Gare aux déceptions sur la « tech » américaine
Semaine à haut risque pour les valeurs technologiques américaines et plus largement pour la Bourse de New York. Les géants du secteur s’apprêtent à dévoiler dans les tous prochains jours leurs résultats du premier trimestre. Alphabet, la maison mère de Google, Microsoft et le fabricant de puces Intel ouvriront tous les trois le bal dès jeudi. Pour découvrir les performances d’Apple, première capitalisation boursière au monde, et de Facebook, il faudra patienter jusqu’à la semaine suivante.
Les attentes sont particulièrement élevées pour ce premier trimestre. Le consensus FactSet des analystes financiers espère une croissance moyenne des bénéfices de 13,7% sur un an. C’est nettement plus que les 10% du dernier trimestre 2016, qui marquaient déjà une forte accélération des anticipations.
Or, on sait à quel point les performances de Google, Apple et consorts pèsent lourd dans la cote aux Etats-Unis. Les valeurs technologiques représentent 22% de l’indice S&P 500, loin devant les banques. Elles ont surtout contribué à la moitié des gains de Wall Street cette année, avec une progression de 12% depuis le 1er janvier, contre à peine 5% pour l’indice boursier américain.
La semaine dernière, IBM a appris ce qu’il en coûte de publier des revenus inférieurs aux prévisions. L’action de Big Blue a plongé de plus 6% en séance, détruisant 10 milliards de dollars de valeur en quelques heures. Un dur retour à la réalité pour le groupe, qui avait gagné jusqu’à 20% en Bourse dans les semaines ayant suivi l’élection de Donald Trump. Attention, donc, aux déceptions éventuelles du côté de Google ou d’Intel.
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