Prévisions d’inflation : la BCE contrariée par l’euro fort
Mario Draghi a revu à la baisse les prévisions d’inflation en zone euro pour 2018 et 2019. En cause notamment, un euro qui flirte voire dépasse de plus en plus fréquemment 1,20 dollar.
ECON Committee meeting ' Monetary Dialogue with the President of the European central bank '
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Le rythme de l’inflation en zone euro va diminer au tournant de cette année et de la suivante, et a été révisé en légère baisse pour 2018, a déclaré Mario Draghi, président de la Banque centrale européenne (BCE), jeudi, lors d’une conférence de presse suivant la réunion du Comité de politique monétaire.
«Il y a un manque de satisfaction certain et général vis-à-vis de l’inflation», a résumé le patron de la banque centrale de la zone euro qui s’inquiète de la volatilité enregistrée sur les taux de change, «source d’incertitude». Le taux d’inflation ne sera plus que de 1,2% en 2018 contre 1,3% prévu en juin, après 1,5% en 2017, sans changement. En 2019, le taux d’inflation n’atteindrait plus que 1,5% contre 1,6% prévu en juin.
Auparavant la BCE a annoncé avoir maintenu inchangés ses principaux taux d’intérêt, conformément au consensus. Elle a également répété que les achats d’actifs mensuels de 60 milliards d’euros doivent durer jusqu'à fin décembre 2017, voire au-delà si besoin. «Si les perspectives deviennent moins favorables ou si les conditions deviennent incompatibles avec l’objectif d’un ajustement régulier de la trajectoire d’inflation, le conseil se tient prêt à augmenter le programme en taille ou en durée», a-t-elle précisé.
L’indice PMI manufacturier définitif confirme sa reprise en juillet à un plus haut depuis avril. Mais la croissance est surtout soutenue par les commandes passées. La dynamique reste faible notamment en France, en Italie et en Espagne. Point positif, les tensions sur les prix diminuent.
L’inflation a légèrement augmenté en zone euro en juillet, moins rapidement que dans l’Hexagone. Dans les deux cas, la hausse des prix est notable dans les services - en parallèle du rebond des prix dans l’énergie - ce qui devrait renforcer les arguments en faveur d’une nouvelle hausse des taux de la Banque centrale européenne (BCE) en septembre.
Le rôle de l’immigration dans la croissance, tout comme l’impact du fonds souverain sur l’investissement, seront des facteurs clés de l’évolution économique du pays dans les années à venir.
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