Le prix du pétrole repart à la hausse à cause des tensions au Moyen-Orient

Les hostilités se sont intensifiées entre les Etats-Unis et l’Iran avec des frappes des deux côtés. La République islamique indique que le détroit d’Ormuz est de nouveau fermé. Le cours du brut se rapproche de 80 dollars le baril.
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La hausse du brut fait reculer les Bourses européennes  -  Image par Eden Moon de Pixabay

Après les premiers coups de canifs portés à l’accord de paix en début de semaine dernière, les tensions entre les Etats-Unis et l’Iran ont encore monté d’un cran ce week-end.

En réaction, le cours du pétrole est reparti à la hausse. En début de matinée le 13 juillet, le Brent bondissait de 4%, à 79 dollars, retrouvant ses niveaux de mercredi dernier. Il reste toutefois loin des niveaux atteints en mai dernier, à plus de 110 dollars. Cette nouvelle hausse faisait reculer l’ensemble des Bourses européennes. Peu après 9h, l’Euro Stoxx 50 perdait 0,3%, le CAC 40 0,2% et le Dax 0,3%.

Ces dernières heures, les forces américaines et iraniennes ont échangé de lourdes salves de missiles et de drones. Téhéran a ciblé des installations américaines dans plusieurs États du Golfe et a déclaré avoir à nouveau fermé le détroit stratégique d’Ormuz. Les Gardiens de la révolution iraniens ont annoncé lundi avoir ciblé des installations militaires américaines à Bahreïn et au Koweït, détruit des systèmes de radar en Oman et frappé des réservoirs de carburant ainsi que des dépôts de munitions sur la base aérienne Prince Hassan en Jordanie, dans le cadre de leur dernière riposte face à une nouvelle vague de frappes américaines.

Fin du cessez-le-feu

L’armée américaine a de son côté déclaré avoir frappé dimanche, lors de ses opérations, des systèmes de défense antiaérienne iraniens, des sites de radars côtiers, des capacités de missiles et de drones ainsi que des vedettes légères, en déployant des avions, des navires de guerre et des drones.

Ce regain de violence jette un doute supplémentaire sur l’avenir de l’accord intérimaire américano-iranien signé le mois dernier, qui visait à rouvrir le détroit et à mettre fin à la guerre après 60 jours de négociations supplémentaires.

A lire aussi : Le marché du pétrole n’est pas près de retrouver ses niveaux d’avant-guerre

Au cours de la semaine passée, le président américain Donald Trump a affirmé qu’il considérait le cessez-le-feu comme rompu, tout en laissant la porte ouverte à de nouvelles discussions.

Le négociateur en chef de l’Iran, Mohammad Baqer Qalibaf, a pour sa part estimé dimanche sur X : «L'ère des accords unilatéraux est RÉVOLUE. Nous vous avions prévenus : tenez parole ou payez-en le prix. La réalité frappe à la porte.»

(Avec Reuters)

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