TotalEnergies va augmenter son dividende et réduire sa dette
- Le groupe TotalEnergies, dirigé par Patrick Pouyanné, prévoit d’accroître sa production d'énergies tout en choyant ses actionnaires.
- Le dividende augmentera de plus de 5% par an d’ici 2030 et le taux d’endettement devra descendre sous la barre des 10%.
- La production d’hydrocarbures progressera de 3% par an jusqu’en 2030, puis de 2 à 3% par an sur la période 2030-2035.
L’action TotalEnergies s’apprécie lundi, alors que l'énergéticien s’est fixé un nouvel objectif de croissance du dividende et s’est montré optimiste concernant l'évolution de sa production jusqu’en 2035.
A l’occasion de l’actualisation de ses perspectives stratégiques, le groupe dirigé par Patrick Pouyanné a annoncé vouloir augmenter son dividende de plus de 5% par an au titre des exercices 2026 à 2030.
Il a par ailleurs relevé le montant de ses rachats d’actions à court terme. Ces derniers passeront de 1,5 milliard de dollars au troisième trimestre à 2,5 milliards de dollars au quatrième et s'établiront «entre 2 et 2,5 milliards de dollars» au premier trimestre 2027.
A moyen terme, le groupe compte toujours distribuer à ses actionnaires au moins 40% du cash-flow sous forme de dividendes et de rachats d’actions, tout en maintenant un bilan solide. Le ratio d’endettement est ainsi attendu en dessous de 10% à la fin 2026, contre 13,1% à la fin juin, a souligné TotalEnergies.
Vers 11h50, le titre prenait 0,9%, à 80,74 euros, sur un marché parisien en hausse de 0,1%, tandis que le cours du baril de Brent grimpait de 3,4%.
Pour les analystes de Jefferies, ces annonces «témoignent de la cohérence, de la stabilité et de la pérennité de la stratégie à long terme, tandis que la résilience et la rigueur de l’entreprise permettent de proposer un retour aux actionnaires plus élevé à court terme».
A lire aussi : TotalEnergies mise sur la continuité de sa gouvernance jusqu’en 2030
Hausse de la production d’hydrocarbures jusqu’en 2035
Le groupe a surtout bénéficié de l’envolée des cours du pétrole depuis le début de l’année, avec un bénéfice net en hausse de 72% au premier semestre sur un an.
S’il reste difficile de prévoir l'évolution des cours au-delà de la crise actuelle dans le détroit d’Ormuz, TotalEnergies anticipe toujours une croissance de la demande d'énergie et de sa propre production au cours de la prochaine décennie.
A l’horizon 2030, il a confirmé vouloir faire progresser sa production de pétrole et de gaz de 3% par an. Cette croissance devrait ensuite légèrement ralentir mais se maintenir dans une fourchette de 2% à 3% par an jusqu’en 2035, a précisé le groupe lundi.
A lire aussi : TotalEnergies poursuit ses rachats d'actions après avoir augmenté ses bénéfices
TotalEnergies entend par ailleurs conserver un rythme de croissance de sa production d'électricité de 10-12 térawatt-heures par an jusqu’en 2035, «en tirant parti de sa plateforme et de son pipeline dans les énergies renouvelables et en développant des projets flexibles (gas-to-power et batteries) aux Etats-Unis et en Europe». L'électricité devrait ainsi passer de moins de 10% environ du mix énergétique de la compagnie aujourd’hui, à 20% en 2030 et 25% en 2035.
«Cette croissance de nouvelles productions relutives en cash-flow se traduira par une forte augmentation du free cash-flow d’environ 10 milliards de dollars entre 2025 et 2030 à même environnement de prix [le groupe table sur un cours du Brent de 60 à 70 dollars le baril, ndlr], soit une augmentation de plus de 4 dollars par action», a indiqué TotalEnergies.
Les dépenses d’investissement seront quant à elles maintenues dans une fourchette de 14 milliards à 17 milliards de dollars par an entre 2027 et 2032, ce qui devrait aider à conserver un ratio d’endettement inférieur à 10%.
Les dirigeants de TotalEnergies détailleront ces objectifs lors d’une journée investisseurs prévue lundi à New York.
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