Stellantis monte au capital d’ACC qui lève 4,4 milliards d’euros auprès des banques
Automotive Cells Company (ACC), la coentreprise spécialisée dans les batteries pour véhicules électriques des entreprises Stellantis, Mercedes-Benz et Saft-TotalEnergies, a indiqué lundi avoir obtenu un financement bancaire d’un montant de 4,4 milliards d’euros destiné à accélérer sa production en Europe. ACC avait déjà indiqué vendredi être en négociations afin de financer son expansion en Europe.
«Cette opération permettra d’accélérer le développement d’ACC et de conforter sa position d’acteur-clé de l’industrie des batteries équipant les véhicules électriques à haute performance et à faible émission de carbone», a indiqué la coentreprise dans un communiqué.
Ce financement doit permettre à ACC de lancer la construction de trois gigafactories de production de cellules de batteries lithium-ion en France, en Allemagne et en Italie, et de soutenir sa R&D. La coentreprise dispose déjà d’un bloc de production en opération en France, sur le site de Billy-Berclau Douvrin.
Cette levée de dette est entièrement garantie par un consortium de banques commerciales, BNP Paribas, Deutsche Bank, ING, Intesa Sanpaolo et soutenue par Bpifrance, Euler Hermes et la SACE.
Modification du capital
Les trois membres de la coentreprise vont par ailleurs injecter des liquidités dans ACC via une prochaine augmentation de capital qui modifiera le poids de chacun dans l’entité. D’ici à la fin mars 2024, «Stellantis détiendra 45% des actions d’ACC, Mercedes-Benz 30% et Saft 25%», indique la société dans un communiqué, alors qu’ils étaient précédemment à parité, avec un tiers chacun.
Stellantis et Mercedes-Benz, «en tant que principaux actionnaires et clients des modules de batteries d’ACC», prévoient en outre d’augmenter leur participation progressivement. De son côté, la filiale de TotalEnergies «s’engage à poursuivre sa collaboration avec ACC, en tant qu’actionnaire à long terme et en apportant son savoir-faire technologique».
A lire aussi: La France mise 3 milliards d'euros sur la gigafactory de STMicroelectronics et GlobalFoundries
Plus d'articles du même thème
-
Stellantis et Dongfeng relancent leur coentreprise chinoise DPCA
Si l'accord concerne à ce stade le seul territoire chinois, il pourrait être le prélude à un autre partenariat en Europe où Stellantis cherche des solutions pour certaines de ses usines confrontées à des surcapacités. -
BofA clame sa prudence sur Renault et Stellantis
La banque américaine déclasse les deux groupes automobiles. Elle s'alarme de la concurrence venue de Chine pour l'automobile européenne et réduit avis et objectifs sur les deux titres de la cote parisienne. -
La France creuse le sillon de la souveraineté dans les terres rares
Bâtir une société électrifiée nécessite un approvisionnement massif et sécurisé en terres rares et minéraux critiques. Le gouvernement a décidé de soutenir financièrement la production de ces matières premières, notamment en France, et d’assurer les débouchés de la filière auprès des secteurs qui les consomment.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
Franklin Templeton dévoile quatre ETF sectoriels américains
- BPCE, Crédit Agricole SA et le Crédit Mutuel comptent 161 banquiers millionnaires
- Atos joue gros avec un refinancement à 1,25 milliard d’euros
- BofA clame sa prudence sur Renault et Stellantis
- Eric Larchevêque fait machine arrière sur son projet de «bitcoin treasury company»
- Wero pousse les feux sur son application
Contenu de nos partenaires
-
Printemps franco-algérienDZ mafia, coopération judiciaire et Christophe Gleizes au programme de la visite de Gérald Darmanin à Alger
Le garde des Sceaux entend « revenir avec des informations et des noms » de profils dangereux du narcotrafic qui se sont mis à l'abri en Algérie -
Ezzedine al-Haddad, chef de la branche armée du Hamas, a été tué lors d’une frappe israélienne
Samedi 16 mai, Israël a indiqué avoir tué, vendredi, par une frappe ciblée, Ezzedine al-Haddad, chef de la branche armée du Hamas et l’un des responsables de l'attaque du 7-Octobre -
L’Iran affirme discuter avec des pays européens pour franchir le détroit d’Ormuz
« Des [pays] Européens ont entamé des négociations avec la marine des gardiens de la révolution » pour traverser le passage, a indiqué la télévision d’État iranienne. Les noms des pays concernés n’a pas été précisé et, pour l’heure, aucun pays européen n’a confirmé cette déclaration de Téhéran