Dans un marché de l’immobilier dopé par des taux d’intérêt bas, 40% des Français ont sollicité un courtier pour leur prêt immobilier en 2021, une proportion qui a augmenté de 11 points en 6 ans. Et si la raison principale était jusqu’en 2020 d’essayer d’obtenir un taux plus avantageux, elle devient en 2021 celle de s’assurer d’obtenir un financement (1).Car les offres se multiplient, mais les conditions d’accès au crédit se sont durcies et, avec elles, la simple possibilité – ne parlons plus d’assurance - de décrocher un prêt. Pourquoi les emprunteurs font-ils de plus en plus appel à ces intermédiaires ?
La plateforme de crowdfunding immobilier lance une nouvelle offre accessible dès 2.000 euros, en collaboration avec le cabinet d’avocats spécialisé Ravet.
Les gérants de fonds et de fonds indiciels cotés (ETF) investis sur les actions russes ont, d’une certaine manière, été mis au chômage technique par la Banque centrale de Russie lundi 28 février. Celle-ci a laissé les marchés boursiers et d’instruments financiers dérivés de la Bourse de Moscou fermés. Elle a aussi suspendu temporairement la capacité des investisseurs étrangers à vendre leurs actions russes sur les marchés russes. Par conséquent, ni les flux nila valeur nette d’inventaire (VNI) d’une partie des produits concernés n’étaient disponibles ce lundi et cela devrait se poursuivre aujourd’hui mardi 1er mars. «Les performances sont en cours de contrôle et sont momentanément indisponibles pour ce fonds», écrivait la société de gestion Amundi, ce mardi, sur la page de son fonds Russian Equity. Idem pour le gestionnaire suédois East Capital qui n’a pas publié de VNI ni accepté de souscriptions et de rachats pour ses fonds Russia et Eastern European. La société de gestion a par ailleurs affiché son soutien à l’Ukraine sur ses réseaux sociaux et condamné l’invasion russe. Elle a même passé en revue les propriétés de ses fonds immobiliers dans les pays baltes pour évaluer d’en aménager certaines en centres de réfugiés, en collaboration avec une opération d’aide humanitaire locale. «East Capital est un gestionnaire d’actifs, et non un spécialiste des questions militaires ou politiques. Nous concentrons donc nos efforts sur l’analyse des implications de la guerre et des sanctions des deux côtés sur nos investissements, sur les marchés et sur la situation macroéconomique. S’il est trop tôt pour dire quels seront les effets à long terme sur le marché, nous nous attendons à un niveau très élevé de perturbation et de volatilité à court terme. Nous évaluons et gérons activement les événements réels à mesure qu’ils se produisent», détaille la firme dans un communiqué. Le gestionnaire américain JP Morgan Asset Management a, lui, pris la décision de suspendre temporairement ses fonds Emerging Europe (35 millions d’euros d’encours) et Russia Equity (248 millions d’euros d’encours) avec effet immédiat ce lundi. «En raison de l’escalade du conflit entre la Russie et l’Ukraine, les conditions normales de négociation sur le marché ont été considérablement altérées, ce qui, de l’avis de la société de gestion, constitue une situation d’urgence à la suite de laquelle la cession et l'évaluation des investissements du fonds sont impraticables», a écrit JPM AM aux porteurs de parts, ajoutant que la suspension de ces fonds sera revue régulièrement. Effondrement des actions russes à Londres Le Suisse Pictet Asset Management a lui aussi choisi, lundi, de suspendre le calcul de la VNI de son fonds Russian Equities et de suspendre tout achat, rachat ou conversion de parts jusqu’à ce qu’une décision soit prise par le conseil d’administration du fonds. Pictet indique que même si la négociation des parts du fonds redevenait possible à l’avenir, «la possibilité pour le compartiment de convertir le rouble russe en dollars américains serait sérieusement compromise de sorte que les transactions ne pourraient pas être réglées de manière normale». Le Britannique Liontrust a lui aussi suspendu son fonds investi en actions russes.Derrière ces suspensions demeurent de possibles futurs sujets de liquidité que pourraient connaître les fonds concernés en fonction de l’évolution de la situation et de la nature des instruments investis. D’autres ont cherché à vendre leurs titres de sociétés russes cotés à Londres, qui eux, peuvent être cédés, mais dans des conditions dantesques. SkyNews rapportait ce lundi quele gestionnaire britannique Abrdn avait été incapable de vendre pour 5 millions de livres sterling d’actions Rosneft, le groupe pétrolier de l’Etat russe dont BP a annoncé se désengager. Les titres du groupe ont plongé de 42% à Londres; ceux du distributeur Magnit, de 80%. Les expositions aux titres russes des gérants français restent, elles, assez faibles dans l’ensemble, peu de fonds de droit français ciblant particulièrement la Russie. Les quelques fonds hexagonaux spécialisés sur les marchés émergents étaient plutôt peu voire pas investis sur ce marché. Le fondsCarmignac Portfolio Emerging Patrimoine, qui avait, à l’inverse, une position plus conséquente, avec 11,36% de ses 493 millions d’euros d’encours investis en roubles à fin janvier, s’est progressivement allégé avec la montée des tensions, avant de se retirer complétement. « Nous avons coupé nos positions actions russes d’une part et acheté des protections sur les marchés obligataires et de change dans un contexte de forte volatilité et de dislocation sur les marchés», a indiqué Kevin Thozet, membre du comité d’investissement chez Carmignac. Situation dégradée sur les ETF Du côté des ETF, la situation se tend également. Le plus gros ETF Russie du marché, commercialisé par Van Eck, perdait 23% en négociation pré-boursière lundi après avoir vu sa performance et ses encours dégringoler en fin de semaine dernière. D’autant que selon Bloomberg, le département du trésor américain a donné jusqu’au 25 mai aux sociétés de gestion américaines pour trouver des acheteurs non-américains pour leurs titres et obligations de cinq entités russes dont le groupe financier VTB. La Bourse de Londres a relevé à 10% ses exigences de spread maximum (maximum spread requirements) pour 10 ETF investis en actifs russes cotés sur sa plateforme depuis jeudi dernier. Un taux deux fois supérieur à ce qui été autorisé pour l’ensemble des ETF pendant la crise boursière liée au Covid-19 en mars 2020, relevait le média ETF Stream. La Bourse italienne (Borsa Italiana) a indiqué qu’elle attribuerait des «exemptions» de spread en raison de la volatilité élevée sur les ETF concernés. Quant à Euronext il a aussi fait état de «conditions de marché exceptionnelles» pour les ETF pour l’ensemble de ses marchés, juste avant l’ouverture de la Bourse le 24 février, permettant aux teneurs de marché d’élargir les spreads, ou en apportant moins de liquidité que leurs obligations habituelles.
Une mission d’évaluation créée par la Commission des affaires économiques a rendu son rapport sur l’application de la loi Elan. Les rapporteurs sont modérés sur les effets de l’encadrement des loyers mais bien plus positifs sur la garantie Visale.
Après une année 2020 impactée par la crise sanitaire, les SCPI repartent sur leur lancée d’avant crise avec un taux de distribution pour 2021 de 4,45%.
Les sentiments sont partagés chez Rothschild & Co. La banque a présenté des chiffres record pour 2021, avec un résultat net part du groupe de 766 millions d’euros contre 173 millions en 2020. C’est un niveau plus de deux fois supérieur aux 303 millions d’euros de 2018 qui constituaient auparavant sa meilleure année. «Tous les métiers du groupe ont participé à cette performance historique», déclare à L’Agefi François Pérol, managing partner et co-président du comité exécutif de Rothschild & Co. Pour 2021, les revenus de la banque ont atteint 2,9 milliards d ‘euros, contre 1,8 milliard en 2020.
Le société de gestion a réalisé un recrutement et une promotion pour accélérer son développement. La société de gestion immobilière Perial AM a annoncé jeudi 24 février le renforcement de son comité de direction avec deux nominations. Laurent Boissin rejoint la société au poste de directeur général adjoint et prend la direction de la gestion de fonds ainsi que la direction de la clientèle institutionnelle. Il pilotera une équipe de quatorze personnes avec pour ambition de «renforcer la gestion des fonds dans un contexte de croissance rapide du patrimoine ainsi que de développer l’activité dédiée aux clients institutionnels», explique Perial AM dans un communiqué. L’intéressé prendra également en charge le développement de l’activité commerciale pour les clients grands comptes et pilotera le déploiement de la commercialisation de l’offre à l’international. Diplômé de l’ESCP Europe et de Skema Business School, Laurent Boissin a précédemment travaillé pour le groupe ING Real Estate et plus de 10 ans au sein de BNP Paribas Real Estate. Nouvelle interlocutrice pour les CGP Laetitia Bernier est quant à elle promue en tant que directrice commerciale et marketing du groupe. Elle avait rejoint l’entreprise en 2018 au sein du comité de direction en tant que directrice marketing, digital et communication. En plus de ses activités actuelles axées sur la marque, la notoriété du groupe et l’offre épargne, elle prend désormais la responsabilité de la commercialisation des produits de Perial AM auprès des partenaires CGP. Avec son équipe élargie, elle a pour mission de «gagner en proximité avec ses partenaires, élargir le portefeuille clients et accélérer la préférence des SCPI et SCI de la société de gestion», peut-on lire dans la missive. Spécialiste du marketing appliqué aux services financiersLaetitia Bernier, a commencé sa carrière dans des agences de marketing renommées (Proximity BBDO, Rapp...). En 2007, elle intègre Crédit Agricole Consumer Finance comme responsable acquisition clients, puis rejoint en 2015 Corum AM comme directrice marketing et communication. Pour mémoire, Perial AM gère une gamme de véhicules comprenant notamment 4 SCPI, une SCI et plusieurs fonds et mandats institutionnels. La société a dépassé le cap des 5 milliards d’euros d’actifs sous gestion en 2021.
D’aucuns reconnaîtront ici une adaptation de la citation célèbre du philosophe Friedrich Nietzsche qui vient nous rappeler un principe fondamental qu’il convient aussi d’appliquer en finance : douter de ses propres convictions.