Sur la totalité de l’année 2017, le Livret A affiche une collecte nette de 10,24 milliards d’euros. De son côté, le Livret de développement durable et solidaire (LDDS) a collecté 2,16 milliards d’euros. En cumulé, la collecte sur ces véhicules atteint donc, en 2017, 12,4 milliards d’euros.
Les encours du livret A, avec un effet capitalisation de 1,94 milliards d’euros en année pleine, atteignent 271,7 milliards d’euros et 376 milliards d’euros cumulés avec le LDDS.
A noter que les flux n’ont pas été linéaires tout au long de l’année, avec une forte collecte au premier semestre et un fort ralentissement de la progression des encours ensuite. «Durant la première partie de l’année, les ménages ont renforcé leur épargne de précaution en raison des incertitudes électorales. Dans la seconde partie, l’amélioration de la situation économique et de la confiance en l’avenir ont conduit à un relâchement de l’effort d’épargne. Par ailleurs, les gains de pouvoir d’achat générés par la baisse du cours du pétrole ont disparu ce qui a pu marginalement réduire les capacités d’épargne. La rupture de la collecte qui est intervenue à partir du mois de septembre n’est pas sans lien avec les déclarations du gouvernement concernant le blocage à 0,75 % du taux de rendement du Livret A», estime Philippe Crevel, directeur du Cercle de l’épargne.
Le taux du Livret A augmente un peu moins qu’anticipé et celui du Livret d’épargne populaire reste stable. De mauvaises nouvelles pour les épargnants qui font les affaires des banques.
Christophe Hautin, gérant actions senior chez Allianz Global Investors, explique dans cette tribune pourquoi, comme le constatait notamment le rapport Draghi publié en 2024, il y a une urgente nécessité de mobiliser davantage de capitaux vers les entreprises technologiques européennes afin de soutenir la compétitivité, l'innovation et l'autonomie stratégique du continent.
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