La reflation, la normalisation de la courbe des swaps et le flux d’émissions de très long terme contribuent au mouvement.
Publié le
Xavier Diaz
Les souverains euro vont continuer à émettre d’importants montants sur le long terme.
-
Image Pete Linforth / Pixabay
Les marchés ont été hésitants, la semaine passée, alternant entre hausses et baisses mais à des niveaux historiquement élevés. «Cela confirme la résilience des marchés, avec une consolidation en mode risk-on», affirme Florent Pochon, stratégiste chez Natixis, précisant que l’indice de perception du risque a rejoint les niveaux bas de janvier 2020. Une situation durable tant que la perspective de reprise et la vigilance des banques centrales perdurent.
Ce pari sur la reflation est particulièrement visible sur les courbes de taux, aux Etats-Unis, mais aussi en zone euro. «Le mouvement sur la partie très longue de la courbe (10-30 ans) est impressionnant, note Adam Kurpiel, stratégiste taux chez Société Générale CIB. Le swap 30 ans est revenu à 0,25%, le Bund 30 ans en territoire positif et le 50 ans OAT a progressé à 50 points de base (pb)».
La reflation, qui a notamment porté les taux américains, soutenus parla relance budgétaire, a un impact sur les taux nominaux au travers des anticipations d’inflation.«La courbe européenne ne peut l’ignorer, affirme Adam Kurpiel. Plus l’écart de taux se creuse, moins la dette de la zone euro est attractive par rapport à la dette américaine, et plus les investisseurs réclament une prime, ce qui fait remonter les taux». La normalisation de la courbe des swaps réelle, qui s’était inversée l’an dernier sous -40 pb, un mouvement typique des périodes de stress, a aussi aidé à la repentification, en redevenant positive.
Le montant élevé des émissions a aussi joué sur la courbe. «La préférence des souverains pour la partie longue s’est accentuée depuis la crise, avec la hausse des déficits publics, et la volonté de profiter des taux bas», explique le stratégiste. L’offre de duration a été encore plus forte en janvier 2021 avec 120 milliards d’euros (volume en équivalent de duration 10 ans) émis au-delà du 10 ans (sur 145 milliards) comparé à 80 milliards l’an dernier. La France, la Belgique et l’Espagne ont proposé un montant cumulé de 17 milliards d’euros à 50 ans. Et ce repricing des courbes se fait malgré une demande qui reste soutenue. L’émission de l’Espagne à 50 ansa été couverte 13 fois.
La repentification de la courbe euro n’est pas terminée. La thématique de la reflation va durer avec le plan de relance américain. Les émetteurs souverains euro vont continuer d’émettre des montants importants sur le long terme. L’Italie est attendue à 30 ans, voire 50 ans. Certains évoquent même un emprunt à 100 ans.
Les énormes besoins d’investissements dans les infrastructures IA obligent ces entreprises à s’adresser à l’ensemble des marchés de dette. Amazon et Alphabet sont les plus actifs.
Keir Starmer a confirmé qu’il restait premier ministre mais les députés travaillistes sont désormais assez nombreux pour réclamer son remplacement tandis que plusieurs ministres ont déjà démissionné. Le marché s’inquiète de la prochaine politique budgétaire.
Les entreprises ont émis 32 milliards d’obligations sur le marché euro, profitant d’une nouvelle fenêtre favorable, marquée par des émetteurs rares, comme Airbus, et par le retour d’Alphabet.
Un document de travail, dont le leader de Place publique s’est démarqué, avant sa révélation par Politico, suggère de désinvestir les classes populaires et les banlieues pour se concentrer sur un électorat « cible » en vue de la présidentielle de 2027 : des urbains, diplômés et aisés, jugés plus réceptifs à une offre sociale-démocrate
Guerre commerciale, IA et statut de Taïwan... Les sujets de discorde entre les deux dirigeants ne manquent pas, alors que l’ombre du conflit iranien plane sur leur rencontre
Attention collector ! Swatch et Audemars Piguet s'associent pour la Royal Pop, une collection de huit montres de poche en biocéramique inspirée de l'iconique Royal Oak, disponible dès le 16 mai en boutique.