Objectif de collecte atteint pour le fonds d’obligations chinoises de Pictet dès son lancement
Pictet Asset Management a élargi sa gamme de produits investis en dette émergente, qui représentent 20,4 milliards de dollars d’actifs sous gestion, en lançant le fonds Pictet-Chinese Local Currency Debt, compartiment de la SICAV de droit luxembourgeois Pictet domicilié au Luxembourg et conforme à la directive UCITS. Enregistrant une très forte demande de la part des investisseurs, le fonds a déjà atteint ses objectifs de collecte (fixés à 20 millions de dollars). Sa capacité sera toutefois augmentée prochainement.
Le nouveau fonds est géré de Hong Kong par Cary Yeung, qui a intégré Pictet AM en 2014, après avoir travaillé au service de Taikang Asset Management (Hong Kong). Il est épaulé par Jennifer Chang, analyste crédit senior, et Echo Chen, trader spécialiste de la dette chinoise.
L’univers d’investissement du fonds se compose d’obligations émises et négociées en Chine continentale (dites onshore), l’un des plus grands marchés obligataires mondiaux et dont la croissance est l’une des plus rapides1. Le portefeuille investit essentiellement dans des obligations onshore libellées en renminbis.
«Dans l’environnement de taux bas actuel, les obligations onshore en renminbis procurent aux investisseurs des rendements intéressants et une source de diversification, tout en offrant une exposition à une monnaie qui recèle un potentiel d’appréciation important», souligne Cary Yeung.
Pictet AM a obtenu en 2014 une licence d’investisseur institutionnel étranger qualifié en renminbis (renminbis qualified foreign institutional investor, RQFII) octroyé par la Commission chinoise de réglementation des valeurs mobilières (CSRC). Cette licence autorise l’accès aux marchés des actions et des obligations de Chine continentale, notamment le marché des actions A (cotées à Shanghai ou à Shenzhen) et celui des obligations onshore.
L’obtention de la licence RQFII a permis de demander un quota d’investissement à la State Administration of Foreign Exchange (SAFE), l’administration du contrôle des changes. Un quota de 1 milliard de yuans (soit quelque USD 160 millions) a été octroyé, donnant ainsi accès aux obligations cotées à la bourse chinoise. Pictet AM a en outre effectué des démarches auprès de la Banque populaire de Chine en vue d’être autorisé à traiter des obligations sur le marché interbancaire.
Pour l’heure, le fonds Pictet-Chinese Local Currency Debt est enregistré en Allemagne, à Chypre, en France, en Finlande, en Grèce, au Luxembourg ainsi qu’au Portugal, et sera bientôt disponible dans d’autres pays.
Plus d'articles du même thème
-
Renault et Geely confortent leur coopération au Brésil
Les deux groupes vont investir 319 millions d'euros supplémentaires pour accélérer dans l'électrique dans le pays. -
BlueOrchard lève 250 millions de dollars pour son fonds climatique dédié aux marchés émergents
Le tour de table réunit notamment Aviva Investors et Daido Life Insurance Company, qui interviennent via des titres de dette senior, ainsi que Schroders, British International Investment (BII) et FinDev Canada. -
Swedbank Robur crée un fonds alimentation et eau
Le fonds investira à l'échelle mondiale et comptera initialement entre 50 et 70 lignes.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
La majorité des investisseurs professionnels sont prêts à basculer leurs encours vers des ETF actifs
Contenu de nos partenaires
-
Numéro bisGabriel Attal se confronte à Ursula von der Leyen et promet un plan choc pour l'Europe
Le candidat Renaissance à l'élection présidentielle entame jeudi une nouvelle séquence de campagne. Après avoir démontré sa détermination par des déplacements tout l'été, il entend désormais incarner ce que serait une présidence Attal. Première étape, jeudi, dans une usine de lanceurs spatiaux -
Plus boomer que doomerDonald Trump, dernier rempart contre la fronde anti-IA aux Etats-Unis
Face à la vague d’inquiétude provoquée notamment par l'impact environnemental des centres de données, le président refuse toute régulation qui avantagerait la Chine et affaiblirait les marchés -
Pourquoi les fonctionnaires boudent le nord de l'Italie
Des enseignants refusent des postes dans le Nord faute de pouvoir s’y loger. Le même problème touche les infirmiers, mettant en question le principe de salaires uniformes sur tout le territoire