Le prix du pétrole repart à la hausse à cause des tensions au Moyen-Orient
Après les premiers coups de canifs portés à l’accord de paix en début de semaine dernière, les tensions entre les Etats-Unis et l’Iran ont encore monté d’un cran ce week-end.
En réaction, le cours du pétrole est reparti à la hausse. Le 13 juillet, le Brent bondissait de 9%, à 83 dollars, dépassant ses niveaux de mercredi dernier. Le baril a continué sa progression mercredi 14 juillet, atteignant 85 dollars. Il reste toutefois loin des niveaux atteints en mai dernier, à plus de 110 dollars.
Ces dernières heures, les forces américaines et iraniennes ont échangé de lourdes salves de missiles et de drones. Téhéran a ciblé des installations américaines dans plusieurs États du Golfe et a déclaré avoir à nouveau fermé le détroit stratégique d’Ormuz. Les Gardiens de la révolution iraniens ont annoncé lundi avoir ciblé des installations militaires américaines à Bahreïn et au Koweït, détruit des systèmes de radar en Oman et frappé des réservoirs de carburant ainsi que des dépôts de munitions sur la base aérienne Prince Hassan en Jordanie, dans le cadre de leur dernière riposte face à une nouvelle vague de frappes américaines.
Fin du cessez-le-feu
L’armée américaine a de son côté déclaré avoir frappé dimanche, lors de ses opérations, des systèmes de défense antiaérienne iraniens, des sites de radars côtiers, des capacités de missiles et de drones ainsi que des vedettes légères, en déployant des avions, des navires de guerre et des drones.
Ce regain de violence jette un doute supplémentaire sur l’avenir de l’accord intérimaire américano-iranien signé le mois dernier, qui visait à rouvrir le détroit et à mettre fin à la guerre après 60 jours de négociations supplémentaires.
A lire aussi : Le marché du pétrole n’est pas près de retrouver ses niveaux d’avant-guerre
Au cours de la semaine passée, le président américain Donald Trump a affirmé qu’il considérait le cessez-le-feu comme rompu, tout en laissant la porte ouverte à de nouvelles discussions.
Le négociateur en chef de l’Iran, Mohammad Baqer Qalibaf, a pour sa part estimé dimanche sur X : «L'ère des accords unilatéraux est RÉVOLUE. Nous vous avions prévenus : tenez parole ou payez-en le prix. La réalité frappe à la porte.»
Dans ce contexte, le nombre de pétroliers transitant par le détroit d’Hormuz est tombé au cours des dernières 24 heures à son plus bas niveau en deux mois, selon les données de transport maritime publiées lundi.
Des sources du secteur maritime ont indiqué que les navires désactivaient de plus en plus leurs transpondeurs publics de suivi AIS, ce qui rend difficile la détermination du nombre exact de navires traversant le détroit.
(Avec Reuters)
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