime Naeem Aslam, analyste de marché chez AvaTrade.
«Un constat s’impose, la vague bleue n’aura pas lieu. Et non seulement elle n’aura pas lieu mais il faudra potentiellement attendre plus longtemps que prévu pour avoir le nom du prochain président américain. Et au-delà du nom du futur président, on semble s’orienter vers une absence de majorité au Congrès avec une Chambre des représentants qui resterait démocrate et un Sénat à majorité républicaine», renchérit Alexandre Baradez, responsable de l’analyse marché chez IG France.
«L’enjeu pour les marchés dans les jours et les semaines qui viennent est d’avoir un maximum de visibilité sur le plan de soutien économique qui n’avait pas pu être négocié au Congrès en raison de l’enjeu électoral et de la composition des deux chambres. On pourrait donc se retrouver avec les mêmes blocages politiques si la configuration politique restait la même qu’avant l'élection», explique Alexandre Baradez.
Les marchés asiatiques ont terminé en ordre dispersé mercredi. L’indice Nikkei a pris 1,7% à Tokyo et le Shanghai Composite a gagné 0,2%. A Hong Kong, l’indice Hang Seng a cédé 0,2%.
Plus d'articles du même thème
-
Dans le secteur financier, le Brexit a fait moins de perdants que prévu
Le Brexit a cassé le monopole de la City, mais sans vraiment détrôner la capitale londonienne qui conserve une puissance globale au travers de certains marchés clés comme les changes ou les matières premières. Une tendance à la «reconvergence» avec l’UE se dessine. -
La Bourse de Londres ne se défait pas de sa décote
Depuis le Brexit, la Bourse de Londres a moins progressé que les autres grands marchés actions. Elle est également affectée par la faible croissance et l’instabilité politique. L’indice FTSE 100 garde un biais défensif mais le marché veut de la croissance. -
L’espoir autour de l’Iran prolonge l’euphorie des marchés
Wall Street avait un peu accusé le coup après la première réunion de la Fed sous Kevin Warsh mercredi. Si les investisseurs obligataires restent dubitatifs, la détente sur les prix de l’énergie synonyme de moindre inflation en cas de réouverture du détroit d’Ormuz pourrait soutenir encore un peu plus les actions et l’IA.
ETF à la Une
Generali Investments va lancer ses premiers ETF actifs en Europe
- Les méga-IPO sont le dernier signe avant-coureur de bulle spéculative
- La France domine toujours le classement des meilleurs masters en finance
- Le pétrole plonge après l'accord entre les Etats-Unis et l'Iran
- L’assurabilité climatique refait surface dans l’agenda politique
- Accenture ravive les craintes sur l’IA et enfonce Capgemini dans le rouge
Contenu de nos partenaires
-
Tribune libreFrance–Afrique : la fin du pré carré ?
Lors du sommet Afrique-France « Africa Forward » à Nairobi en mai dernier, le président Macron a affirmé que l’ère du pré carré français en Afrique était terminée, « depuis 2017 c’est fini », s’attribuant en quelque sorte cet état de fait. -
Un train de retardPourquoi les trains et réseau ferré de la SNCF sont peu adaptés aux chaleurs extrêmes
La vague de chaleur qui s’abat sur la France met en lumière l’inadaptation d’une partie du réseau ferré, dont la régénération est au cœur d’une future loi-cadre qui peine à être examinée. -
Tribune libreAnthropic, Starlink... : la souveraineté, c’est la règle, pas le pavillon
Depuis Bodin, la souveraineté désigne moins l’autosuffisance que la capacité de fixer la loi et de la faire respecter