Le Crédit Agricole et Capgemini s’unissent pour servir les banques privées
La plate-forme informatique du Crédit Agricole en Suisse va devenir filiale d’Indosuez Wealth Management. Elle fera entrer Capgemini à son capital.
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Amélie Laurin
Le Crédit Agricole a décidé de muscler le département informatique de sa filiale suisse Crédit Agricole Private Banking Services.
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Photo Crédit Agricole.
Face aux défis réglementaires et digitaux des banques privées, le Crédit Agricole a décidé de muscler Crédit Agricole Private Banking Services (CA-PBS), le département informatique de sa filiale suisse. Pour mieux servir les banques privées du groupe, et sa vingtaine de clients externes en Europe et en Asie (Bank China à Singapour, UBP en Asie…), la banque française s’est alliée à Capgemini. «Nous allons filialiser CA-PBS qui sera majoritairement détenu par Indosuez Wealth Management, la marque mondiale de gestion de fortune du Crédit Agricole, et nous sommes en discussions pour que Capgemini puisse monter au capital», annonce Pierre Dulon, directeur de CA-PBS. L’opération sera finalisée cette année. CA-PBS changera de nom et de gouvernance.
En attendant, les deux partenaires ont communiqué hier sur leur nouvelle offre. Elle alliera le savoir-faire bancaire et réglementaire d’Indosuez et l’expertise informatique et digitale de Capgemini. Ce dernier contribuera à l’amélioration du modèle de CA-PBS, qui opère à la fois en mode Saas (logiciel en tant que service) et en BPO (sous-traitance). Face à des concurrents tels que le suisse Temenos, «nous sommes persuadés qu’une banque privée qui veut externaliser son informatique a besoin de deux garanties majeures, explique Pierre Dulon. D’une part que son prestataire lui assure dans le temps que les futures réglementations seront correctement traitées, ce que seule une banque privée peut garantir. D’autre part, que les prestations soient toujours au meilleur niveau technologique. C’est ce que nous apporte Capgemini avec ses 200.000 salariés et son accès à l’écosystème des start-up». Chez Capgemini, «l’accord avec CA-PBS va nous aider à répondre à la demande forte d’externalisation des activités informatiques et des processus d’affaires des banques privées et des gérants de fortune», déclare Anis Chenchah,executive vice president en charge des services financiers, qui pèsent 27% des revenus du groupe.
CA-PBS veut accroître ses revenus de 50% d’ici à 2020, au-delà des 30% attendus par le BCG pour le marché des technologies des banque privées. Des collaborateurs de Capgemini ont déjà rejoint la plate-forme, qui compte plus de 500 salariés en Suisse et à Singapour. Ils préparent la bascule informatique d’Indosuez France qui ouvrira le marché tricolore à CA-PBS et lui permettra de couvrir l’essentiel des 118 milliards d’euros d’actifs d’Indosuez. A fin 2017, l’entité servait 150 milliards de francs (128 milliards d’euros) d’encours, dont 80 milliards pour Indosuez.
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