L’actualité et la veille en matière de fonds d’investissement, ainsi que les analyses sur les grandes tendances dans l’univers de la gestion d’actifs, son activité au travers des chiffres de collectes et d’évolution des encours des différentes classes d’actifs.
La plate-forme de fonds Allfunds a fixé vendredi la fourchette de prix de son introduction en Bourse entre 10,50 euros et 12 euros par action. Cela la valorise entre 6,6 milliards et 7,6 milliards d’euros. De plus, la société annonce avoir noué un accord avec les sociétés de gestion BlackRock, Jupiter, Mawer, Lazard et Janus Henderson Investors, qui achèteront des actions pour un montant total de 850 millions d’euros. BlackRock sera le principal investisseur, avec 250 millions d’euros. Jupiter s’est engagé à investir 200 millions, Mawer 160 millions et Lazard et Janus Henderson Investors 120 millions d’euros chacun. En se basant sur un prix situé au milieu de la fourchette, cela correspondrait à environ 75.555.556 actions, soit 40,1 % de l’offre d’actions, en supposant que l’option de surallocation sera exercée. L’offre concerne un placement privé de 163.650.850 actions de la part de LHC3 (qui est indirectement contrôlé par les fonds gérés par les filiales de Hellman & Friedman et Eiffel Investment, véhicule d’investissement désigné de GIC Special), BNP Paribas Securities Services et Credit Suisse. Hors option de surallocation, l’offre représente 26 % du capital de la société. Une option de surallocation a été prévue, représentant 24.547.628 actions, soit 15 % du nombre des actions offertes. Si elle est exercée totalement, la valeur de l’offre tournera entre 2 milliards et 2,3 milliards d’euros et correspondra à un maximum de 29,9 % du capital. L’opération aura lieu sur Euronext Amsterdam entre vendredi 16 avril (9 heures) et jeudi 22 avril (14 heures). Allfunds se présente comme une plate-forme “wealthtech” B2B qui met en relation les sociétés de gestion et les distributeurs. Ses encours sous administration s’élèvent à 1.200 milliards d’euros. Ses revenus ressortent à 370 millions d’euros et son Ebitda à 263 millions d’euros. La société madrilène avait été créée par les banques italienne et espagnole Intesa Sanpaolo et Santander. En 2017, les deux établissements ont cédé leurs participations à Hellman & Friedman et au fonds souverain de Singapour GIC dans une opération qui avait valorisé Allfunds à 1,8 milliard d’euros. En 2019, BNP Paribas Securities Services et BNP Paribas Asset Management avaient annoncé une prise de participation conjointe de 22,5% dans Allfunds. Credit Suisse avait pris 18% du capital la même année à l’occasion de la cession à Allfunds de sa plateforme de sélection de fonds Investlab.
Les Français restent toujours aussi actifs sur les marchés actions. Selon la deuxième édition du tableau de bord des investisseurs particuliers actifs publiée ce vendredi par l’Autorité des marchés financiers (AMF), quelque 772.000 particuliers ont acheté ou vendu des actions au premier trimestre 2021, « un nombre en hausse par rapport au quatrième trimestre 2020 et se situant au plus haut niveau depuis un an ».
Le lancement de cette monnaie ne réussira que s’il répond aux besoins des Européens, notamment en matière de vie privée, prévient la Banque centrale européenne.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) fait la promotion de la Bourse de Paris auprès des Spac, les sociétés coquilles vides qui se cotent en Bourse pour lever de l’argent en vue d’une acquisition. « L’AMF se réjouit, avec l’ensemble de la Place de Paris, de pouvoir accueillir ces projets, témoignant et participant de l’attractivité des marchés financiers en France », indique l’AMF dans un communiqué publié ce jeudi.
Sur les deux premiers mois de l'année, les Français ont épargné 21,1 miliards d'euros en placements financiers. L'assurance vie a collecté 3,6 milliards d'euros.
Credit Suisse n’est pas encore sortie de l’affaire Archegos, pour laquelle elle a comptabilisé une charge de 4,4 milliards de francs suisses (3,97 milliards d’euros) au premier trimestre 2021. Après avoir vendu 2,3 milliards de dollars (1,9 milliard d’euros) de titres liés au family office la semaine passée, elle continue le nettoyage. Plusieurs sources ont rapportée à Bloomberg et CNBC que la banque a mis sur le marché de gros blocs d’actions Discovery et iQIYI mardi après la clôture de Wall Street.
Credit Suisse a annoncé mardi 13 avril qu’il distribuerait 1,7 milliard de dollars (1,43 milliard d’euros) en numéraire aux investisseurs des fonds de financement de la chaîne d’approvisionnement touchés par la faillite de la société financière Greensill Capital. Le groupe bancaire suisse a indiqué que ces versements commenceraient mardi et porteraient le total des sommes distribuées à ce jour à 4,8 milliards de dollars. «Credit Suisse Asset Management continue de chercher des solutions pour assurer la reprise», a ajouté le groupe. Cependant, Credit Suisse a averti qu’il existait des incertitudes importantes concernant les sommes qui seraient versées aux investisseurs en relation avec les fonds. Credit Suisse gère quatre fonds d’investissement contenant quelque 10 milliards de dollars de titres créés par Greensill, une société spécialisée dans le financement de la chaîne d’approvisionnement, qui constitue une forme de prêt à court terme aux entreprises.
La boutique de gestion Moneta vient de lancer son premier fonds depuis 15 ans, MME 2026. Ce fonds aura une stratégie proche de celle de Moneta Micro Entreprises, lancé il y a 17 ans et fermé aux souscriptions depuis 12 ans. La grande différence est que le nouveau fonds sera fermé pendant cinq ans, jusqu’en 2026. «Cette contrainte aura pour avantage de nous permettre de prendre des paris plus tranchés encore que dans MME, et de permettre de profiter d’éventuels stress de marché en ayant la capacité de prendre des positions importantes notamment sur des valeurs peu liquides qui sont sous pression dans de tels cas de figure», explique Moneta dans une présentation. D’autres différences distinguent le nouveau fonds de son grand frère. Il sera plus concentré, avec une quarantaine de lignes ciblées, contre 80-100 lignes pour le fonds MME. L’équipe de gestion pourra aller individuellement jusqu’à 15 % par ligne contre 10 % dans MME. Enfin, ce sera un produit plus international, avec la possibilité d’allouer 30 % des actifs hors d’Europe, contre 10 % seulement pour MME Avec ses cinq ans de blocage, ce produit devrait se traduire par une volatilité supérieure à MME, mais avec une espérance de gain que Moneta espère supérieure sur longue période. Le fonds sera co-géré par Romain Burnand et Raphaël Lucet. Ce fonds s’adresse à un public averti et le ticket minimum est de 100.000 euros. Les souscriptions ont démarré mi-mars et vont clôturer le 28 mai. L’équipe et la société de gestion ciblent 200 millions d’euros pour le nouveau fonds.
Le cours du bitcoin a de nouveau dépassé 60.000 dollars (50.420 euros) dimanche, confirmant le regain d’intérêt des investisseurs pour la plus connue des cryptomonnaies, dont l’offre reste limitée. Un bitcoin s'échangeait contre 59.450 dollars dimanche vers 07h15 GMT sur la plate-forme Bitstamp après un pic à 60.979 dollars. La valeur du bitcoin a progressé de 116% depuis son plus bas du 4 janvier à 27.734 dollars, profitant notamment de l’annonce par le président américain, Joe Biden, d’un plan de relance de 1.900 milliards de dollars, qui a incité des investisseurs à acheter des cryptomonnaies pour se protéger contre une éventuelle poussée inflationniste.
Après les 1,5 milliard d’euros promis par Axa, les autres assureurs interrogés par L’Agefi s’engagent dans un premier temps sur un montant total avoisinant les 4 milliards d’euros.
L’indice VIX est revenu à son niveau d’avant la pandémie. D’importantes transactions sur les options sur VIX interrogent sur la soutenabilité de ces niveaux.
Le Forum de la gestion privée 2021 de L’Agefi qui s’est déroulé les 6 et 7 avril a exploré les nouvelles opportunités d’investissement et les thèmes porteurs.
Des risques spécifiques liés à la stabilité des dépôts issus de ces plateformes existent. Tout comme un risque réputationnel pour les banques, à l’image de l’affaire Greensill.
Le FMI a relevé ses prévisions de croissance mondiale à 6%, grâce aux Etats-Unis, mais insiste sur les risques d’une trop grande divergence entre pays.
Les total return swaps, produits utilisés par Credit Suisse avec Archegos, restent invisibles aussi bien dans les comptes que dans la revue des risques des banques.