Les sélectionneurs de fonds divisés sur les conséquences de la volatilité
Des préoccupations plutôt communes mais des conséquences qui divisent... Tels sont les résultats de l’enquête de Natixis Investment Managers réalisée entre Septembre et Octobre 2017 auprès de 200 sélectionneurs de fonds professionnels, travaillant pour des plateformes de banques privées, des compagnies d’assurance, des fonds de fonds out d’autres plateformes de distribution destinées aux particuliers (*). En pratique, pour la moitié des sélectionneurs de fonds professionnels la volatilité se présente comme l’une de leurs principales préoccupations pour 2018. Mais 39 % la voient comme une menace, alors que 38 % pensent qu’elle aura une incidence favorable sur les performances... Selon Matthew Shafer, directeur de la Distribution Wholesale Internationale chez Natixis Investment Managers, « les professionnels qui pensent que la volatilité aura des conséquences négatives estiment probablement que, après une longue période de croissance régulière, une correction est somme toute logique et qu’elle normalisera les prix des actifs. En revanche, pour leurs opposants, « l’augmentation de la volatilité présage peut-être une dispersion accrue des performances et donc un potentiel de création d’alpha plus important », indique le responsable.
, Dans ce contexte, les stratégies mises en place par les sélectionneurs de fonds apportent un éclairage intéressant en cela qu’une seule gestion trouve grâce à leurs yeux : la gestion active pour mieux diversifier leurs portefeuille et en maximiser la performance ». Plusieurs stratégies de gestion du risque, notamment la diversification sectorielle (91 %), la budgétisation des risques (80 %) et le recours accru aux actifs alternatifs (75 %) sont privilégiés.
, En matière d’allocation, la perception des risques sur le marché ne s’accompagne pas de grands changements. Pas de grande rotation mais plutôt des ajustements directionnels de leurs investissements. Exemple, l’étude relève que « sur le segment obligataire, ils vont chercher à réduire la duration et à investir dans des actifs alternatifs pour accroître leur revenu. Sur le segment des actions, ils privilégient les valeurs européennes et les marchés émergents. Dans la poche alternative dont 70 % des sélectionneurs de fonds estiment qu’il est primordial d’investir, ils se tournent vers le capital-investissement pour générer de l’alpha et mieux gérer la volatilité, via des couvertures sur actions et des « managed futures ». » En détail, ils citent les matières premières (47%), les stratégies global macro (44 %), le capital-investissement (38 %) et les managed futures (37%).
, Enfin, dans un autre genre, l’enquête réalisée par Natixis IM pointe le chemin qui reste à parcourir à l’ESG pour occuper l’espace dans les portefeuilles des sélectionneurs de fonds. Seuls 43 % des sélectionneurs interrogés déclarent que les critères ESG sont intégrés dans le processus d’investissement de leur société alors que 78% des investisseurs finaux, souhaitent que leurs investissements reflètent leurs valeurs personnelles et, à 72%, qu’ils aient un impact social positif. Au rang des explications avancées, les professionnels notent le manque de transparence (42 %), les confusions liées à la conciliation d’objectifs de performance à court terme avec ceux de durabilité à long terme et les dérives du « green-washing » à travers des entreprises prétendant offrir des produits ESG sans en respecter les critères (37 %).
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, (*) Les résultats sont publiés dans un livre blanc, “ Meet the new normal, same as the old normal”.
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