Le shutdown américain n’inquiète pas les marchés
Républicains et démocrates ne peuvent décidemment pas s’entendre. Samedi 20 janvier, l’échec des négociations entre les deux partis a provoqué un shutdown aux Etats-Unis. Cela consiste, pour le gouvernement américain, à suspendre le versement des salaires de certains fonctionnaires fédéraux dont les services sont jugés « non-essentiels ». Cette situation n’est pas nouvelle, puisqu’en octobre 2013, lors de la présidence de Barack Obama, un tel shutdown - dont avaient pâti environ 800.000 fonctionnaires - avait duré 16 jours avant qu’un compromis ne soit trouvé. A l’époque, les marchés avaient marqué un peu de nervosité, mais cela était resté très ponctuel et mesuré et n’avait pas empêché l’indices Dow Jones de terminer l’année 2013 avec une progression de plus de 26,5 %.
Cette fois encore, cette mesure ne semble pas inquiéter les opérateurs, même si les marchés européens restaient hésitants dans la matinée. Dans sa lettre quotidienne, LBPAM explique que ce calme relatif tient principalement à trois raisons. «L’anticipation que la fermeture ne durera pas, explique Hervé Goulletquer, tratégiste à la Banque postale AM. Un nouveau vote est prévu à 18h00, heure de Paris, au Sénat. Il ne semble pourtant pas que les Républicains et les Démocrates aient déjà convergés. Les premiers veulent dissocier financement de l’administration fédérale jusqu’au 8 février prochain et solution à la question du sort réservé aux dreamers (étrangers entrés quand ils étaient jeunes aux Etats-Unis et restés sur place depuis) ; avec la priorité donnée au premier point. Les seconds défendent une approche groupée. Ensuite, la conviction que l’économie est aujourd’hui suffisamment forte pour supporter sans dommages l’épreuve du shutdown. Enfin, la probable anticipation que la mésaventure ne change pas le calendrier envisagé en matière de gestion de la politique monétaire (réglage inchangé en janvier et hausse de 25pdbs du taux directeur en mars)».
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